RUBÉN DARIO ÁLVAREZ P. - EL UNIVERSAL CARTAGENA

Le Conseil du Travail Afrocolombien (Consejo Laboral Afrocolombiano ) a été lancé à Cali devant des travailleurs et syndicalistes de la Caraibe colombienne, de Valle del Cauca et du Chocó.


Le syndicat en question, dont l'idée est née à Cartagena, a pour objectif de travailler à l'intérieur des différents syndicats qui opèrent dans le pays, mais en s'occupant exclusivement de la situation d'emploi de l'ethnie afrocolombienne.

Le président national de l'Union Portuaire, Javier Marrugo Zambrano, un des créateurs de l'initiative, aindiqué que cette idée était née lorsque les membres de ce syndicat avaient pris connaissance de l'expérience de pays comme le Brésil et les États-Unis, où chaque syndicat compte un sous groupe qui se consacre à la protection des professionnels noirs.

Précisément, une des interventions les plus applaudies de l'événement fut celle de l'activiste social nord-américains Harold Rogers, qui a raconté que, il y a plus de 40 ans, lorsque les noirs des États-Unis ont réussi à faire respecter leurs droits civils, ils ont intégré les différentes instances de travail qu'offrait le pays, mais avec le temps, ils se sont rendus compte que les syndicats travaillaient pour les droits des travaileurs blancs. Ce qui a amné les activistes noirs à penser à la création de la CBTU ( Coalition of Black Trade Unionists Coalition des Syndicalistes Noirs des États-Unis) pour travailler, au sein des syndicats, en faveur des professionels de cette ethnie.


Concernant le financement, le conseil créé en  Colombie reçoit le soutien de la CBTU, ainsi que celui du Centre de Solidarité Syndical ayant son siège en Colombie, a indiqué Javier Marrugo.

Conseil décentralisé

Il a également ajouté que cette idée a mené à une révision préalable de la situation d'emploi des afrodescendants en Colombie, ce qui a conduit à se rendre compte que la majorité sont externalisés ou sous-traitants. C'est-à dire qu'ils arrivent à entrer dans le processus d'emploi par le biais de bourses d'emploi, coopératives, entreprises de services temporaires ou out sourcing.

De telle sorte que la création du conseil tendrait à faire que dans chaque entreprise ayant un syndicat, la population noire liée devra avoir sa propre organisation, avec ses dirigeants et faire ses contributions respectives pour le soutien.

Il a cependant précisé qu'il ne s'agit pas de favoriser une compétence parallèle ou de créer un agenda en dehors des syndicats qui existent actuellement, mais de créer un agenda commun qui permette de discuter et de créer des voies pour améliorer la situation d'emploi des afrocolombiens.

Il a indiqué que le conseil en question travaillerait main dans la main avec les diverses organisations afrocolombiennes, qui historiquement ont produit un travail important dans différents aspects, mais qui ont accordé peu d'espace à la partie emploi.

Action conjointe

Pour que le conseil se mette au travail, Javier Marrugo explique qu'un agenda commun doit se faire, incluant tous les travailleurs afrodescendants du pays, des professionnels universitaires, en passant par les dockers, les coupeurs de canne, les travailleurs des mines, des palmeraies à huiles et la main d'oeuvre du secteur agroindustriel entre autres.

Le conseil devra constituer une équipe de travail national et régionale dans laquelle seront représent.s diverses composantes : syndicats, organisations afrodescendantes et académie, composée d'universités et de centre de recherche aussi bien privés que publiques.

L'autre composante sera l'État, par le biais de ses ministères du Travail, de l'Intérieur, le procureur, la Présidence et la Vice-Présidence de la République, qui ont des programmes très concrets sur le sujet.

De même, le syndicaliste a indiqué comment la participation des médias était capitale, car, selon luim à cette occasion, l'idée n'est pas de se prononcer à travers des feuilles volantes ou toute autre auxquelles les médias sont habitués dans le milieu syndical, mais à travers les réseaux sociaux et tout ce qu'offre la technologie communication.

Les dirigeants afrodescendants qui ont pris part è l'événement ont ont mis une emphase notable sur l'environnement de travail dans les banques et ont indiqué que la situation est la même dans toutes les villes colombienne ayant une présence de population afrodescendante: les travailleurs noirs ne sont embauchés que pour des emplois d'hygiène et dans la messagerie, mais jamais comme caissiers, gérants ou conseillers...etc.


Oscar Gamboa, directeur du Programme Présidentiel pour les affaires Afrocolombienne s'est montré  enclin à collaborer à partir de son instance pour permettre la mise en marche du conseil, puisque une initiative comme celle là n'existait pas dans son Programe pour le Développement Intégral de la Population Afrodescendante, Raizal et Palenquera. 

DES AVIS


AQUILINO CUESTA

Ce qui prime ce soit être la formalisation des conditions d'emplois, car c'est à ce niveau que la majorité de nous, les travailleurs noirs sommes floués. On ne nous paye même pas le minimum.

LUIS LUCUMÍ

Ce conseil est très important, car il permettra d'intégrer de nombreuses personnes qui sont hors du système d'emploi colombien.

ALFONSO ZUS

Cela me semble bien, parce que ici, on ne recherche pas le bien-être des dckers qui n'ont pas de contrats, pas de bon salaire et aucune sécurité sociale.

JUAN RENTERÍA

Ce conseil arrive à la bonne heure. Ce qu'il y a d ebien en plus, c'est qu'il considère des secteurs vulnérables comme les docker, le coupeur de canne, les mères cheffeS de famille et les travailleurs des bananeraies de l'Urabá.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com