afroeqCe lundi (25 octobre)à 11h30, les personnes prenant part à la Rencontre Régionale pour la Gestion Territoriale (Encuentro Regional por la Gestión Territorial) se sont rassemblés autour de tables de travail pour discuter sur les droits collectifs selon le point de vue du peuple afroéquatorien. Les participants ont également analysé le rôle que doivent jouer les gouvernements locaux (GADs)  dans l’application de leurs droits collectifs.

Diverses propositions ont surgi des tables de travail. Darío Quintero de San Lorenzo a par exemple affirmé que le peuple afroéquatorien est certes plus présent dans la société, mais, il estime qu’il est nécessaire de renforcer leurs organisations par le biais de la formation. Il a également demandé une plus forte présence des afroéquatoriens dans les espaces de décision et que la présence afro ne se fasse pas pour des raisons de quotas, mais pour respecter leurs droits.

Une autre participante a indiqué que beaucoup de personnes méconnaissent le sens des termes “politiques publiques” et “droits collectifs”, et il a donc suggéré qu’ils soient socialisés au niveau des communautés afroéquatoriennes.

Sacoto Cevallos de la Pastoral Afro d’Esmeraldas a expliqué que les politiques publiques constituent “un ensemble d’objectifs, de décisions et d’actions du Gouvernement pour résoudre les problèmes considérés comme prioritaires”. Ce leader comprend que les décisions doivent être prises en groupe, et il a donc invité les organisations à unir leurs efforts et à obtenir que les politiques publiques soient appliquées effectivement.

Pour sa part, Teresa Suárez de la communauté du Chota a fait ressortir le combat contre le racisme et la discrimination comme une des principales bannières de lutte de son peuple et un des facteurs principaux de la revendication de ses droits.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com