REDACTION LOCALE, EL UNIVERSAL Cartagena, Colombie

 
 Plus de 400 ans après son apparition dans l'histoire mondial, le leader noir marron Benkos Biohó continue d'agrandir sa légende.


Cette fois, son nom a été honoré par le changement de nom d'une des places les plus emblématiques de Cartagena, qui portera désormais le nom Telecom a Plazoleta Benkos Biohó.

benkosbioho

La cérémonie officisalisant le changement de nom de cette zone piétonne a été présidée par le Vice-Président de la  Colombie, Angelino Garzón lors d'un événement simple célébré ce dimanche matin, 15 avril à 10 h 00 à Cartagena.


Ont pris part à la cérémonie le maire de Cartagena, Campo Elías Terán; la mairesse de Quibdó,   Zulia Mena, qui préside l'Association Nationale des Maires des Municipalité de Population Afrodescendante ( Asociación Nacional de Alcaldes de Municipios con Población Afrodescendiente - Amunafro).

La toute nouvelle Place Benkos Biohó a été remodelée par le biais d'ouvrages dont l'exécution a débuté en juillet 2011 qui font partie du projet de Revitalisation du Centre Historique de Cartagena qui comprend de plus la reconstruction des emblématiques Plazoleta Olímpica, du Parc del Centenario, de la Place de la Aduana et de la Plazoleta de los Cines Cápitol.

Les travaux sur  la Plazotela Benkos Biohó sont exécutés par le Consortium Parques y Avenidas, formé par les ingénieurs  Carlos Córdoba Avilés, Roberto Jaramillo Cárdenas et Diego Ignacio.

Qui est Benkos Biohó?

En 1599 Benkos Biohó, un esclavisé amené de Guinée à Cartagena de Indias s'échappa avec sa famille et 13 esclavisés de plus et pendant une péridoe, il mena la formation des palenques dans la Matuna et les Montes de María. La couronne décida de signer un accord avec les marrons dirigés par Biohó le 18 juillt 1605 en ayant constaté l'innéficacité des mesures militaires et pour le chaos qui prévalut en 1604, quand la liberté dans les palenques devint attractive non seulement pour les esclavisés noirs, mais également pour les esclavisés mulâtres et les noirs libres de Cartagena. La paix ne se concrétisa qu'entre 1612 et 1613 sous le gouvernement de Diego Fernández de Velasco.

L'accord engageait les autorités espagnoles à accepter la condition de libres des habitants du Palenque, à leur donner une licence pour entrer et sortir de la ville armés, avec leur capitaine en avant, et de permettre à Benkos de s'habiller comme un espagnol  (avec une Cape, une dague et une épée dorée). Les noirs marrons s'engageaient pour leur part à ne pas accepter d'autres marrons dans leurs palenques à partir de la date de l'accord.

(Roberto Arrázola, Palenque, primer pueblo libre de América, Cartagena, Editions Hernández, 1979; María del Carmen Borrego Plá, Palenques de negros en Cartagena a fines del siglo XVII, Sevilla, École d'Études Hispano-Americanos, 1973).

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

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