SANTIAGO.- Une vidéo diffusé sur les réseaux sociaux montrant l'arrestation d'un citoyen équatorien parce qu’il avait traversé au feu rouge a provoqué l’indignation de la communauté afrodescendante du Chili

 

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 Pour Marta Salgado, présidente d’une alliance qui rassemble les descendants des Noirs, ce qu’elle a vu est un "acte xénophobe." 

Selon Salgado, la vidéo montre est clairement une atteinte à la dignité du citoyen équatorien.

 

"Ce n’est pas possible qu’on lui ait mis des menottes aux pieds et aux mains, cela est une atteinte à la dignité de toute personne, et on n’aurait pas fait cela à une personne qui n’est pas noire. Cela démontre comment les agents du service public traitent les immigrants au Chili", dit-elle. 

La dirigeante affirme cependant que le fait n'est pas rare et que la discrimination et "la répression policière est très forte" contre eux. 

Salgado, présidente de l'ONG Oro Negro a également  affirme que sa propre famille a subi des actes xénophobes de la part de la police. "Sur la Plaza de Arica, on voulait faire ramasser à mes frères, qui sont désormais des ingénieurs de renom, des déchets qu’ils n’avaient pas jeté, et ont les a arrêté parce qu’ils ont refusé de le faire",  déclare Salgado. 


Salgado rappelle également le cas de José Corbacho, le travailleur du FOSIS qui avait dénoncé son limogeage qui selon lui avait été effectué à cause de la couleur de sa peau. 
L’émoi qui s’en était suivi avait provoqué le départ du directeur de l'entité à Arica et Parinacota. 

"En plus de Corbacho, nous avons aussi appris par les journaux que des groupes néo-nazis qui ont frappé de jeunes Cubains, simplement parce qu’ils sont noirs, et il y a déjà des faits semblables à Santiago. Lors de la Conférence + 5 en 2000, des collègues ont été battus parce qu’ils sont afrodescendants", rappelle Marta Salgado. 

Salgado indique que le racisme est aussi présent dans la recherche d’emploi, mais qu’il n’est pas explicite. Selon elle, c’est ce qui se passe pour les femmes afrodescendantes qui travaillent comme domestiques ou de faible protagonisme. "Il y a discrimination lorsque celles-ci appliquent dans les institutions et qu’on ne les considère que pour les emplois de bas niveaux", dit-elle. 

Traduit de  l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com

http://www.terra.cl/actualidad/index.cfm?id_cat=302&id_reg=1609341