Depuis des siècles, les Noirs américains comme leurs homologues blancs se battent contre les problèmes de santé mentale. Les choses s'améliorent, mais nous avons encore du travail devant nous.

 

Par cordon Jefferson

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com 

 

 santé

Il est acceptable d'être déprimé. Peu importe qui vous êtes, ce n’est pas un problème, et il n y a certainement aucune honte à souffrir des affres de la santé mentale. Cependant, cette problématique est cruciale pour les Africains-Américains, qui, compte tenu du fait qu'ils font face, chaque jour de leur vie, à un racisme profondément enraciné, ont de nombreuses raisons d’être déprimés. Cependant, même s’ils se battent beaucoup contre cette maladie, les études démontrent que les Noirs ne sont pas confrontés à la dépression à des taux supérieurs à ceux des Blancs. Là où ils dépassent ces derniers, c’est dans le fait de souvent souffrir en silence.

 

Pour de nombreuses raisons, les problèmes de santé mentale demeurent un tabou au sein des communautés noires, dont certaines vénèrent des qualités comme la force et l'autonomie. La dépression comme problème médical, qui peut amener des personnes à chercher l'aide de médecins et des thérapeutes, ne cadre pas souvent avec les normes d'une vie urbaine et pauvre, même si elle est certainement aussi présente qu’ailleurs.

 

Bien que de nombreux africains américains continuent d’ignorer leur  souffrance, il y a tout de même une lueur d’espoir puisque les professionnels de la santé deviennent de plus en plus conscients des stigmates qui accompagnent la souffrance de leurs patients Noirs. Dans un article de  PsychCentral, Therese Borchard écrit, “J’ai assisté à un programme de patient ambulatoire durant six semaines au  Laurel Hospital[ du Maryland] dont la moitié du groupe était composée d’Africains Américains. Leurs témoignages m’ont horrifié. La plupart des africains américains ne pouvaient révéler ce qu’ils faisaient (le programme de patient ambulatoire) à aucun membre de leur famille,  le stigmate étant tellementi profond, immense et vaste.

 

Gardez à l'esprit que Borchard est une femme blanche. Qu'elle devienne parfaitement consciente de la signification de la santé mentale dans la communauté africaine-américaine n’est peut pas idéal-cela lui a pris tant de temps?-Mais c'est un signe que les choses avancent.

 

Une dernière chose à noter encore et encore : les médecins ne peuvent pas lire dans les esprits. Même si des personnes comme Borchard sont serviables et aimables, elles manquent de clairvoyance et ne peuvent pas vous aider si vous n’allez pas vous faire soigner ou si vous ne leur parlez pas honnêtement de ce que vous ressentez. Il n'y a aucune honte à être déprimé ou anxieux ou en colère. À la rigueur,  ce sera plus embarrassant lorsque vous agirez avec irrationalité à cause de ces émotions incontrôlées et que vous finirez en prison, aliéné de vos amis, ou pire. Si vous avez besoin d'aide, dites-le haut et fort.

 

(Photo: Carl JUSTE / MCT / Landov)

 

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