Pour ceux parmi nous qui ont la passion de l'Afrique, peut-être actuellement le développement le plus rafraîchissant dans les nouvelles, c'est le fait que de nombreuses femmes africaines reprennent peu à peu confiance en leur beauté naturelle, et rejettent finalement totalement la "beauté artificielle". Beaucoup de dames africaines disent bye-bye aux perruques étrangères, aux défrisants et aux cosmétiques éclaircissants, qui sont perçus comme étant dangereux pour la peau.

 

  

 

En Février 1994, la Food and Drug Administration (FDA) et l'American Cancer Society ont publié une étude épidémiologique impliquant 573.000 femmes. Les chercheurs ont découvert que les femmes noires n'ayant jamais utilisé les défrisants permanents présentaient un risque réduit pour tous les cancers mortels combinés, ainsi que des cancers du système urinaire.

 De même, une révélation choquante récemment faite prévient que "plusieurs des produits de soins capillaires sur le marché affectent la capacité des femmes noires à avoir des enfants. Par conséquent, les femmes qui utilisent régulièrement ces produits chimiques et cosmétiques, ont un risque trois fois plus élevé d'avoir des fibromes ''

 

Peut-être est-ce cela qui explique que le cancer, l'infertilité et les fibromes deviennent de plus en plus fréquents dans la vie de nombreuses femmes africaines autant en Afrique qu'à l'étranger.

C'est donc une bonne nouvelle que les femmes noires à travers le monde prennent peu à peu conscience des risques évoqués précédemment. C'est ce qui explique de  toute évidence que de nombreuses campagnes tentent actuellement d'encourager les femmes noires à conserver leurs cheveux naturels et à ''revenir au naturel" afin de pouvoir s'épargner les risques de cancer et beaucoup d'autres conséquences plus terribles.

 Les Campagnes de promotion des cheveux naturels deviennent virales

Il est désormais confirmé que, les campagnes  "Black is Beautiful'' et ''No More chemicals " qui ont été récemment lancées sur les différents réseaux sociaux sont toutes devenues virales.

 De Facebook à Twitter, YouTube, en passant par Google, beaucoup de femmes africaines embrassent de plus en plus l'idée de revenir au naturel, une avancée qui a été plébiscitée comme un pas dans la bonne direction.

   En choisissant de revenir au naturel, les femmes africaines envoient désormais un message fort au monde, indiquant qu'elles en ont finalement assez de tous ces produits chimiques et cosmétiques qui ont provoqués chez elles d'innombrables cancers et des problèmes liés à la reproduction. C'est également une indication qu' enfin, les jours du ''complexe d'infériorité'' chez les femmes noires sont désormais comptés.

 Alors que les campagnes 'black is beautiful' et ‘no more chemicals’ prendront de l'ampleur de jour en jour,  toute dame africaine que l'on observerait encore à danser au rythme de la « beauté artificielle » sera perçue comme étant probablement l'une de celles qui ont encore besoin d'aide pour surmonter le "complexe d'infériorité".

 "Il n ' y a rien de plus beau que la femme africaine naturelle (sans produits chimiques). Les femmes africaines doivent abandonner leur complexe d'infériorité et garder leurs cheveux naturels, leur couleur de peau naturelle et bien sûr leur mode africaine naturelle. Ce sont les meilleures façons de garder notre fierté en tant qu'Africains ", suggère un commentaire sur twitter.

 Récemment, dans un article intitulé: “No More Chemicals: More Black Women Choosing to Go Natural”, l'auteure fait quelques merveilleuses révélations sur les raisons pour lesquelles de nombreuses femmes noires ont finalement décidé de retrouner au cheveu naturel. Elles ont découvert le danger qui accompagne l'usage de ces produits chimiques pour l'entretien de leurs cheveux et de leur peau.

 ''J'étais enceinte et je savais que tout ce tout ce que je mettais sur mon corps allait au bébé," indique Jimmere, une femme de 29 ans qui s'est désormais réveillée.

''Les femmes partagent l'information sur Twitter, Yout ube, LinkedIn, Facebook, partout. C'est infini'', explique Espy Thomas, une habitante de Détroit âgée de 31 ans, et qui, avec sa soeur Jennifer qui elle en a 29, accueillent périodiquement des 'natural hair meet-ups' ,- rencontres pour femmes aux cheveux naturels - qui attirent des centaines de femmes, explique l'article-.

 La partie la plus importante du rapport a suggéré ce qui suit:

 "'De plus en plus de femmes noires choisissent de porter leurs cheveux naturels et de cesser d'utiliser des défrisants''.

 Cette révélation était au départ contenue dans un rapport de 2011 de Mintel, qui suggérait que entre 2006 et 2011, les ventes de kits de défrisage ont chuté de façon drastique de 17%, un montant qui se traduit en plusieurs millions de dollars américains. La tendance  "devrait se poursuivre," concluait le rapport.

 Dans une interview avec des étudiants de l'Université d'Abuja, (Nigeria) Ufuoma, une dame dans la vingtaine a fait le commentaire suivant:

 Je ressens beaucoup de honte quand je vois mes soeurs / mes compatriotes femmes nigérianes qui essayent de ressembler à des femmes d'Asie ou d'Amérique, particulièrement avec ses fausses perruques ici sur le campus. À mon avis, ces femmes africaines souffrent simplement d'un complexe d'infériorité. Elles ne semblent pas comprendre que la femme africaine est beaucoup plus belle dans sa forme naturelle, et même plus respectée par les vrais hommes ici dehors. C'est pour cette raison que moi et un couple d'amis nous sommes donnés le défi de mener cette campagne ici à Abuja.

Une autre femme dans la trentaine, qui s'est identifiée sous le nom d'Uche, a fait le commentaire suivant:

 Pour être honnête, même si je n'aime pas l'idée que certaines femmes africaines utilisent les défrisants et les perruques pour illustrer leur confiance, je crois que cette tendance est le résultat des impressions qu'elles reçoivent en regardant la télé, des films et tous ces défilés de mode étrangers Où de tels produits leurs sont présentés comme étant la mode/beauté «moderne» . Nous avons grandement besoin de quelques institutions qui mettront la pression sur les médias pour éduquer notre peuple parce que nous sommes Africains et «ils» ne le sont pas. Je pense que ce serait une bonne idée de montrer nous aussi notre beauté naturelle africaine au reste du monde. Peut-être que si nous le faisons, ils voudraient également s'habiller comme nous.

  Lorsque on a demandé son point de vue,  Emeka, créateur de mode et vedette de cinéma au Nigeria a expliqué ceci :

 

Être un créateur de mode en Afrique était habituellement un très grand défi parce que le problème n'était pas seulement au niveau des femmes. En fait, beaucoup de nos hommes en particulier les politiciens n'ont jamais aimé s'habiller à «l'africaine». C'est très surprenant de toujours voir les hommes en costumes et cravates 'avec de gros manteaux, malgré le temps chauds en Afrique. Cependant, je dois admettre que si ce scénario est fréquent dans d'autres pays africains, ici au Nigeria, nos politiciens s'habillent à la nigériane. Je n'ai jamais vu un président nigérian porter un costume, mais ils portent plutôt la tenue Nigériane, même quand ils vont en voyage à l'étranger. Nos mères aussi aiment s'habiller comme les femmes africaines. Le problème majeur a toutefois à voir avec la jeunesse. Peut-être beaucoup d'entre eux ont copié aveuglément la mode étrangère: une indication claire que l'industrie du cinéma doit réagir.

La bonne nouvelle pour nous les peuples africains, c'est que cette révolution se présente au moment le plus approprié. Heureusement, l'Union africaine a récemment déclaré une décennie de l'autonomisation des femmes. Dans le même temps, l'UA elle-même est actuellement menée par le Dr Dlamini-Zuma, une femme africaine fière, dont la fierté Africaine se reflète dans son amour pour la mode africaine traditionnelle.

 

Il y a aussi beaucoup de respectables femmes leaders comme Son Excellence Mme Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du Libéria. J'appelle ces  nobles femmes de l'Afrique à s'impliquer directement et à mener la révolution, de manière à pouvoir s ensemble libérer les esprits de chaque femme africaine, particulèrement les jeunes, pour qu'elles soient fières de leur beauté naturelle, et à présenter la mode africaine qui reflète les normes et les valeurs africaines.

 

Le moment est propice pour que les femmes africaines se libèrent et commencent leur voyage avec des cheveux naturels en bonne santé. Cela nous permettra de créer une image positive de l'identité africaine pour le monde extérieur, qui les amènera à visiter l'Afrique, à faire l'expérience de nos valeurs et  à apprécier notre beau continent.

 

Le Project Pan-Africa (PPA) sera disposé à coopérer avec toutes les parties prenantes, à cet égard.

 

Vive la femme africaine naturelle!

 Vive la Révolution pan-africaine!

 Vive la mère Afrique!

  Honorable Saka

 

L'auteur est un analyste politique des affaires africaines, et un commentateur social bien connu  en Afrique. En tant que  panafricaniste engagé, il cherche actuellement à établir le ''Projet Pan-Africa" (PPA) pour créer une révolution mentale à travers l'Afrique pour la liberté de l'Afrique. Il est le rédacteur en chef de "The Doctor Rapport", votre source la plus fiable d'analyse critique sur les questions africaines. S'il vous plaît visitez son blog à l'adresse: http://www.honourablesaka.blogspot.co.uk et lui envoyer un courriel à: honourablesaka@yahoo.co.uk.

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.africanglobe.net/featured/perfect-scenario-african-womenset-natural/