Les collectifs afrodescendants réclament que l’État leur garantisse une participation et appellent à l’éducation pour mettre fin à la discrimination.

Matías Rótulo

 afrouruguayo Afrodescendants. Ils réclament la reconnaissance et la diffusion de la culture afro dans les médias de masse avec des "modèles positifs".

Les afrodescendants uruguayens réclament à l’État que leur soit garanti des quotas de participation à différents secteurs de la société. Ils réclament l’accès à la politique, au syndicalisme, à la santé et aux propositions culturelles.

 Ils demandent aussi la garantie de sanctions contre ceux qui commettent des actes de discrimination. De plus, ils souhaitent que l’on sensibilise les enseignants, les élèves et leurs familles, les policiers, les fonctionnaires de justice et les avocats pour traiter la discrimination en partant des milieux où elle se pratique.

 Suite à la consultation des différents acteurs de la société civile pour l’élaboration du Plan National contre la Discrimination par le Ministère de l’Éducation et de la Culture (MEC), les collectifs afrodescendants convoqués à y prendre part ont présenté une série de revendications visant à renforcer les mécanismes d’égalité raciale pour combattre la discrimination. C’est pour cette raison qu’ils suggèrent que dans l’élaboration du Plan en question soit inclus l’étude du quota politique pour les afrodescendants, de la même manière qu’un quota politique de femmes a été sanctionné par une loi pour l’égalité des sexes.

 La revendication de quotas touche les domaines de l’emploi, ainsi que de la participation artistique et syndicale. Selon le document, ces collectifs réclament "la garantie que 10% des accès aux postes d’emplois soient réservés aux afrodescendants".

 Ils sollicitent également que dans le domaine syndical soit créé"un département des afrodescendants, comme il en existe un pour les femmes, par le biais duquel sera réalisé un suivi de la situation en terme d’emploi des afrodescendants,et qui servira de conseil dans les situations de discrimination et des discriminations graves subies ".

 Ils recommandent de la même manière que soient établis "un bureau ou une commission dans le MTSS ( Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale ) qui étudiera la discrimination raciale et la discrimination raciale grave, et des mesures et sanctions économiques, de même que la communication et les résolutions publiques pour que les cas soient connus".

 En ce qui concerne la santé, ils attendent également que l’État créé un quota d’accès des afrodescendants au postes du personnel de santé dans le secteur public et dans le privé. La communauté afrodescendante souhaite également que dans les historiques cliniques de l’ensemble des chaires soient intégrés l’item race-ethnie et que"des groupes interdisciplinaires soient formés dans une perspective ethnique", par exemple "chez les utilisateurs de drogues", puisque que "on entend qu’il peut y avoir des aspects socioculturels qui ont une incidence (dans la dépendance aux drogues), raison pour laquelle cette perspective devrait être intégrée".

 Ils relèvent en outre la nécessité que"des fonds soient affectés pour les recherches sur les maladies à propension ethnique et leur traitement ".

Ils indiquent également qu’il est "nécessaire " que soit établi"un quota de participation des afrodescendants aux propositions artistiques développées au niveau de l’état ainsi que la promotion de leur participation aux propositions qui ne proviennent pas de l’état ou privées et un quota de représentation des manifestations culturelles afrouruguayennes dans les propositions développées par l’État.

 En ce qui concerne la culture, ils soulignent qu’il est prioritaire que soient créés des espaces de formation et d’information sur les différents aspects de la culture afrouruguayenne et demandent donc l’affectation de fonds spécifiques"pour le développement de propositions de la culture afro dans lesquelles sont impliqués les afrodescendants".

 DEMANDES

 * Sanctions. Les afrodescendants demandent"l’application des sanctions contre des personnes, des organisations et les institutions dans lesquelles des actes de discrimination raciale et ethnique ont été commis".

* Curriculum. Les collectifs ont demandé que l’on intègre la perspective de la non discrimination raciale dans le curriculum des études de formation des maitres et des professeurs.

* Accès. Une autre demande est que soient menées des études"sur les difficultés d’accès à la culture pour élaborer des propositions".

 

http://www.larepublica.com.uy/comunidad/462784-los-afrodescendientes-reclaman-cuota-politica-sindical-y-laboral

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com