Kingston, 1 ago (PL) La première Ministre Jamaicaine  Portia Simpson Miller a appelé ce mercredi à actualiser l'émancipation de la Caraibe et à se souvenir de l'effort pour l'indépendance des ancêtres pour contribuer aujourd'hui à "l'effervescence mondiale des libertés ".

 Lors d'une cérémonie célébrée ce mercredi à l'occasion des 179 ans de la fin de l'esclavage dans les Caraïbes Anglophones, Simpson Miller a affirmé que son pays rejetterait toute sorte d'oppression, qu'elle soit nationale ou étrangère.

"Nous ne tolérons l'oppression non seulement dans notre patrie, mais nous ne tolérons pas non plus l'oppression à l'étranger", a-t-elle indiqué.

Dans son discours rempli de métaphores et d'allusions aux symboles et aux héros de l'histoire nationale, la chef du Gouvernement a souligné l'importance pour le pays des célébrations de la Journée de l'Émancipation en cette année  2012, alors que son pays atteint 50 ans d'Indépendance et que l'on fête les 125 ans de la naissance du patriote Marcus Garvey.

La coïncidencce de ses dates mémorables et d'autres nous donne l'occasion de comprendre la relation entre la colonisation et les luttes de libération. Il n'y aurait pas eu d'indépendance politique en Jamaïque sans l'émancipation et nous ne pourrions parler de la conscience du noir sans la défense implacable de Garvey, a-t-elle soutenu.

Après des années de lutte, ce n'est que le 6 août 1962 que la Jamaïque a obtenu son indépendance et avec elle, la possibilité de choisir un gouvernement autonome (même si le pays demeure une monarchie constitutionnelle).

La veille, le gouvernement de la Jamaïque avait annoncé que les programmes d'enseignement dans les écoles primaires inclueraient désormais une matière sur la pensée de Garvey, indépendentiste et combattant pour les droits des afrodescendants (qui fut le fondateur de l'Association Universelle Pour l'amélioration de l'Homme Noir).

Les célébrations de ce mercredi rappellent la signature de l'acte qui a éliminé l'esclavage dans toute les colonies du Royaume Uni et qui se produisit le 1er août 1833.

Ce document octroya la liberté uniquement aux esclaves mineurs de 6 mois, tandis que le reste des esclaves continuèrent à travailler pour leurs propriétaires pendant des années.

De plus, la domination anglaise créa une nouvelle forme de vassalisation, dans laquelle les anciens esclaves étaient obligés de travailler plus de 40 heures par semaine et à vivre dans des conditions infrahumaines.

 

 

Même si Trinidad et Tobago, les Bermudes, la Barbade, Guyana et la Jamaïque commémorent l'anniversaire ce 1er août,  Anguila, les Ïles  Turques-et-Caïque et les Îles Vierges Britanniques le feront lundi prochain.

ls/lio

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

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