Lima - (ANDINA). Au Pérou, il y a plus de 669 443 personnes afrodescendantes qui ne disposent pas de politiques publiques leur garantissant le développement et 54% d'entre eux ont eu la perception d'être discriminé et dans certains cas agressé , particulièrement les femmes, a indiqué ce jeudi une experte en la matière .
afroperuanosCes chiffres recuillis par l'Enquête Nationale Continue (Enco) de 2006 et par des études postérieures réalisées par des organisations travaillant sur cette thématique ont été citée lors du panel du débat Diagnostic sur la problématique de genre et la situation des femmes afrodescendantes au Pérou ( Diagnóstico sobre la problemática de género y la situación de las mujeres afrodescendientes en el Perú) qui s'est tenu récemment.


"Une des caractéristiques que l'on observe c'est l'absence d'information statistique actualisée permettant de proposer des politiques publiques servant à améliorer la qualité de vie des femmes ", indique Giovanna Carrillo, consultante de l'Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Dévelopement (AECID).

La spécialiste affirme que l'on perçoit une dispersion dans les politique interculturelles, dans lesquelles la population afrodescendante est invisible et par conséquent, il est nécessaire de contribuer à l'élaboration de nouvelles politiques publiques qui devraient être posées dans une perspective interculturelle, qui s'occupera de la problématique de genre au sein de la population afropéruvienne.

En faisant référence à la santé de cette population, Carrillo a indiqué que les études réalisées ont permis de savoir que les maladies récurrentes qui les affectent sont l'arthrose, le diabète, l'hypertension artérielle, le cancer du sein, les rhumatismes et l'arthrite.

Ces données concordent avec l'Étude Qualitative du vieillissement des adultes aînées afropéruviennes ( Estudio Cualitativo del envejecimiento de las personas adultas mayores afroperuanas) menée par le sociologue José Luis Portocarrero, anthropologue de la Direction des Personnes Adultes Aînées du Ministère de la Femme et du Développement Social (Mimdes).

Concernant l'éducation, l'experte a indiqué que 9% de la population afro en âge de savoir lire et écrire ne le fait pas et que sur les  14854 personnes interviewés 1,994 sont analphabètes.

Elle a également souligné que 29% des femmes afropéruvienes âgées de plus de  50 ans sont analphabètes, tandis que 17% de ceux de 36 à 50 ans le sont 
également .

La réunion s'est tenue au  Musée National Afropéruvien de Lima, où se tient l'exposition photographique de l'afropéruvien Martín Alvarado Gamarra, qui montre les multiples défis et contextes dans lesquels les afropéruviennes offrent leur contribution au développement social.


María Ysabel Cedano, responsable de la Direction Générale de la Femme du Mimdes; Giovanna Carrillo, consultante de l'AECID; Gisela Vignolo, défenseure adjointe des Droits Humains et du Handicap, ; Patricia Balbuena, du Ministère de la Culture; et Susana Matute, représentante du Comité pour l'Élimination de Toutes les Formes de Discrimination ont pris part à l’évènement.


(FIN) DOP/RRC
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com