• Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga


quilomboLa Rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit à un logement convenable, Raquel Rolnik, a prévenu que le retrait des titres de propriétés de la terre aux habitants des communautés fondées par les esclaves libérés  -connus sous le nom de quilombos –contreviendrait aux obligations internationales du Brésil en matière des droits humains.

La Cour Suprême du Brésil émettra un arrêt sur la constitutionnalité d’un décret qui réglemente les titres de propriété à ses communautés.

"Ce décret est un des différentes mesures visant à compenser la dette historique de la nation envers les communautés touchées par des siècles de domination et de violation de leurs droits", indique Rolnik.

Elle a ajouté que si le décret était considéré comme étant inconstitutionnel, se socavaría le droit des communautés quilombolas à accéder à terre et aux ressources naturelles, ce qui enfreindrait entre autres convention le Pacte International des Droits Économiques, Sociaux et Culturels dont le Brésil est signataire.

Même si elles sont reconnues dans la législation nationale, les quilombolas sont dans une situation de vulnérabilité extrême face aux expropriations forcées et aux menaces des propriétaires terriens, des compagnies minières et des projets de développement qui cherchent à prendre possession de leurs terres et de leurs ressources naturelles.