Le peuple afroéquatorien a présenté ses revendications au gouvernement. Il souhaite que le Plan Plurinational devienne une Loi afin d'éviter la discrimination raciale.


 
OclesLe peuple afroéquatorien a élaboré un programme  politique, économique et social qui sera examiné par les pouvoirs exécutif et législatif afin de répondre à leurs besoins.

David Quinonez, secrétaire général du Conseil National de l'Unité Afroéquatorienne  (CONAUE) indique que depuis Décembre, ils travaillent en coordination avec le gouvernement à l'élaboration des propositions.

Quinones affirme que leurs revendications sont axées sur la participation effective de la population afroéquatorienne à la structure étatique.

En ce sens, selon lui, toutes les approches s'articulent autour de décret exécutif no 60, publié par le président Rafael Correa le 28 Septembre 2009, qui établit les politiques du Plan Plurinational visant à éliminer la discrimination raciale et l'exclusion ethnique et culturelle.

Le dirigeant afroéquatorien déclare que leur objectif est que le décret soit élevé au rang de Loi  pour qu'il y ait une égalité ethnique, notamment dans le secteur public et que cela soit proportionnel au total de leur population. Ce qui n'est pas encore le cas.

À ce jour, ces préoccupations sont connues pour le Président de l'Assemblée, Fernando Cordero, qui les a reçus ces derniers jours.

La première demande de ce groupe ethnique  concerne la réalisation d’un recensement national pour connaitre le nombre exact d'Afroéquatoriens sont présents dans le pays.

Ocles1En termes de développement productif, le peuple afroéquatorien insiste sur l’accès à une ligne de crédits préférentiels.

"En tant que groupe exclu de ce pays, nous n'avons aucune garantie. Les banques privées et même la Banque Nationale de Développement (Banco Nacional de Fomento) accordait des crédits seulement à ceux qui ont des garanties. Nous proposons que le projet garantisse les crédits", dit-il.

Le 27 avril dernier, ils ont présenté leurs propositions à la Secrétaire aux Peuples, Alexandra Ocles lors d’une rencontre à l’l'Université Polytechnique Salésiana de Quito.


À cette occasion, ils ont revendiqué leurs droits collectifs, sans écarter l’attention en matière d’éducation, de santé, d’infrastructures, de routes, de circonscriptions territoriales et de participation aux instances décisionnelles.

Pour sa part, Ocles, qui est d'origine afroéquatorienne, était heureuse que son peuple vive l'expérience d'un processus de réflexion. Toutefois, elle a souligné que la participation ne devrait pas être acquise en partant d’une position de protestation, même si les afroéquatoriens ont des raisons suffisantes de le faire, mais plutôt comme un mode d'expression.

La Secrétaire aux Peuples a indiqué qu’elle travaille à la diffusion du Plan Plurinational, en vue d'influencer l'imaginaire collectif.

Pour sa part, le Ministère Coordonnateur des Politiques est également engagé dans ce processus de construction sociale. Au nom de la Ministre Doris Soliz, Diego Jaramillo travaille directement sur cette question. Hier, devait avec la Ministre Soliz se tenir une réunion qui a été écartée par Quinonez qui a ajouté que la fonctionnaire connait déjà l'agenda du peuple afrodescendant.

Pour sceller le rapprochement avec le régime, mardi soir, le groupe social a organisé une veillée de soutien à la démocratie aux environs du Palais Carondelet, situé dans le Centre Historique.

José Chala, Secrétaire Exécutif de la Corporation de Développement Afroéquatorien (CODAE), a exprimé sa satisfaction pour l'attitude du mouvement afroéquatorien et a insisté sur le fait que le mieux c’est que les idées de développement proviennent de ces derniers.

 
Les chiffres du dernier recensement, effectué en 2001, ont enregistré 604 000 afroéquatoriens dans le pays.

David Quinonez, Secrétaire Général du Conseil National de l’Unité Afroéquatorienne (CONAUE) a indiqué qu’il est nécessaire que le Recensement de la Population qui aura lieu cette année fasse une analyse ancestrale des individus en plus de tenir compte des caractéristiques techniques.

Il explique que le chiffre est erroné, car seulement à Guayaquil on retrouverait ce nombre d’afrodescendants, et sans tenir compte d’autres régions du pays comme Esmeraldas et le Chota.

Pour sa part, José Chala, Secrétaire exécutif de la Corporation de Développement Afroéquatoriens (CODAE), a précisé que l'INEC travaille à la formulation des questions appropriées pour le recensement de Novembre. Toutefois, a indiqué qu’en 2008 fut créé au sein de l'INEC une Commission Statistiques pour les populations autochtones, afroéquatoriennes et les Montubios ont récemment été intégré.

"Nous sommes prêts pour le recensement en Novembre, " affirme-t-il. (VG)

Veronica Galarza
vgalarza@telegrafo.com.ec
Reporter - Quito

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/