Incorporer dans les plans académiques les études sur le patrimoine afrocolombien conribuerait à l'éradication de la discrimination raciale. 

La visibilisation et le respect sont essentiels pour mettre fin à la discrimination à cause de la race ou de la couleur de la peau. "Il faut que tous les colombiens apprennet à connaitre et à valoriser toutes la contributions que les ancêtres africains et les afrocolombiens ont apporté à la construction, à la formation et au développement de la nation", indique  Juan de Dios Mosquera, directeur du Mouvement National CIMARRON.

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Juan de Dios Mosquera, director del Movimiento Nacional CIMARRON.

 

A ce sujet, le Secrétariat de l'Éducation du District de Bogotá a organisé le séminaire intitulé  "Por una educación libre de discriminación: del reconocimiento formal a la garantía real"(Pour une éducation sans discrimination : de la reconnaissance formelle à la garantie réelle) célébré à l'occasion de la journée mondiale contre le racisme à la Bibliothèque Virgilio Barco et qui indiqué qu'il fallait recherchee des politiques publiques qui permettront de mettre fin à ce problème dans la société.

Selon Mosquera, la discrimination raciale s'accroit et se reproduit. Il y a un manque d'accès aux universités de prestige où  sont formés les leaders et cela a pour conséquence que la communauté afrocolombienne reste en arrière et que ne se développe pas le leadership social et politique dont a besoin cette population.

Cependant, dans les universités, il n'existe pas de pratiques profondes de la discrimination. "Les relations interpersonelles  sont bonnes normalement, la seule chose que font certains étudiants ou enseignants c'est de dire 'negro' ou 'negrito' à un étudiant afrodescentant plutôt que de l'appeler par son nom. Cependant, le problème de discrimination est structurel, il est question d'invisibilité et de faible présence de la jeunesse afrocolombienne dans les établissements d'éducation", ajoute Mosquera.

Ce manque d'accès est lié au fait que historiquement, la population a hérité de la pauvreté de l'esclavage, et par conséquent, dans les mots du militant,  "la communauté 'afro' ne dispose pas de moyens pour payer les frais d'inscriptions élevés ni du soutien dont elle a besoin pour rester de manière permanente dans lesdites universités".

Juan de Dios Mosquera estime que le premier pas pour éradiquer la discrimination c'est ción es d'implémenter des études du patrimoine afrocolombien dans les programmes académiques . Et deuxièmeent, apprendre à pratiquer la diversité dans le monde universaitaire et dans le milieu du travail.

 

LAURA SANTISTEBAN - Reportage Spécial pour ELTIEMPO.COM

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com