Lorsqu’il a commencé à faire des études de génie mécanique à l’Université Francisco de Paula Santander (UFPS), José Francisco Tapia, il s'est aperçu que dans l’institution il manquait une intégration au sein de la communauté afrodescendante, et avec un groupe d’amis, étudiants dans d’autres domaines et originaires de divers endroits du pays, il a décidé de former un groupe de soutien à cette communauté.


auto Il a donc dès lors commencé à aider les afrocolombiens ayant besoin de conseils académiques et techniques."Nous avons commencé un groupe de quatre amis, qui parlaient aux gens de l’importance d’ête unis entre nous-mêmes, et cela s’est développé ".

Aujourd’hui, Tapia est le représentant du Centre d'Autoreconnaissance Afrocolombien (Centro de Autoreconocimiento Afrocolombiano - Cenafro), il a des bureaux au Secrétariat de la Culture de Cúcuta et vient en aide à 167 familles de l’ensemble du département.

Actuellement il termine ses études, et son temps libre est dédié à l’étude de la législation ethnique pour son projet personnel. Il affirme qu’il n y a pas plus grande satisfaction que celle d’aider la communauté afrodescendante à s’approprier d’espaces qui lui appartiennent de droit.


Il est de ceux qui pensent que plus que l'absence d'auto reconnaissance des communautés qui font l'erruer de s'écarter des processus sociaux est plus préjudiciable que le racisme "Il est nécessaire que nous sachions qui nous sommes, que nous nous sentions comme faisant partie de l'endroit où nous sommes. C'est à dire, "je suis noir, ma couleur de peau est foncée, mais je ne suis pas différent pour cela, je ne dois pas pour cette raison agir différemment ou permettre que l’on ne me prenne pas en compte".

Après son groupe à l’université, il a lancé en 2006 le Centre d'Autoreconnaissance, mais ce n'est que l'an passé qu'il a réussi à à avoir un endroit où s'occuper de ses gens . "Très souvent, nous avons dû nous réunir sur la rue ou dans les théâtres de la ville, mais grâce à Dieu, depuis un an, la Municipalité nous a ooffert un espace au Secréatariat de la Culture, et en vrai, beaucoup de gens ont collaboré à cette cause".

Les ressources pour la cause de Tapia proviennent de la municipalité, du département et de contributions qu’ils reçoivent de temps en temps. Il affirme avoir mis de côté sus aficiones de jugador de tenis de mesa y de football pour consacrer tout son temps libre pur lutter pour les droits et la reconnaissance de ses "collègues".

"C'est ce que j'aime le plus faire, faire que mes gens aient de meilleures conditions de vie. " Pour l'instant, il se consacre à l'organisation d'un Recensemenet de la communauté afrodescendante de Cúcuta, "l’idée est de savoir combien nous sommes et quels sont nos besoins principaux. Il y a des cas de familles qui cuisinent leurs aliments dans des boites de conserves, et c’est lamentable".

Il a également d’autres projets comme le fait de diffuser la Loi des Victimes (Ley de víctimas) et le soutien apporté par le gouvernement aux membres des ethnies en les aidant à étudier.

"Il y a une grande erreur, et c’est que nous ne sommes pas informés. Il y a des opportunités pour nous. De nombreuses portes sont ouvertes, des bourses, des études, des réductions de frais et même des pagos por estudiar, mais personne pero nadie se entera et c’est à cela que consiste notre travail au Centre".

La Opinión a échangé avec José Fernando Tapia au sujet de ses projets et des difficultés qu’il a rencontrées dans son travail.


Pensez-vous que nous sommes racistes à Cúcuta?
Non, je ne le crois pas. Ici , on respecte le gens des autres races et d’autres cultures. A Cúcuta on traite très bien les étrangers. Je crois que l’erreur principale vient de nous autres, de la communauté afrodescendante, qui ne s’auto reconnait pas, et ne profite pas non plus de nombreuses opportunités qui sont disponibles.


À qui sert donc le Centre d’Autoreconnaissance Afrocolombien ?


L’idée est d’abord de nous connaitre, de savoir qui nous sommes, combien nous sommes, et ce que nous faisons. C’est réellement satisfaisant de rencontrer des personnes qui te saluent simplement parce tu es également noir. C’est quelque chose de bien, cela en dit long sur l’union qui peut exister entre nous. Mais la première étape c’est d’être unis et de commencer à impulser notre culture pour au fur à mesure gagner des espaces de reconnaissance.


Qu’est ce qui amène de jeunes universitaires à créer le Centre?


Nous en avons perçu la nécessité. Nous étions des étudiants qui venions de différents endroits du pays et en tant que communauté afrodescendante, nous avons commencé à être unis à l’Université. Nous avons dès lors décidé de nous aider nous les uns les autres, nous nous faisions des faveurs, nous étudiions, on donnait des conseils à des gens en dehors de l’université et c’est ainsi que cette cause a grandi.

Ne pensez-vous pas qu’en disant "nous les noirs", cela contribue à ce qu’une différence soit marquée ?


Bien sûr que non, ce que je suis en train de faire, c’est m’auto reconnaitre et c’est important.. Que nous nous appropriions notre identité, notre culture et de nos traditions. Il y a des gens qui n’en savent rien de leur culture afrodescendante, et c’est une erreur, car nous ne pourrons jamais nous détacher de ce que nous sommes.

Cela vous fait-il mal qu’on vous qualifie de "negro"?


Non, c’est absurde. Nous sommes noirs et cela ne cause aucun problème. Il existe des différences culturelles, cela ne doit poser de problèmes à personne. Il y a clairement des gens qui utilisent l’adjectif comme une insulte et cela devient offensant. Mais non, je suis noir et j’en suis heureux.


Vous recevez de l’aide de la municipalité...


Bien sûr. C’est la municipalité et le gouvernement qui nous ont donné l’espace pour travailler au Secrétariat de la Culture et nous leur en sommes reconnaissants. Parfois nous cognons à des portes et nous n’avons pas de chance, mais pour le projet du Centre d’Autoreconnaissance, la municipalité nous apporte effectivement son soutien.

Que manque-t-il donc à Cúcuta pour la communauté afrodescendante?


Je pense qu’il y a des problèmes graves de pauvreté dans les zones périphériques de la ville. Il faut prêter attention à cela, parce qu’il ne s’agit pas de personnes en situation de déplacement, mais d’habitants de Cúcuta qui souffrent de la néglligence et de l'inattention de la part du gouvernement.

Pour quelle raison dites-vous que vous êtes heureux d’être afrodescendant?


Nous sommes des personnes joyeuses, qui aimons beaucoup parler et toujours disposées à aider les autres. C’est pour cette cela et parce que nous sommes une ethnie culturelle.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

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