Par: Jesus Chucho Garcia

Jesus La voz de afroamérica

L'expérience de gouvernements progressistes en Amérique latine travaillant sur les revendications des populations afrodescendantes, a été une constante au cours des dernières années

Nous avons fait le tour du pays, et surtout des circonscriptions où sont établies les communautés afrodescendantes au Venezuela. Nous avons également échangé avec les candidats à la députation à l'Assemblée nationale qui se sont engagés sur un agenda en termes législatif, de politiques publiques et d’affaires internationales en vue des élections du 26 Septembre.

Au cours de cette première décennie du 21ème siècle en Amérique latine et dans les Caraïbes, les différents mouvements sociaux afrodescendants ont élaboré des stratégies liées aux transformations sociales. C’est ainsi que dans les processus électoraux qui se sont produits dans des pays comme le Nicaragua, la Bolivie, l'Équateur et le Brésil, les afrodescendants ont conçu des agendas stratégiques approuvés par consensus avec les candidats à la députation aux Congrès et aux assemblées nationales, par lesquels ils ont scellé un engagement au niveau législatif en vue d’élaborer les lois et de créer espaces pour la mise en place de politiques publiques en faveur des dites communautés.

En Équateur avec Rafael Correa, on a pu voir que lors de l'élaboration de la Constitution de ce pays, les députés engagés ont créé un chapitre constitutionnel sur les communautés afroéquatoriennes. Avant les élections au Nicaragua, remportées par le Front Sandiniste, les populations afronicaraguayennes ont obtenu le respect juridique pour leurs territoires, leurs langues et leurs traditions. Ignacio Lula Da Silva s’est engagé lors de sa première campagne électorale dans la lutte contre la discrimination raciale au Brésil et a mis en pratique son engagement en faveur des Afrobrésiliens en créant le Secrétariat Spécial des Politiques de Promotion de l’Égalité Raciale et en donnant un statut juridique à la lutte contre le racisme.

Récemment, Evo Morales a apporté son soutien à la création d'une circonscription afrobolivienne qui a désormais un représentant à l'Assemblée Nationale Bolivienne et la loi contre la discrimination raciale y est sur le point d’être approuvée. Toutes ces réalisations sont issues d’un agenda des mouvements sociaux afrodescendants de ces pays progressistes et de la parole donnée par les candidats aux assemblées nationales et aux présidences qui se sont mis d'accord avec ces communautés.

En Venezuela
Lors de notre tournée des circonscriptions afrodescendantes, lorsque nous avons abordé l’agenda du 26 Septembre du point de vue législatif pour impulser la Loi Contre la Discrimination Raciale et la nécessité d’avoir une Loi sur la Culture inclusive des afrodescendants, la majorité des candidats progressistes aux élections législatives a pris cet engagement. Ils ont de même promis de faire avancer les politiques publiques pour renforcer l’éradication de la pauvreté, la qualité de l’éducation, la démocratisation de la propriété foncière avec les crédits qui vont avec, de soutenir la tenue du recensement qui inclura des questions relatives aux populations afrovénézuélienne, entre autres.

Mais au-delà de cet agenda local, régional et national, il a également été question de l’organisation international dans des projets comme l’ALBA et des projets internationaux conjoints comme l'ALBA et de projets internationaux pour avancer dans les reconnaissances des communautés afrodescendantes d’Amérique Latine et des Caraïbes, tout comme de la solidarité active avec l'Afrique, puisque ces projets ne demeureront possibles qu’avec les votes politiquement conscients des afrodescendants le 26 septembre prochain.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com