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L' ONG Education et Citoyenneté des Afrodescendants  et de Carentes (Educafro) a défendu ce lundi l'adoption de quotas en faveur des afrodescendants et des populations nécessiteuses dans le programme Sciences Sans Frontières (Ciência sem Fronteiras) - qui octroie des bourses d'études de maitrise, de doctorat et post-doctorat dans des universités étrangères . Le sujet était le thème de l'audience publique dans la Commission des Droits Humains et de la Législation Participative du Sénat Fédéral.

 

Foto: Agência Brasil

Educafro faz protesto em Brasília por mais espaço para negros em universidades

 

Depuis janvier de cette année, 1500 étudiants ont été -contemplados- de bourses d'études dans des universités des États-Unis et du Canada par le Programme Sciences Sans Frontières. D'ici à la fin de l'année, on s'attend à ce que ce chiffre atteigne 20 000. L'objectif du programme est d'octroyer 100 000 bourses d'ici  2015.

 Educafro considère que la majorité de la population brésilienne (plus de 51% qui se déclare afrodescendante) vit une situation d'inégalité dans ce type d'initiative au pays. Le programme est administré par le Ministère des Sciences, des Technologies et de l'Innovation avec la participation du Ministère de l'Éducation.

L'organisation demande des mesures spéciales du gouvernement pour éliminer les  "inégalités historiquement accumulées, en garantissant la compréhension des pertes provoquées par la discrimination et la marginalisation pour des raisons raciales, ethniques, religieuses et de genre ". L'ONG envisage de recueillir 100 000 signatures pour renforcer la lutte pour l'inclusion des noirs dans le programme.

Pour le directeur de l'Ingénieurie ara o diretor de Engenharia du Conseil National de Recherche (CNPq), Guilherme Sales, les secteurs impliqués dans ce programmes de bourses ont l'intention  "de travailler main dans la main" avec les représentations de cette population afin de minimiser les différences qui rendent difficiles sa participation au programme. Il affirme que 75% des des ressources pour le coût des bourses sont déjà alloués  et les 25% restants viendront de l'initiative privée.

Pour le directeur d'Educafro, frei David Santos "le gouvernement et le parlement sont en train de façonner un Brésil nouveau pour réduire les disparités sociales, mais il y a encore une réaction dure de la part des membres de l'Exécutif qui rend difficile l'ascension des noirs, à l'encontre même de la priorité que la présidente de la République a déjà déclaré pour ce programme".

Selon lui, le Brésil compte moins de noirs sur les campus universitaires que l'Afrique du Sud durant l'époque de l'Apartheid. Telles que les choses sont, selon lui  "les pays qui recevront des étudiants brésiliens auront une image irréelle du Brésil. Nous ne voulons pas de nouvelles politiques avec de vieilles habitudes, puisqu'il y a prédominance des eurodescendants, dans un processus de méritocratie injuste qui écarte les plus pauvres", a-t-il déclaré.

Le recteur de l'Université Zumbi dos Palmares, José Vicente, affirme qu'au moins 2 000 jeunes noirs parmi ceux qui étudient dans l'Institution sont intéressés à participer au Programme Sciences Sans Frontières.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://ultimosegundo.ig.com.br/educacao/ong-defende-cota-para-negros-em-programa-de-bolsas-no-exterior/n1597713107120.html