Par: Redacción Vivir

Une étude réalisée par l'Université de Princeton (États-Unis), en association avec les Universités del Valle et Nacional confirme que la couleur de la peau demeure très importante pour les colombiens et que les blancs vivent mieux.

 

45% des afrocolombiens en moyenne ont déjà entendu dire qu'il faut amélorer la race. C'est ce qu'a confirmé l'enquête Perla, réalisée par l'Université de Princeton (États-Unis, en association avec les universités de Valle et Nacional, afin de percer les spécificités de ce qui, selon les chercheurs, constitue la pigmentocratie colombienne. Pendant deux mois, les enquêteurs ont visité 1.500 foyers de l'ensemble du pays et ont découvert que pour les colombiens, la couleur de peau demeure importante et que les blancs et les mestizos ont de meilleures conditions de vie que les afrocolombiens.

 

À cela, il faut ajouter que les chercheurs ont eu recours à une palette de couleurs et ont demandé aux personnes interviewées de quelle race et de quelle couleur de peau ils étaient ;  et beaucoup parmi eux ont affirmé qu'ils étaient plus blancs que ce qu'ils étaient réellement, démontrant par là un certain rejet du fait d'être  ‘noir’.

Et ce n'est là que de la pointe de l'iceberg. L'enquête a découvert que les afrocolombiens ont un accès moindre à l'éducation supérieure que les blancs et les mestizos; de plus, ils occupent des emplois de faible qualification et reçoivent par conséquent les pires salaires (voir les graphiques). L'étude a souligné que la population mulâtre a au moins progressé dans l'échelle sociale et ses conditions se sont améliorées, mais que les noirs n'ont pas avancé.

Les chercheurs étaient clairs et sans reserve en concluant que  “la population afrocolombienne, particulièrement la population noire, a moindrement gagné un statut socioéconomique, ce qui est non seulement lié aux retards accumulés historiquement, mais aussi à la présence d'institutions inégalitaires de longue durée qui se sont vues renforcées par la discrimination présente avec des résultats qui pourraient conduire dans un piège des inégalités sur le long terme ”. Un peu comme une tragédie qui n'aurait jamais de fin.

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com