venezPortraits des héroïnes afrodescendantes de l’indépendance, des livres d’auteurs qui ont touché la culture des peuples descendants d’Afrique, des photographies et des vidéos sur l’afrovénézueanité font partie de l’exposition qui a débuté ce vendredi à la Bibliothèque Nationale.

215 ans après l’insurrection de José Leonardo Chirino dans la Serranía Coreana et 156 ans après l’abolition de l’esclavage arrive cette exposition dans la salle permanente des Exposition de la Bibliothèque pour rendre visible les communautés qui ont été historiquement exclues du patrimoine historique

Selon le directeur de la Bibliothèque Nationale, Ignacio Barreto, au-delà de l’insurrection de José Leonardo Chirinos, l’exposition vise à mettre en avant les acteurs de l’émancipation vénézuélienne.

Nous savons qu’une fois que Bolívar décide de mener la cause de l’Indépendance, l’un de ses premiers gestes fut de donner la liberté aux esclaves, il savait ou il avait l’intuition que le soutien de la masse populaire, de ceux qui constituaient les afrodescendants, les indigènes et les  pardos était important”, indique-t-il.

Dans ce sens, le directeur des Archives Générales de la Nation (AGN), Luis Pellicer indique que le projet antiesclavagiste de Bolívar s’est vu frustré par les oligarchies de l’époque qui s’opposèrent également au projet unitaire nuestroamericano du Libertador.

De plus, Pellicer souligne que le mouvement de José Leonardo Chirinos constitua l’insurrection qui lança la révolution indépendantiste.

venez1“C’est le premier haut fait clairement républicain et indépendantiste mené sur les terres vénézuéliennes. À Macanillas débuta la révolution que nous poursuivons actuellement au Venezuela, en Amérique Latine et dans les Caraïbes”, indique-t-il

L’ AGN a intégré dans cette exposition sur l’Afrovenezuelanité une partie de la recherche effectuée sur Chirino et dans laquelle sont démontrés les niveaux d’organisation des insurgés de Macanillas à l’époque.

Dans cette documentation sont reflétées les réunions qui se sont déroulées  avant que se produise ce  mouvement insurrectionnel, les systèmes de communication utilisés par les noirs dans les Serranías de Coro. La musique était un facteur principal comme instrument de communication, ils communiquaient à travers les tambours”, explique-t-il.

Il réfute également la version historique traditionnelle qui soutient que l’insurrection de Chirino fut “un mouvement des noirs motivés par l’eau-de-vie”.

Des titres comme Africanas, esclavas y cimarrones, de Jesús Chucho García; Vida de esclavos negros en Venezuela, de Miguel Acosta Saignes; El Rebelde Negro Miguel, de Manuel Pérez Vila, et África en el corazón de Venezuela, de Maurice Belrose font partie des livres exposés. L’exposition “215 años de la insurrección de José Leonardo Chirino y 156 años de la abolición de la esclavitud”(215 ans après le soulèvement de José Leonardo Chirino et 156 années après l’abolition de l’esclavage ) est auoverte au public en général et se déroule dans la salle permanente des exposition de la Bibliothèque National, Foro Libertador, situé au bout de l’ Av. Panteón, dans la ville de Caracas.

Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga  http://guyzoducamer.afrikblog.com/

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