Par Kirsty Oswald, medwireNews Reporter

Les Africains américains atteints du cancer du rectum attendent plus longtemps pour le traitement et sont moins susceptibles de recevoir une chimiothérapie adjuvante que leurs homologues non africains-américaines, comme le démontrent les résultats d'une étude.

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Cependant, les résultats cliniques des patients africains-américains n'ont pas semblé être affectés par cette disparité.

"Les Africains Américains et les Blancs avaient les mêmes caractéristiques socio-démographiques, la même gravité de la maladie, la même qualité du traitement et les mêmes résultats de santé dans cette étude, ce qui semble appuyer l'hypothèse selon lsquelle les mêmes traitements conduisent aux mêmes résultats," indiquent Stanley Liauw (Université de Chicago, Illinois, Etats-Unis) et ses collègues.

L'étude incluait 146 patients, dont 18% étaient des africains américains ayant subi une chirurgie curative de l'adénocarcinome rectal.

Tous les patients ont bénéficié d'une chimiothérapie préopératoire suivie d'une résection antérieure basse ou amputation abdomino-périnéale. Ils ont été traités dans l'un des deux centres universitaires qui offrent des ''accès égaux'' aux traitements à la population.

Les patients africains-américains étaient plus susceptibles de présenter une stadification favorable de la maladie, avec seulement 33% se trouvant au stade III ou supérieur, contre 50% des non-africains Américains.

Cependant, les  patients Africains-américains attendaient beaucoup plus longtemps après le diagnostic avant le début du traitement que les patients non-africains-américains, avec une durée moyenne de 45 jours contre à 35 jours. Ils attendaient également beaucoup plus longtemps entre la fin de la chimioradiothérapie et la réalisation d'une chirurgie.

De plus, les patients africains-américains étaient significativement moins susceptibles de recevoir une chimiothérapie adjuvante que les patients non-africains-américains, à un taux de 58% comparativement à 89%.

Malgré ces inégalités de traitement, les Africains-Américains n'étaient pas davantage susceptibles que les non-Africains-Américains de vivre une récurrence de la maladie durant le suivi médian de 34 mois après la chimioradiothérapie.

Les auteurs affirment que leurs conclusions indiquant des inégalités de traitement sont surprenants, étant donné que tous les patients étaient traités dans des centres universitaires de haute qualité par le même groupe de médecins.

"Nous sommes encouragés par la stadification à un niveau moins élevé et par l'égalité des résultats pour les patients africains- américains dans cette étude'', écrivent Liauw et ses collègues dans la revue American Journal of Clinical Oncology.

"Toutefois, des études supplémentaires sont nécessaires pour explorer les raisons sous jacentes expliquant les retards dans la thérapie et dans les taux plus faibles de chimiothérapie adjuvante pour les patients africains-américains et notre groupe poursuit activement ses recherches dans ce domaine."


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traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.news-medical.net/news/20121212/Africane28093American-rectal-cancer-patients-wait-the-longest-for-treatment.aspx