Les représentants des provinces d'Esmeraldas, Imbabura, Guayas et Sucumbions ont pris part à la Première Rencontre des leaders du Peuple Afroéquatorien (Primer Encuentro de líderes y lideresas del pueblo afroecuatoriano) à laquelle participait également la Ministre en charge du Secrétariat des Peuples, des Mouvements Sociaux et de la Participation Citoyenne (SPPC), Alexandra Ocles.

oclesL'objectif de cette rencontre était de construire un agenda politique permettant de réaliser un travail coordonné entre le Gouvernement et la société civile.

Autre finalité de cette rencontre, le renforcement des organisations afroéquatoriennes et la génération d'une stratégie de travail servant à accomplir ce qui est écrit dans la Constitution de 2008, qui recueille les droits et les mandats de ce peuple.


José Chalá Cruz, secrétaire de la Corporation de Développement Afroéquatorien (Codae), a lancé un appel à l'union du peuple afro et a ajouté : “Nous sommes maîtres de notre destin et capitaines de notre âme”.

Il a de plus mis en évidence la nécessité de réécrire l'histoire, une histoire qui est exclusif et qui devrait reconnaitre les contributions de tous les acteurs de la construction de l'État.

Alexandra Ocles a pour sa part indiqué que  “Ce moment est important  pour établir une feuille de route qui servira à renforcer l’intégration du peuple afroéquatorien dans ce nouveau contexte politique, qui a donné des espaces et des instruments pour garantir des devoirs et des droits comme la mise en vigueur du Plan Plurinational pour éliminer la discrimination raciale et l'exclusion  ethnique et culturelle, par le biais d u décret Nº 60  du 28 septembre 2009, qui de plus déclare comme politique d'État l'élimination des différentes formes et pratiques de discrimination raciale”.

Elle a également souligné que le travail conjoint entre l'État et la société civile se verra reflété dans l'implémentation de politiques publiques qui ont pour objectif le traitement équitable et la génération d'opportunités pour toutes les personnes.

Enfin, elle a indiqué que cette rencontre ouvre la possibilité pour le peuple afroéquatorien de construire de nouveaux outils politiques garantissant le renforcement organisationnel, au-delà des différences”.

Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com