afrovCaracas. Le Réseau des Jeunes Afrovénézuéliens (La Red de Jóvenes Afrovenezolanos) a élevé son chant de résistance lors d’une première rencontre qui a regroupé des membres de cette organisation appartenant aux états de Yaracuy, Aragua, Falcón, Carabobo, Miranda, District Capitale et une importante représentation de l’État de Vargas. L’événement s’est déroulé avec succès au Waraira Repano dès vendredi 12 juin avec pour objectif de relancer le travail du Réseau des Jeunes Afro (red Juvenil Afro) avec le soutien de l’INJ qui est chargé des politiques en faveur de ce secteur de la population.

"Soy Afro, mi gente, soy Afro, Afrodescendiente"(Je suis Afro, mes frères, je suis Afro, Afrodescendant) a constitué l’inspiration et le chant qui a motivé la jeunesse du réseau à participer à cette activité au cours de laquelle ont eu lieu des débats, des tables de travail, des conférences et des présentations audiovisuelles autour de la réalité de l’afrodescendante au Venezuela, l’Auto reconnaissance, la Discrimination raciale, l’Endoracisme* entre autres sujet indiqué par un communiqué de presse de l’INJ.

L’activité a pu compter sur la participation d’invités spéciaux comme Cristian Viscochea membre du Collectif Guerrilla Poética de Hip Hop, de l’État Vargas, Roraima Gutiérrez du Réseau Afro (Red Afro), le professeur Aristóbulo Istúriz de la Direction Nationale du Psuv (Directiva Nacional del Psuv), Jonathan Tabare, Président de l’INJ, qui ont apporté d’importants outils et de précieuses idées autour des thématiques de la rencontre.

Tabare a indiqué au nom de l’INJ, que la lutte de résistance afro est la même que celle des peuples originaires, que la jeunes révolutionnaire doit être identifiée avec ce processus de libération, le Venezuela étant la référence historique et à l’avant-garde de cette cause à travers la révolution bolivarienne.

Adalberto Cardona et Ronny Camacho, membres du comité organisateur de la rencontre ont indiqué par le biais d’une déclaration finale effectuée au Nuevo irco de Caracas qui a permis de réaffirmer l’auto reconnaissance de ce secteur des jeunes et la disposition à poursuivre la lutte contre la discrimination, le racisme, la ségrégation et l’endoracisme. Ils ont également lancé un appel aux institutions de l’État pour qu’elles continuent à approfondir la reconnaissance de la lutte afrodescendante en élaborant des politiques publiques en faveur de la population afro, en plus de tomber d’accord avec l’INJ sur la création d’un bureau de service intégral pour la jeunesse afrovénézuélienne et la réalisation au mois d’août d’un Festival Culturel Afrodescendant.


  Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com

*Endoracisme : Racisme manifesté envers sa propre race