- Lilian Mejia: Lilian.mejia@laprensa.hn

San Pedro Sula, Honduras

“Ma vie c’est l’agriculture, j’aime cultiver le manioc et fabriquer mon pan de coco Pain de noix coco)”, indique doña Martha Bermúdez, une garífuna de 59 ans qui conserve ses racines vivantes et elle les a inculqué à ces enfants.

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Doña Martha Bermúdez es muy conocida por el delicioso pan de coco que hace y vende.

Pour doña Martha, enraciner ces coutumes caractéristiques de la communauté Garifuna n’a pas été chose facile, mais elle a fait tout son possible pour transmettre à sa famille les nourritures, la musique, la danse et l’ensemble de la culture de son peuple.

Alors que l’on commémore les 213 ans de présence garífuna au Honduras et en Amérique Centrale, elle a prévu d’apporter son Soutine à toutes les activités dans la communauté où elle réside: Tornabé, Tela.

Doña Martha et la population de toutes les communautés garífunas du Honduras profitent de cette date (le 12 avril) pour rappeler au monde qu’ils sont présents et qu’ils sont un peuple qui a survécu malgré les obstacles.

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C’est en mars 1797 que 5080 garinagu furent expulsés de San Vicente. Ils arrivèrent à Punta Gorda, Roatán, le 12 avril de la même année. Par la suite, ils migrèrent à Trujillo et s’installèrent tout au long de l’est et de l’ouest du littoral atlantique de l’Amérique centrale.

De nos jours, 213 ans après leur arrivée au Honduras, la majorité des garífunas sont installés dans les départements de Cortés, Atlántida, Colón, Islas de la Bahía et Gracias a Dios.

Céleo Casildo, président de l’Organisation de Développement Ethnique Communautaire, Odeco affirme qu’il ne s’agit pas d’une célébration, mais d’une date symbolique, mémorable et importante.

C’est un souvenir. On réaffirme notre histoire, le processus de lutte infatigable de la communauté pour conserver sa liberté et impulser son développement intégral et durable. Cette date nous indique que nous devons continuer la lutte pour construire des espaces d’inclusion et de participation égalitaire, susciter l’intérêt de la population en général pour nos défis et nos contributions”, explique Casildo.

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Il indique que parmi les résultats les plus importants, il y a le décret législatif 70-96, qui déclare le 12 avril de chaque année Journée de l’Ethnie Garífuna du Honduras. Ce décret, qui est la première loi qui reconnait leur présence dans la vie nationale, les a motivé à commencer à maintenir leurs coutumes avec plus d’ardeur.

La communauté s’est battue contre l’appauvrissement.Il est important qu’elle soit intégrée dans le budget et dans les agendas du pays et que l’on cesse de la voir comme un objet, comme ça a été le cas jusqu’à présent”, indique Casildo.

Il affirme que parmi les obstacles les plus importants pour leur développement se trouvent l’exclusion et le manque de volonté politique de les faire participer au processus de développement.

Peu à peu, il y  a eu une sensibilisation pour permettre des conditions d’égalité entre hommes et femmes afrodescendantes. Il reste encore des choses à faire, mais il y a eu des avancées significatives”, assure-t-il.

Luis Zúniga, président du patronnat de Tornabé partage l’opinion de Casildo et affirme que les progrès qu’ils ont réalisés sont dus à leurs propres mérites.

Dans sa communauté, le plus grand combat est de faire que l’ensemble des habitants, dèsleur enfance, parlent la langue pour ne pas perdre leur identité.

Ça été difficile, surtout parce que dans les écoles cela ne fait que deux années qu’il y a des maitres qui parlent garífuna”, indique Zúniga.

Il ajoute que 85% de la population peut parler garífuna et ils sont en train de travailler pour que les 15% restants le fassent également.

Un village garífuna est facile à distinguer non pas seulement par la couleur de peau de ses habitants. Ces communautés se distinguent par leurs coiffures traditionnelles de tresses pour les femmes et les hommes.

Ils sont également connus pour leur danse et dans toutes les communautés, il existe au moins un groupe qui la pratique.

La nourriture est une autre de ses caractéristiques, comme le pan de coco et la machuca.

Selon eux, leur boisson populaire, le guifiti, ne doit pas être consommée comme si elle était alcoolique, mais plutôt comme un liquide qui élève l’esprit et le courage de leurs peuples.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/