ParEmily Hamlin Smith, The Plain Dealer 

SOUTH EUCLID, Ohio -- Fatiguée par ses cheveux – abîmés et cassés après des années d’immersion dans les défrisants chimiques - Monica Green a fait ce que beaucoup de noires à travers le pays sont en train de trouver le courage de faire.
Elle les a coupés.

 


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"J’ai trouvé cela génial, libérateur ", explique la propriétaire du salon So Curly, So Kinky, So Straight à South Euclid. "Je me suis enfin sentie libre." 

 


Un nombre croissant de femmes abandonnent les traitements chimiques agressifs qui rendent leurs cheveux lisses et raides, et adoptent plutôt leur chevelure naturelle.Green fait partie d'une équipe qui souhaite leur montrer comment s’y prendre.

 


Le salon So Curly, So Kinky, So Straight à South Euclid et Dreadz N' Headz à Baltimore dans le Maryland, seront les hôtes d'une exposition ce dimanche dans le centre ville de Cleveland qui présentera des ateliers et des expositions sur les dernières tendances et produits de soins des cheveux naturels.

 


L'événement, créé par Malika Cooper, la propriétaire de Dreadz N 'Headz, atterrira dans au moins 11 autres villes cette année.Le mouvement des cheveux naturels se propage rapidement, avec davantage de  femmes qui souhaitent adopter une routine de beauté sans produits chimiques, affirme Green.

 


Solange Knowles, la sœur de Beyonce et Malinda Williams ont récemment coupé leurs cheveux précisément en faisant  ce qu’on appelle le "big chop". On a également pu voir des têtes rasées de prêt ou pleine de cheveux crépus sur les podiums et dans les sièges à l’occasion du New York Fashion Week plus tôt au cours de ce mois.

 


Les femmes appellent au salon de Green chaque jour pour savoir comment revenir aux cheveux naturels: par où commencer? Comment en prendre soin et les maintenir? Est-ce que ça aura un aspect professionnel?

 

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Les réponses peuvent sembler évidentes, mais de nombreuses femmes n'ont pas pris soin de leurs cheveux à l’état naturel depuis l'enfance, indique la coiffeuse Jacinda Rattiliff.

 

 "Certaines traitent (chimiquement) leurs cheveux depuis qu’elles ont 9 ans," indique Rattiliff, qui travaille chez So Curly, So Kinky, So Straight. " Elles sont tombées dans l’idée que les cheveux naturels ce n’est pas bien, que ce n’est pas accepté, ce qui n’est tout simplement pas vrai. On peut travailler dans le monde de l'entreprise avec ses cheveux naturels, on n’est pas obligé d’ utiliser des produits chimiques ou des tissages."

 


Rattiliff répond régulièrement aux questions des clients sur la façon de se débarrasser de la routine du défrisage. Car on ne peut pas inverser les traitements défrisants une fois qu'ils sont dans les cheveux, la façon la plus simple, c’est de les couper.
Mais selon elle, il est possible d’adopter une approche plus progressive, en coupant les extrémités tandis que les cheveux naturels poussent.

 

 Les spécialistes présents à l'Exposition de dimanche expliqueront différentes façons de faire la transition et offriront également des conseils sur les soins des cheveux dépourvus de produits chimiques.

 

Des vendeurs de bijoux et de produits de mode, des praticiens holistiques, des représentants de la Bibliothèque Publique de Cleveland seront présents et on pourra assister à des présentations de spectacles variés.

 

Green et Rattiliff, de même que le reste de l’équipe du salon, offriront des conseils et des encouragements aux femmes prêtes à sortir de leur routine capillaire.

 

"Dieu nous a donné ces cheveux," dit Rattiliff , "et crépus ou frisés, ils sont beaux."

 

 

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

http://www.cleveland.com/style/index.ssf/2012/02/women_rediscover_beauty_of_nat.html