Par Maria José Cotrim

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C’est sous le président Lula que le thème de l'égalité raciale a gagné de l’espace aux niveaux institutionnels et gouvernementaux. Tout d'abord: avec la création du Secrétariat Spécial des Politiques de Promotion de l’Égalité Raciale, qui coordonne les politiques dans ce domaine auprès de différents ministères.

Pendant longtemps, on a débattu pour déterminer si le SEPPIR n’était simplement qu’un instrument décoratif ou uniquement un outil de contrôle du gouvernement avec différentes entités du Mouvement Noir.

Avec le temps sous l’administration Lula, le SEPPIR a acquis de nouvelles fonctions selon la demande et a commencé à agir comme un portail d'information et de protection des droits individuels et des groupes raciaux et ethniques victimes de discrimination et d’autres formes d'intolérance.

Lula étant sur le point de terminer son mandat, qu’adviendra-t-il du SEPPIR? Telle est la question qui que se posent sans discontinuer différentes organisations qui s’appuient actuellement sur les actions du secrétariat. Dilma Rousseff (PT) s’est engagée à continuer de prioriser les thématiques chères aux mouvements sociaux. Serra quant à lui n’a encore rien dit.

mouvementLe débat sur la question est encore miné dans divers milieux sociaux .Ce que beaucoup appellent la “suprématie des races” porte le nom de politiques publiques au SEPPIR.

En tenant compte de l’avis des mouvements sociaux, en 2003 fut instituée la Loi 10.639, qui détermine l'obligation de l’enseignement de l'histoire et de la culture afro-brésilienne et africaine dans les programmes scolaires.

En 2009 arriva le Programme Institutionnel d’Initiation Scientifique (Pibic) qui offre des bourses de 360 R$ par mois pour les étudiants entrés à l'université grâce à une action affirmative.

Dès mai 2010, le SEPPIR a commencé à coordonner le Programme de Concession de Bourses de Maîtrise et de Doctorat pour soutenir la production scientifique des étudiants noirs.

Pour les communautés des Quilombolas, la marque du gouvernement fut le Programme Brasil Quilombola (PBQ) qui vise à fournir aux quilombolas un accès à des services et à des produits de base, comme la santé, l'éducation, le logement, l'électricité et les droits fonciers.

Chaque mois, le Médiateur du Seppir reçoit et traite près de 400 lettres, 1200 courriels et 2800 appels téléphoniques selon l’organisme. Les demandes vont des orientations sur la manière de procéder en cas de discrimination à l'envoi de dénonciations de racisme.
On vit certainement une nouvelle ère pour le développement du mouvement noir au pays. La “ dette historique ” qui selon de nombreux sociologues est en train de diminuer. Des résultats sont là pour le démontrer avec certitude. Lula s’en va, mais le Mouvement se poursuit.

Les résultats effectifs montrent l'éclosion d’une participation plus effective des mouvements sociaux à la société. Les Noirs, les Tziganes, les représentants des religions africaines, les quilombolas... tous sortent renforcés et avec de réelles chances de survie et de participation dans les quatre prochaines années.

Un nouveau président, un nouveau défi.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/