Dilma s'est dite préoccupée par les tournures que prend la Crise.

dilmaLa présidente Rousseff a défini "l'invisibilité de la pauvreté et la misère" comme les héritages les plus marquanta de l'esclavage dans son discours de clôture de la Rencontre Ibéro-américaine de Haut Niveau de Commémoration de l'Année Internationale de l'Afrodescendance (Afro XXI) en début d'après midi de ce samedi (19).

Selon elle, rattaché à cet héritage, est venue la vision des "élites" selon laquelle le pays pourrait croître "sans distribution du revenu et sans inclusion ". En ce sens, elle a rappelé les programmes inclusifs qui ont commencé avec l'administration de l'ancien président Lula, et sa devise qui dit que "un pays riche est un pays sans pauvreté".

Selon Dilma, les afrodescendants sont ceux qui soufrent le plus du chômage, de la violence et de l'extrême pauvreté. C'est dans ce sens qu'elle a indiqué dans son discours qu' "inverser cette situation est l'objectif de la Charte de Salvador", a-t-elle dit, en défendant les politiques de promotion et de l'égalité sociale.

Elle a également souligné que les politiques des pays d'Amérique Latine consistant à établir leurs propres marchés ont aidé l'Amérique Latine à affronter la crise économique internationale et à permettre ainsi le développement des politiques publiques sociales.

D'autre part, ellea exprimé ses inquiétudes quant aux tournures que prend la crise. Pour elle "le risque d'instabilité peut aggraver les inégalités sociales dans le monde." Elle a regretté que la récession ait été imposée comme une recette pour la crise en Europe." Nous savons que ce processus n'est pas probant, qu'il provoque le chômage, la perte des acquis sociaux et ne résout pas le problème ", a-t-elle dit, en conseillant " une expansion de la consommation et de l'inclusion sociale "pour faire face à ce problème.

Elle a rappelé que de recourir au FMI n'est pas une bonne affaire, en notant que le Brésil n'a réussi à améliorer l'économie qu'après avoir payé sa dette envers le Fonds. En insistant sur la proposition d'une plus grande participation des femmes au gouvernement, Dilma a déclaré que la valorisation de la femme dans tous les domaines est urgente.

cond_Les Chefs d'États et les représentants de 14 pays ont pris part à l'événement. L'un d'eux, le président de l'Uruguay, José Mujica, a non seulement soutenu les termes de la Charte du Salvador, mais il a aussi défendu la proposition que tous les hommes et les femmes afrodescendants reçoivent une éducation de qualité.

Mujica convient que seule l'éducation mène à l'égalité sociale. "La négritude ne veut pas l'aumône, mais des opportunités et des droits égaux", a-t-il dit.

 

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com