Le Centre d'Études et de Promotion des Afropéruviens (Centro de Estudios y Promoción Afroperuanos - LUNDU) a demandé au gouvernement de promulguer une loi qui incorpore dans le Codeo Pénal la notion d' injure raciste afin de promouvoir la très attendue inclusion sociale de la population afropéruvienne.

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La représentante de LUNDU, Sofía Carrillo, a indiqué que le président Ollanta Humala doit promulguer la norme en question, car il  “est impérieux que le racisme soit sanctionné de manière adéquate dans notre pays”. “Personne ne doit être insulté à cause de sa race ou de son ethnie”, a-t-elle ajouté. 

Carrillo a rappelé que la réforme de l'article 130 du Code Pénal, menée en juillet  2011 par la Commission Permanente du Congrès indique que  “celui qui offense ou fait outrage à une personne par des paroles, des gestes ou par des faits sera  puni d'une prestation de service communautaire de dix à quarante jours ou de soixante à quatre-vingt-dix jours-amende”.

La réforme en question prévoit comme facteur aggravant le fait d'offenser une personne par des critères racistes ou por son identité ethnique. Selon la réforme annoncée, la sanction sera d'un maximum de 120 jours de services communautaires. 

Elle a également évoqué l'étude intitulée  “Diagnóstico sobre la problemática de Género y la Situación de las Mujeres Afrodescendientes en el Perú. Análisis y Propuestas de Políticas Públicas”, (Diagnostic sur la problématique de Genre et la Situation des femes Afrodescendantes au Pérou. Analyses et Propositions de Politiques Publiques) menée par le Ministère de la Femme et des Populations Vulnérables, qui revèle que 26% des femmes afropéruviennes de plus de 50 ans n'ont reçu aucune type de formation éducative.

Carrillo a indiqué qu'il est temps que l'État reconnaisse la population afropéruvienne constitutionellement. “Quand on parle de racisme, on doit faire allusion à la situation d'exclusion que vivent les peuples historiquement discriminés, parmi eux, il y a les afropéruviens.Il est temps de passer des déclarations à l'action et c'est dans ce sens que nous soutenons la reconnaissance constitutionnelle du peuple afropéruvien”

Nous n'existons pas pour les politiques publiques. C'est une exclusion sociale historique qui remonte à l'époque de l'esclavage et qui s'exprime de nos jours par des stéréotypes, des préjugéset la discrimination dans des secteurs comme l'emploi, la santé l'éducation, entre autres”, a-t-elle conclu. 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.diariolaprimeraperu.com/online/politica/afroperuanos-exigen-ser-parte-de-la-inclusion_108011.html