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La Commission de Développement Social de la Chambre des Députés a approuvé un projet du caucus 'frenteamplistas', pour que l'État réserve  8% des postes vacants aux afrodescendants, en vue de pallier à  “discrimination historique”.

Le projet observe dans son premier chapitre que les afrodescendants du pays ont été victimes  “de la discrimination raciale et de la stigmatisation depuis l'époque de la traite et du traffic esclavagiste”, raison pour laquelle il est estimé que certains palliatifs peuvent être considérés comme  “un acte de réparation de la discrimination historique reconnue ”.

Le député socialiste Julio Bango, un des rédacteurs du projet, explique que le total des afrodescendants dans la population national est de 8%, ce qui explique le fait que ce pourcentage de leur présence dans l'administration publique apparaisse comme étant adéquat.

En Uruguay, 50% des afrodescendants sont dans une situation de pauvreté et on estime à 70% le pourcentage de ceux qui sont rejettés lorsqu'ils recherchent un emploi dans le secteur privé. Le taux de chômage, situé à 6,7%, atteint 14% chez les afrodescendants, la majorité desquels vivent à Artigas, Rivera, Salto, et Tacuarembó.

L'accès de 8% d'afrodescendants dans l'administration publique se réalisera sur une période de 10 ans, étant entendu que  “cet avatage pourrait se perpétuer et qu'il y aurait des personnes appartenant à d'autres races qui pourraient ne pas y accéder”, explique le député Bango. Parallèlement des quotas seront établis pour les bourses d'étude et on envisage de modifier la Loi des Investissements ( Ley de Inversiones) de manière à ce que les entreprises employant des afrodescendants accèdent à des exonération tributaires.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com