Cette musique est arrivée au pays avec les jamaïcains à la fin du 19ème siècle. Le décret émit reconnait la contribution du rythme à la culture afro de Limón.

MONSERRATH VARGAS L. movargas@nacion.com

Un rythme joyeux et contagieux qui invite celui qui l'écoute à se mettre en mouvement. Tel est le calypso, genre musical arrivé au pays à la fin du 19ème siècle et que la caraïbe costaricaine a désormais dans la peau.

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Walter Ferguson et le groupe Calipsonian sont les représentants du calypso, reconnu pour sa contribution à la reichesse multiculturelle de la Caraibe du pays.

Sa critique sociale arrosée d'humour et son apport à la l'identité et à la culture afro de Limon lui ont permis de devenir depuis le 12 décembre dernier une “importante expression du patrimoine culturel immatériel afrodescendant du Costa Rica”.

Ce titre lui a été attribué par le décret exécutif Nº 37418-C, publié dans le journal officiel La Gaceta.

L'information a rempli de joie des personnages comme Manuel Monestel, Walter Ferguson et Reynaldo Kenton, aussi connu sous le nom de Shanty, qui ont marqué le calypso, un genre musical introduit par les immigrants jamaïcains et qui est devenue l'expression musicale et culturelle des habitants de la province de Limón.

Pour Monestel, cette reconnaissance est importante car  “un décret de ce type contribue très fortement à rendre visible, tout d'abord la culture de Limón, et évidemment, l'importance du calypso comme forme musicale qui répond à des processus historiques culturels qui sont costaricains ”, explique le musicien et chercheur culturel, responsable du groupe Cantoamérica.

Selon Walter Ferguson, ou Mr. Gavin, autre nom sous lequel on connait le roi du calypso au Costa Rica, cette reconnaissance est une occasion de faire connaitre la musique qui l'a accompagné durant presque toute sa vie.

“Il y a des jeunes qui grandissent, qui veulent savoir ce qu'est le calypso. J'ai envie qu'ils reçoivent cet enseignement”, affirme le calypsonien de 93 ans.

Ce genre n'est pas seulement de la musique, de l'art, c'est aussi une forme de vie : “c'est notre culture, ce que nous mangeons, ce que nous faisons au quotidien”, assure  Reynaldo Kenton.

Le décret à son avis est un événement joyeux: “On nous a un peu oublié nous les musiciens. Avec cela, nous allons nous faire connaitre un peu plus, et cela me réconforte”, ajoute-t-il.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.nacion.com/2012-12-13/AldeaGlobal/Calipso-limonense-es-declarado-patrimonio-cultural-inmaterial.aspx