Environ 600 afroaméricains furent attaqués par la police au début d’une marche pour exiger leurs droits de vote.

Le président affirme que malgré tous les progrès réalisés, il reste encore beaucoup à faire.

SELMA

El Financiero – Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

.- Le président Barack Obama a commémoré ce dimanche le 45ème anniversaire du dénommé "Dimanche Sanglant", lorsque quelques 600 afroaméricains furent attaqués par la police alors qu’ils entamaient une marche à Selma, en Alabama, pour exiger leurs droits de vote.

"En ce jour, il y a 45 ans, des centaines d’hommes et de femmes courageux se rassemblèrent dans la petite ville de Selma, en Alabama, pour annoncer aux monde qu’ils faisaient aussi partie des États-Unis", a indiqué Obama alors qu’il était réuni avec des législateurs et des leaders afroaméricains à la Maison Blanche.

Obama, le premier président d’origine afroaméricaine a affirmé que malgré tous les progrès réalisés du point des vue des droits civils depuis "cette journée terrible à Selma", il y a encore plus à faire.

Le  7 mars 1965, des agents de la police de l’état de l’Alabama  attaquèrent les marcheurs afroaméricains alors qu’ils essayaient de traverser le pont Edmund Pettus à Selma au début d’une marche de

86 kilomètres

à Montgomery, la capitale de l’état.

L’attaque, captée par les caméras de télévision et retransmis dans l’ensemble du pays, réveilla la conscience des états-uniens sur l’importance du  droit de vote et de l’ensemble du mouvement pour les droits civils.

Quelques jours après l’attaque qui envoya à l’hôpital 50 personnes et fit de nombreux blessés, le président Lyndon B. Johnson envoya au Congrès un projet de loi interdisant la discrimination des minorités dans le registre électoral.