Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a ratifié le Statut de l’Égalité Raciale, un texte qui a force de loi et dont le principal objectif est de corriger la discrimination historique dont a souffert  la population noire en mati`re d’opportunités et de droits.

Lula

La démocratie brésilienne  "est plus juste t représentative" avec l’entrée en vigueur du Statut et à présent  "nous sommes tous un peu plus noirs, un peu plus blancs, un peu plus égaux ", a déclaré Lula, cité par Prensa Latina, après la ratification de la novelle loi mardi dernier. Environ 90 millions de brésiliens sont de race noire, descendants des africains emmenés de force en tant qu’esclaves.

Initialement, le texte avait été proposé en 2000 par Paulo Paim, du Parti des Travailleurs  (PT-RS, le parti de Lula) qui était alors député.

En 2003, Paim dallait devenir sénateur et présenta de nouveau son projet de loi devant la Chambre Haute. Le Statut fut approuvé le 9 septembre 2009 par la  Chambre des Députés et le 16 juillet dernier par le Sénat.

   Jusqu’à son approbation, le Statut a été l’objet de plus de dix années de débats au Congrès National, durant lesquelles les députés ont rejeté les quotas prévus en faveur des noirs dans les universités et à la télévision et les fils, et les sénateurs ont retiré l’encouragement fiscal aux entreprises qui embauchent des personnes de couleur et les quotas en faveur des afrodescendants sur les listes électorales.

   Le Statut –qui compte 65 articles—établit que le Gouvernement doit mettre en marche des programmes et des mesures spécifiques pour réduire les inégalités raciales, propose des mesures de financement pour l’acquisition de logements par la population noire et met en marche le Système National de Promotion de l’Égalité Raciale (SINAPIR).

   La nouvelle loi rend également obligatoire l’enseignement de l’Histoire de l’Afrique, transforme la capoeira en un sport (avec l’assignation de ressources qui vient avec la) et autorise la libre pratique des cultes religieux africains.

   Malgré les critiques faites par les organisations afrodescendantes à cause du retrait des quotas du texte initial du Statut, le chef de l’État a souligné que la population noire "n’a rien perdu, elle a gagné, et beaucoup".

En plus du Statut pour l’Égalité Raciale, le président brésilien a signé le projet de loi par lequel est créée l’Université Fédérale de l’Intégration Luso-Afro-Brésilienne (UNILAB), qui contribuera à la formation académique d’étudiants des pays africains partenaires du Brésil.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga