Sur 10% d'afrouruguayens, aucun dans tout le pays n'est parlementaire ni directeur d'école secondaire

MONTEVIDEO, Uruguay (UPI) -- L'Uruguay est un pays raciste comme semblent le démontrere la série de témoignages et d'artciles de presse qui abordent le thème de la discrimination raciale que subit la population afrodescendante .

afrouruguayosIls ne jouent pas aux sports d' "élite", une grande partie de la société uruguayenne s'identifie et jouit du produit de la culture des afrodescendants . Ils représentent 10% de la population, mais on ne retrouve pas 10% d'entre eux parmi les universitaires, ni chez les membres du parlement. À l'école et au lycée ils se sentent discriminés, et un seul d'entre eux à réussi à occuper une fonction gouvernementale. La majorité d'entre eux a pour eux destinés les emplois les moins qualifiés, ils gagnent moins que la population non afrodescenante. Ce sont là quelques exemples donnés par le journal La República du 27 novembre. 

En Uruguay, malgré le fait que l'abolition de l,esclaavage ait eu lieu très tôt, certaines choses n'ont pas changé. Même s'ils sont 10% de la population uruguayenne, la représentativité ne se voit pas dans les fonctions de pouvoir. Le quota politique exigé par la communauté afro concerne aujourd'hui les femmes. Les 10% d'afrodescendants ne sont pas reflétés  sur les 120 législateurs du pays. De leur ensemble, aucun n'est afrodescendant.Il n y a pas non plus 10% d' universitaires, de professeurs, d'ambassadeurs afrodescendants. Cependant, presque la moitié du personnel policier et domestique s'identifie comme afrodescendants, selon l' INE.

Carmen Lepre, professeure de langue espagnole à la Faculté des Humanités et des Sciences de l'Éducation indique qu' "il y 'a une série de facteurs qui indiquent la discrimination quand on dit à une personne qu'elle est noire qui est noire,morena ou afrodescendante,puisqu'un blanc, on ne l'appelle pas  'blanc'". Elle estime qu' "il y a un problème dans l'inclusion des groupes minoritaires qui sont intégrés par ceux qui n'appartiennent pas au groupe considéré comme celui représentant  la 'normalité'".

Inspectrice de la langue espagnole, elle a de plus indiqué à La República qu'elle visite  " beaucoup de lycées, et je n'ai pas vu un grand nombre de professeurs noir, non seulement dans la matière que j'enseigne, mais de manière général ". Pour le Secondaire, il est indiqué que même si les enseignants noirs ne sont pas comptabilisés, on reconnait qu'il n'y a aucun directeur afrodescendant dans tout le pays.
Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

LATAM: Reportage (drm)