Par Laura Bonilla

O ex-presidente Lula discursou nesta quinta-feira (3), em evento do Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social (BNDES). Ainda se recuperando do tratamento contra o câncer na laringe, Lula disse esperar não ter “desaprendido a falar”. “Faz sete m (Foto: Bernardo Tabak/G1)Les grandes entreprises brésiliennes, qui eurent comme illustre représentant l’ancien président Lula,  ont promis d’investir davantage et de promouvoir le transfert de technologie pour solder la  "dette de solidarité" que le Brésil, pays comptant la plus importante population afrodescendante,  a envers le continent le plus pauvre de la planète.

"Le Brésil doit commencer à payer la dette de solidarité que nous avons envers l’Afrique", a déclaré Lula jeudi dernier, qui durant son administration de 2003 à 2010 a donné une grande impulsion aux relations avec le continent, dans son premier discours public depuis qu’il a été diagnostiqué d’un cancer du larynx en Octobre.

Le Brésil, sixième plus grande économie au monde, "n’est aussi fort qu’il l'est aujourd’hui que parce que pendant les plus de 300 ans d'esclavage, nous avons profité de la sueur et du sang de millions d'Africains," a-t-il rappelé.

Un à un, les présidents des plus grandes  entreprises publiques et privées brésiliennes, de Petrobras et Vale à Odebrecht et BTG Pactual ont répondu à la convocation de  Lula, en promettant davantage d’investissements en Afrique lors d’un séminaire organisé par la BNDES (banco nacional do desenvolvimento- Banque Nationale du Développement), qui, pour sa part, leur a garanti le financement.

Même s’ils ont tous reconnu que le chemin à parcourir reste long, les bonnes nouvelles sur l'Afrique se sont accumulées dans les discours, marquant la différence par rapport à la fin des années 90, quand 11 guerres ravageaient le continent.

"C’est gratifiant de savoir que le PIB du continent a connu des croissance importants au cours des 10 dernières années et doit croître d’environ 6% en 2012. Ce qu’on appelle la classe moyenne en Afrique dépasse déjà les 300 millions de personnes. Que le nombre de jeunes dans les écoles et universités augmente. Que plus de 430 millions d'Africains utilisent un téléphone portable, " a lancé Lula, qui a exhorté les entrepreneurs à investir dans l'énergie et l'agriculture.

Carlos Lopes, nommé en Mars la tête de l'ONU Commission économique pour l'Afrique, a noté pour sa part que " cette année, la Libye aura une croissance du PIB de 76%, la Sierra Leone, 35%, et le Congo, l'Angola et le Mozambique taux auront croissance à deux chiffres. "

Carlos Lopes, nommé en Mars dernier chef de la Commission Économique de l’ONU  pour l'Afrique, a rappelé pour sa part que "cette année, la Libye aura une croissance de 76% du PIB, la Sierra Leone 35%, et le Congo, l'Angola et le Mozambique auront également des taux de croissance à deux chiffres. "

"Les opportunités d'investissement en Afrique sont extraordinaires", estime le président de la BNDES, Luciano Coutinho.

Coutinho suggère d'explorer des investissements dans l'agriculture et dans l'énergie, mais aussi dans le transport, la technologie, l'équipement agricole, les télécommunications, la pétrochimie, l'automobile, les services bancaires et les produits pharmaceutiques.

Il souligne qu'il existe un manque de financement, et que, pour cette raison, la BNDES garantit son "engagement en tant que banque nationale à aider et à consolider ce défi."

Les entrepreneurs brésiliens ont manifesté leur intérêt à continuer la  compétition avec la Chine pour les ressources minérales et les marchés de l'Afrique, mais ils assurent que ce sera fait d'une manière durable et avec responsabilité sociale.

André Esteves, président de BTG Pactual, acteur principal du secteur au Brésil, a annoncé lors du séminaire la création d’un fonds d'investissement d'un milliard de dollars destiné à l'Afrique, soit le plus important au monde pour ce continent.

"C’est une preuve de l’énorme confiance du Brésil en cette  région du monde", a déclaré Esteves.

"L'Afrique est un nouveau marché exceptionnel", a assuré le président de Petrobras, Grace Foster, tout en demandant des progrès dans les cadres de réglementation nationaux "pour continuer à investir." Actuellement, Petrobras est présent dans sept pays africains.

 Vale, premier producteur mondial de minerai de fer, est présent dans neuf pays africains avec des investissements de 7,7 milliards de dollars, qui "justifient notre enthousiasme pour des investissements à long terme", déclare son président, Murilo Ferreira.


"Nous avons des projets dans le cuivre, le charbon. Nous voulons faire plus (d’investissements) dans le minerai de cuivre, de nickel et de fer (...), mais nous voulons le faire d'une manière durable," en respectant l'environnement et avec un sens de la responsabilité sociale, ajoute-t-il.


Vale modernise également et construit 900 km de chemins de fer, en plus d’un port en eau profonde au Mozambique, souligne Ferreira, qui ne  se plaint que de la bureaucratie africaine, qu’il estime même "pire que celle d'ici."


Emilio Odebrecht, président de la société de construction Odebrecht, présent depuis 30 ans en Afrique, indique que le continent doit se développer  "avec les Africains" et non "pour les Africains," et a demandé de "l'éducation, de l'éducation et plus d'éducation."


"Nous devons essayer d'ajouter une valeur aux matières premières en provenance d'Afrique et ne pas seulement être des exportateurs de matières premières", a-t-il indiqué.


Selon les chiffres officiels, les exportations du Brésil vers l'Afrique sont passées de 2,4 milliards de dollars en 2002 à 12,2 milliards en 2011, et le commerce total est passé de 4,3 milliards de dollars en 2000 à 27,6 milliards en 2011.


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 Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/