Par: REDACCIÓN ELTIEMPO.COM 

 

La Fondation pour le Développement de la Race Noire organise une campagne éducative et de conscientisation.

hola

 chaoracismo1

  La photographie publiée par la revue  Espagnole 'Hola' où l’on peut voir deux femmes noires avec leurs uniformes et leurs tabliers blancs et portant dans leurs mains des plateaux de service, tandis qu’au premier plan apparaissent quatre générations de la célèbre famille Jaluf del Valle, a suscité la mobilisation de la communauté noire de Cali.

 La capitale du Valle del Cauca est la première ville en Colombie et la deuxième en Amérique Latine, après Salvador de Bahía au Brésil, à compter le plus d’afrodescendants. On estime qu’il y a 1,1 millions d’afrodescendants à Cali.

 Selon des rapports du secrétariat du Développement et du Bien-être Social, dans le Valle, on retrouve 27 % de la totalité des afrodescendants du pays et à Cali, ils représentent 52% de la population totale.

 L’ancien secrétaire au Tourisme de Valle, Ray Charrupí, en s’appuyant sur la récente Loi Antiracisme approuvée en Colombie, a intenté une action en justice contre la publication espagnole pour racisme.

 Un action sera également intentée sous l’argument que les droits fondamentaux des femmes de race noire ont été violés.

 Mais, au-delà de ces actions judiciaires par le reset de la photographie polémique a surgi l’initiative  'CHAO Racismo', de la Fondation pour le Développement de la Race Noire ( Fundación para el Desarrollo de la Raza Negra -Fedepran). L’idée est de promouvoir une campagne d’éducation et conscientisation permettant la transformation culturelle des pratiques racistes.

 Les 50 premières T-shirts ont déjà été imprimés, mais l’objectif est d’atteindre le nombre de mille et de faire qu’ils soient à la mode lors de la Foire de la Foire de cette année. L’idée est que touts les artistes invités lors du plus grand événement festif de la capitale de la Valle del Cauca le porte.

 chaoracismoOn y reproduit la photo du magazine 'Hola', mais les deux femmes noires restent visibles, tandis que les autres sont invisibles.

 "On veut apporter un changement culturel de la société colombienne, pour que les futures générations de colombiens et de colombiennes puissent vivre et se développer  sans penser au fait que leurs destins sont liés à leurs couleurs de peau , leurs conditions sociales, leurs sexes ou leurs origines ethniques ", indique  Eduardo Llano, de Fedepran.

 On sortira aussi des bracelets pour rejeter le racisme en Colombie.
"Ici les gens ne voient pas le racisme comme un problème car culturellement et socialement, il a été accepté et permis. Notre objectif est de conscientiser", indique Llano.

La campagne a déjà sa page web: www.chaoracismo.com, et sur Facebook le profil porte le nom de  chao racismo et sur twitter @ chao racismo. 

 Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.eltiempo.com/colombia/cali/ARTICULO-WEB-NEW_NOTA_INTERIOR-10915730.html