Les enfants afroéquatoriens ont pris part à une rencontre nationale des peuples indigènes et afros.

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Yulisa Mairón a 11 ans. Elle vit à Esmeraldas avec ses parents. Sa mère est femme au foyer et son père travaille comme pêcheur. Même si le revenu mensuel dont dispose le foyer n'est pas significatif, la fillette affirme que la priorité de son père a toujours été d'investir dans l'éducation.


Mairón va à l'école grâce à une bourse et ses deux autres frères le font dans un collège public de leur province. Nancy Escobar (27 ans), qui travaille comme facilitatrice communautaire de l'Infa, reconnait l'effort consenti par le ménage Mairón-Ortiz. "Les parents sont conscient du fait que seule l'éducation permettra que leurs enfants aient une meilleure qualité de vie ".

Quand elle rentre d el'école, Yulisa aide sa mère pour certaines taches de la maison, rien de compliqué. Mais quand elle a terminé, elle fait ses devoirs.

Miguel Montoya (12 ans), comme Mairón, est arrivé à Quito pour prendre part à la Première RencontreNationale de l'Enfant et de l'Adolescent Indigène eet Afroéquatorien Pour Nos Droits (I Encuentro Nacional de la Niñez y Adolescencia Indígena y Afroecuatoriana por Nuestros Derechos). Le petit a fait une demande aux autorités. "Nous voulons que éducation soit universelle et que chacun de nous en ait droit ", a-t-il indiqué.

La présidente des Organisations et des Groupes Noirs de Pichincha Orfa Reinoso a indiqué que l'intérêt pour les organisations qui défendent les droits des afrodscendants est que les enfants et les jeunes se forment. "Sinon, il n y a aucune opportunités. Une des brèches les plus grandes de de marginalisation à laquelle a fait face la population afrodescendante est le manque d'opportunité s pour l'accès à une éducation de qualité et dans un environnement chaleureux ", dit-elle.

Reinoso ajoute que c'est peut-être dans les écoles et dans les crèche et garderies que l'on respecte le moins la diversité. "Dans de nombreuses institutions d'enseignement, les maitresses n'ont pas de méthodologie inclusive et cela fait qu'il existe toujours une discrimination ethnique. Dans une étude menée par le Plan Plurinational, il a été déterminé que 68% de la population équatorienne est raciste. C'est incroyable en plein 21ème siècle que ces pratiques continuent ", indique-t-elle.

Accès à l'éducation

Selon le recensement réalisé par l'Institut National des Statistiques et des Recensements (Instituto Nacional de Estadísticas y Censos -INEC) en novembre dernier, le taux net de fréquentation scolaire des afroéquatoriens aux âges compris entre 5 et 14 ans est de 91,6%, de 15 à 17 ans il est de 66,3%; de 18 à 24 ans, il est de 38% et de 25 et plus est de 34,7%.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.lahora.com.ec/index.php/noticias/show/1101227887/-1/M%C3%A1s_ni%C3%B1os_afros__en_las_escuelas_.html