Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 
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(The Root) -- La thématique cette semaine du Sommet Leon H. Sullivan en Guinée équatoriale est "Africa Rising", mais la conversation sur l'amélioration, l'innovation et la croissance ne se limite d'aucune façon au continent. Elle s'étend à des personnes d'ascendance africaine à travers le monde, une Diaspora que l'Union africaine a en 2005 considéré comme la ''sixième région de l'Afrique."

Et certains veulent les habitants de cette ''région''- les Noirs aux États-Unis, dans les Caraïbes et partout ailleurs où ils pourraient vivre - puissent vivre et travailler dans les pays africains avec tous les droits et privilèges de ceux qui y sont nés.

La question de la création d'une plate-forme continentale de double citoyenneté a animé les conversations pendant toute la conférence, avec la session plénière de mercredi "The Return of the Diaspora" ("Le retour de la diaspora") qui a regroupé des leaders du gouvernement, du milieu académique et des affaires pour discuter de cette proposition, en plus de "where the greatest synergies between Africa and the Diaspora have been shared." ("Là où les plus grandes synergies entre l'Afrique et de la diaspora ont été partagés. ")

 

Pour Khamis Suedi Kagasheki, le ministre tanzanien des ressources naturelles et du tourisme, qui a expliqué que la législation sur la double nationalité est '' en suspens au Parlement" dans son pays, elle ne sera pas votée assez tôt. Même s'il prédit qu'une loi sur la résidence permanente passera avant, Kagesheki porte déjà un regard particulier sur les Africains-Américains -  pas seulement en tant que vacanciers, mais comme des citoyens investisseurs dans une industrie touristique florissante. Pourquoi? À cause de nos immenses richesses (en termes globaux).

''Je me souviens avoir lu un article qui disait que les Africains-Américains aux États-Unis, s'ils étaient constitués en tant que pays, pourraient presque représenter la 16ème plus importante économie au monde. Je pense que cela veut dire beaucoup quant à ce qui est disponible dans les mains et en termes de pouvoirs des Africains-Américains et ce qui pourrait être fait en Tanzanie s'ils pouvaient opérer ici en tant que citoyens'', indique-t-il à The Root.

Kagesheki, qui a aussi parlé de long en large de développement et d'opportunités pour l'entrepreneuriat en Tanzanie, a un argumentaire prêt pour les  Africains-Américains, pour quand et si une politique de double nationalité est mise en œuvre dans son pays. ''Au bout du compte, je pense que nous sommes nés de la même racine," dit-il. ''Nous attendons impatiemment le jour où cela apportera quelque chose de significatif. J'ai tendance à croire que le monde de demain se trouve véritablement en Afrique ... Je pense que le temps est venu."

Jenée Desmond-Harris est une rédactrice de The Root. Suivez-la sur Twitter.

http://www.theroot.com/buzz/does-africa-want-us-back