Guayaquil, 20 mar (Andes).- La remise 142 titres de propriété de terrains dont bénéficieront dans une première étape 600 familles afrodescendantes du secteur populaire de  Nigeria sur l'Île  Trinitaria (sur de Guayaquil) s'est transformée en une fête au son de la marimba du groupe de danse “Reviviendo los Tambores” .

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Dayra Ayoví vit dans ce secteur depuis 20 ans.  Documents en mains, il affirme qu'il commencera les démarches pour l'obtention du chèque pour l'amélioration du lieu d'habitat offert par le Gouvernement National. Il envisage de changer sa maison en bois  par une autre en ciment et utiliser une partie des lieux pour établir un petit commerce.

Le programme de légalisation est impulsé par la Corporación de Desarrollo Afroecuatoriano (Codae- Corporation de Développement Afroéquatorien) sous la  coordination du Secrétariat des Peuples et les Ministères du Patrimoine et de l'Habitat.

La ministre du Patrimoine, María Fernanda Espinosa, a indiqué que le projet comprend plusieurs phases, et seulement à Nigeria on octroiera progressivement 600 titres. La fonctionnaire a souligné que ce n'est là qu'une démonstration de la politique publique de l'habitat développée par le Gouvernement, dans le cadre du Plan National pour le Bien Vivre ( Plan Nacional para el Buen Vivir).

Le programme, entre autres choses, soutient la légalisation de lots urbains et ruraux. De plus, la construction de logements d'intérêt social dans les provinces ouu sont établis des afroéquatoriens, dans les quartiers les plus pauvres.

Le sous-secrétaire du Secrétariat des Peuples , Edgar Frías, a indiqué que l'État a a une tâche en suspens dans la lutte  pour l'inclusion à l'emploi tel qu'établi par  le Décret  60. Il a déclaré que dans les organismes de l'État, on n'atteint pas encore une inclusion raciale conforme à ce que la Constitution établit, c'est-à-dire en fonction de la population, qui dans le cas de la population afrodescendante est de l 9%.

Le Sous-secrétaire a également déclaré que les afroéquatoriens se retrouvent en grande majorité à Guayaquil, mais que leur influence dans le pays est très limitée en comparaison aux autochtones.  “Il est tant d'assumer un rôle d'acteur dans la Révolution Citoyenne qui a une politique d'ouverture, d'intégration et d'opportunité pour tous”.

À la clôture de l'événement, le secrétaire exécutif du  Codae, José Chalá, a proposé aux autorités de travailler pour que la culture afro : ses coutumes, ses danses et ses traditions soient déclarées Patrimoine Culturel Tangible et Intangible. “Nous avons une culture gastronomique très riche avec des mets typiques comme le puzandao, le tapao, l'encocao,la bala de verde, entre autres. Notre peuple a le niveau le plus faible de sous-alimentation grâce à notre alimentation ”.

 

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://andes.info.ec/actualidad/920.html