Quito (Pichincha).- Le Ministère de la Santé publique organise du 30 août au 1er septembre le Premier Congrès National Afroéquatorien “Salud, medicina ancestral e interculturalidad” (Santé, médecine ancestrale et interculturalité). C’est la première fois que l’état équatorien convoque invite à l’élaboration d’un agenda qui intègre la cosmovision du peuple afroéquatorien et ses pratiques médicinales au système de santé publique.

afroLe Ministre de la Santé, David Chiriboga, a inauguré ce mardi la rencontre à l’Université Andine Simón Bolívar.

Le Ministre Chiriboga a indiqué l’importance de surmonter les pratiques discriminatoires dans le pays, qui ont rendu invisibles les contributions des afroéquatoriens, et qui ont également signifié la négation de leurs connaissances ancestrales et culturelles.

Il a également souligné que le Congrès espère consolider l’information sur les maladies spécifiques, prévalentes et prioriser les interventions à partir du Ministère de la Santé Publique.

On sait par exemple que l’hypertension, le diabète et l’anémie falciforme sont des maladies constantes dans la population afroéquatorienne et il est nécessaire de générer des réponses spécifiques.

Pour le Ministère de la Santé Publique il est important que les services de santé se pensent et s’implémentent en coopération avec les populations intéressées, en tenant compte de leurs conditions économiques, géographiques, sociales et culturelles, de même que leurs méthodes de prévention, de pratiques curatives et des médicaments traditionnels, a indiqué le Ministre Chiriboga, afin d’offrir les solutions culturellement appropriées et qui encouragent le renforcement de la médecine ancestrale Afroéquatorienne.

La Docteure Myriam Conejo Maldonado, Directrice Technique de la Santé Interculturelle du Ministère de la Santé Publique, a souligné qu’on espère recueillir des suggestions de moyens et de contours de travail pour améliorer la santé de la population Afroéquatorienne, soulignant ainsi l’importance du Congrès comme un espace de réflexion pour rapprocher les services de santé publique d’une population diverses.

Des représentants de la population afroéquatorienne de l’ensemble du pays et d’importantes délégations des provinces de Guayas, Esmeraldas, Imbabura, Manabí et Pichincha ont été invités.

Irma Baustista, afroéquatorienne, fonctionnaire de Santé Interculturelle du MSP, a indiqué qu’il est fondamental qu’il y ait interrelation entre les différentes médecines, une seule ne peut avoir toutes les réponses. Il est nécessaire que la population elle-même dise de quelle manière elle veut qu’on s’occupe d’elle”.

Pour Cecilia Coroso, qui prend part au Congrès, il est important que l’on écoute la population pour travailler pour la population.

Pour nous, la santé ne commence pas lorsqu’une personne nait et encore moins lorsqu’elle meurt, la santé est une affaire de personne, mais aussi de la communauté. Il y a deux types d’alimentation dont a besoin une personne pour être en santé ;  celle du corps et celle de l’âme. Pour le corps, il y a des plantes et d’autres choses, et pour l’âme : la musique, l’art, la danse, la poésie. On ne peut pas considérer ces deux éléments séparément, mais plutôt comme un seul.”

La cérémonie se termine ce mercredi avec des commissions des panels, des tables de travail auxquelles prennent part des leaders communautaires, des techniciens, des spécialistes en santé, les fonctionnaires publiques et les autorités nationales./MSP

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com