29 novembre 2009

Les afropéruviens acceptent le pardon de l’État Péruvien, mais veulent des droits

afrop

Lima- (PL) Les  afrodescendants péruviens qui représentent près de trois millions de personnes considèrent comme positif le fait que l’État ait décidé de leur demander pardon pour les injustices, mais ils veulent des politiques et des mesures effectives contre la discrimination.

C’est ce qu’ont indiqué les dirigeants des regroupements afropéruviens après la publication d’un décret demandant pardon à cette minorité pour les abus, l’exclusion et la discrimination qu’elle a subi historiquement depuis l’arrivée de leurs ancêtres en tant qu’esclaves durant la colonie espagnole.

Le texte admet la subsistance des comportements de ce type, considérés comme arriérés et qui représentent une barrière pour le développement social, économique, éducatif et au travail de la population en général.

Il reconnait les contributions du peuple afropéruvien à l’affirmation de l’identité nationale, la diffusion des valeurs et la défense nationale et annonce que le pardon et la reconnaissance de ce secteur social seront exprimés lors d’une cérémonie publique.

Le décret précise que lors de cet acte public "seront exaltés les vœux pour l’égalité et la justice, symboles de la construction d’une société plus juste et tolérante", et charge le Ministère de la Femme et du Développement Social de dicter des politiques pour le développement du peuple afropéruvien.

Les membres du gouvernement comme le ministre des affaires étrangères, José García Belaunde, et la ministre de la Femme , Nidia Vílchez, ont souligné la pertinence du geste et ont indiqué que l’État devait demander pardon plus tôt.

Virginia Zegarra, représentante de l’Association Racines Afropéruviennes de Lima ( Asociación Raíces Afroperuanas de Lima) a salué le décret, mais a prévenu que loin de rester en paroles, il doit se traduire en mesures et en décisions politiques pour que "nos droits soient reconnus et qu’ils deviennent réalité".

Elle a également proposé la réalisation d’un recensement pour déterminer le nombre d’afropéruviens, puisque seuls des calculs historiques existent,  selon lesquels ils constituent 10% de la population soit quelques 2 800 000 personnes.

Paul Colino Monroy, du Mouvement Noir Francisco Congo (Movimiento Negro Francisco Congo) né en 1986 pour defender les droits des afrodescendants, dit que malgré l’approche du 115ème anniversaire de la fin de l’esclavage au Pérou (le 3 décembre 1854, décrété par le Libertador Ramón Castilla) l’inclusion sociale des Noirs est encore loin d’être une réalité.

Dans certains endroits comme les supermarchés ou les banques, des méthodes subtiles empêchent les Noirs d’accéder aux emplois comme les indigènes andins ou amozoniques.

Au Pérou –critique-t-elle- il existe des lois qui proscrivent et interdisent la discrimination raciale, mais dans les faits, les Noirs ne disposent pas des mêmes facilités que les autres, bien que ce qu’on appelle les négritudes, l’influence africaine ait une forte présence dans l’identité diverse des péruviens.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

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Marche des noirs nicaraguayens de Bluefields pour la terre

Heberto Jarquín

END - Bluefields/ RAAS - Source : El Nuevo Diario

Traduit de l'Espagnol Par Guy Everard Mbarga

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Reprenant en chœur le refrain Back to the land” (Retour à la terre), ce vendredi matin, des centaines d’hommes, de femmes, de jeunes, de vieux et des enfants appartenant à la communauté noire de la ville caribéenne de Bluefields, ont marché dans les rues en brandissant des machettes, et ont par la suite pris plusieurs lots situés à la périphérie nord pour revendiquer leur droit à une terre pour vivre et à cultiver.

Le dirigeant de ce mouvement,  Carlos Alberto Chamorro (nom inhabituel chez les noirs de Bluefields), est monté sur la terrasse d’un édifice et de là, a harangué ses compatriotes en leur disant de ne pas se décourager et à faire prévaloir leur droit à habiter et à travailler sur la terre qui a appartenu à leurs ancêtres, et qui aujourd’hui est entre d’autres mains.

Il a pris comme exemple le cas de l’ancien conseiller du PLC, José Fernández, qui s’est signalé en prenant possession et en vendant illégalement une grande quantité de lots urbains, pour rentrer par la suite de là où il vient, puisqu’il n’est pas de Bluefields.

Pour sa part, le conseiller régional créole, Guy Cox Wallace, a fustigé le député du PLC Francisco Sacasa Urcuyo, en le taxant de propriétaire terrien peu scrupuleux qui a brûlé des ranchs, persécuté , emprisonné et tiré sur des paysans pour leur enlever leurs parcelles.

Le professeur d’université et leader noir, Leo Joseph, a indiqué que les habitants de la côte ont commencé à perdre leurs terres depuis que José Santos Zelaya a annexé La Moskitia au Nicaragua et a partagé les meilleures parcelles entre sa suite et l’aristocratie de l’époque.

Cependant, le problème à la RAAS (Région Autonome de L'Atlantique Sud) est encore plus délicat, du fait que plusieurs personnes  se disent propriétaires privés de territoires entiers que les afrodescendants et indigènes caribéens revendiquent comme étant des territoires communautaires.

Mêmes les lots pris vendredi par la communauté créole font partie d’un terrain qui appartiendrait à la Force Navale de l’Armée du Nicaragua et à l’Université Uraccan.

Joseph précise que les noirs ont toujours vécu en paix, et que la prise des terres est symbolique et qu’ils ne veulent pas de conflits avec personne. C’est la raison pour laquelle il a proposé un dialogue qui respecte le droit les habitants de la côte à la terre, comme consigné dans la Loi 445 sur le Régime de Propriété Communautaire ( Ley 445 sobre Régimen de Propiedad Comunitaria) et la Loi 28 sur le Régime Autonomique de la Côte Caribéenne du Nicaragua ( Ley 28 sobre el Régimen Autonómico de la Costa Caribe Nicaragüense).

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28 novembre 2009

scènes de vie des afrocolombiens de Guapi

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Guapi est un port situé sur la côte pacifique colombienne.

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Source : Kaos en la Red

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Les afrobrésiliens aussi ont un important pouvoir de consommation

Par Thiago Terra, de Mundo do Marketing | thiago@mundodomarketing.com.br 

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

afroPolitique de quotas dans les universités du Gouvernement, férié national de la Conscience Noire, marques lançant des produits spécifiques à la peau noire, l’industrie du jouet lançant des poupées afrodescendantes. La culture noire est en pleine insertion, même timidement, dans le contexte Marketing des entreprises.

Des marques comme Niely, par exemple offrent des lignes de produits pour la clientèle noire, et ainsi, gagne un marché de près de 94 millions de personnes, selon João Bosco de Oliveira Borba, président de l’Association Nationale des Collectifs d’Entrepreneurs AfroBrésiliens ( Associação Nacional dos Coletivos de Empresários e Empreendedores Afro-brasileiros-(ANCEABRA).

Niely a relancé cette année une ligne de Permanente Afro. Malgré une présence de 20 ans sur le marché, ces produits ont gagné une plus grande importance pour la marque et sur les points de vente récemment. Mais la reconnaissance de la culture afro-descendante sur le marché brésilien est loin de l’idéal selon Maurício Pestana, président du Conseil Éditorial du magazine Raça Brasil. Il pense que la visibilité des noirs à la télé, par exemple se produit principalement dans le football et lors du carnaval.

Bien que l’image de la mulâtresse occupe la place de symbole de la culture et de l’ethnie brésilienne à l’étranger, au Brésil,  les références aux noirs sont peu nombreuses – comme Playmobil qui a récemment lancé des poupées noires pour célébrer la Journée de la Conscience Noire - dans divers secteurs selon l’opinion de Maurício Pestana.

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D’autre part, João Bosco affirme qu’aujourd’hui, il y a déjà 247 000 noirs intégrés au programme gouvernemental ProUni (Programme Université Pour Tous) et des entreprises étudient le lancement d’appareils cellulaires et même de véhicules spécifiques pour les afrodescendants.

La stratégie Marketing pour relancer la ligne Permanente Afro de Niely cette année se focalise principalement sur le point de vente. Auparavant, la marque investissait dans les médias et par la suite sur le PDV. “Actuellement nous avons une équipe formée pour s’occuper des clients dans les boutiques et nous investissons dans des actions de relation”, explique  Delane D’Azevedo, gérante de produit de Niely et responsable de ligne Permanente Afro.

L’action de relation à laquelle fait référence la responsable ce sont des coiffeurs présents dans les boutiques Niely éliminer les doutes et enseigner aux consommateurs l’usage correct des produits de la ligne “Nous investissons également dans du matériel différencié sur le point de vente (PDV) car c’est là que le client est le plus impacté par la marque ”, affirme Delane dans une  interview accordée à Mundo do Marketing.

Ce changement de stratégie de Niely a été initié il y a cinq ans et inclut, en plus des investissements consistants dans les PDV, ces événements techniques pour les collaborateurs, des actions de merchandising étalées comme des stratégies média et des matériels imprimés. “En plus de ça, nous avons un projet de partenariat avec des entreprises qui opèrent déjà sur le marché de la vente  porte à porte ”, indique Delane à notre site.

L’importance de la culture africaine est reconnue depuis des milliers d’années. Selon Elisa Larkin Nascimento, professeure de l’Institut de Recherches et d’Études Afrobrésiliennes (Instituto de Pesquisas e Estudos Afro-Brasileiros) les plus importantes avancées technologiques se sont produites en Afrique, de la civilisation à la première écriture. Aujourd’hui, la classe des consommateurs noirs du Brésil est composée de 79 millions de personnes qui ont des besoins comme l’identification de leurs origines, disposer de produits spécifiques à leurs caractéristiques et d’une représentation dans les médias de communication.

Ces données font partie d’un travail de recherche présenté par João Bosco au cours de l’événement Réflexion sur la Culture Afro (Reflexões Sobre a Cultura Afro) organisé par ESPM Rio. L’étude démontre que 45% des consommateurs noirs souhaitent avoir une nouvelle voiture,  88% consomment des cosmétiques et 65% d’entre eux  cherchent des produits de beauté spécifiques. “La question noire doit être traitée avec respect et être acceptée par la société ”, affirme Bosco.

Le président de l’ANCEABRA indique qu’il est en contact avec des entreprises du secteur de la téléphonie mobile et de l’automobile pour lancer au Brésil des appareils cellulaires et des véhicules spécifiques aux consommateurs noirs . “C’est une forme d’inclusion du noir sur le marché des consommateurs ”, précise-t-il.

Le magazine Raça Brasil s’adresse aux afrodescendants et 70% de ses ventes se font à São Paulo. Ce qui est surprenant, c’est que la capitale de Bahia, Salvador – où les noirs représentent plus de 80% de la population locale – il se situe à la sixième place en terme de ventes, derrière Rio de Janeiro (2º) et Porto Alegre (3º). "Le problème est que Raça Brasil est le seul sur le marché et pour satisfaire tous les noirs c’est difficile”, souligne le président du Conseil Éditorial du magazine Raça Brasil, Maurício Pestana.

Pour Pestana, l’insertion du noir dans les médias de communication doit être revue. Selon lui, il y a plus de noirs à la télévision au Danemark qu’au Brésil. En chiffre, l’évidence est encore plus importante. “Nous ne sommes que 1,3% des étudiants du PUC SP. Le 23 novembre 2002, le journal national de la Rede Globo a eu pour la première fois un présentateur afrodescendant, mais c’était un samedi, et il remplaçait des présentatrices en congé ”, souligne-t-il.

Le pouvoir de consommation des afrodescendants peut être mesuré par le nombre de ventes de la première édition du magazine Raça Brasil, lancé en septembre 1996. Selon Pestana, 280 000 exemplaires ont été vendus lors du premier tirage de la publication. Il s’agit d’un record qui reste en cours jusqu’à présent”, complète-t-il.

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Mois de la conscience Noire au Brésil : Une exposition sur Obama et Luther King

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

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Sao Paulo (EFE).- Une exposition sur le président américain Barack Obama, et le leader des droits civils Martin Luther King a été inaugurée mardi à Sao Paulo comme un "miroir" des conquêtes de la race noire.

L’exposition "Yo tengo un sueño: De King a Obama - La saga negra del Norte", (J’ai fait un rêve : de King à Obama – La saga noire du Nord) a été lancée au Musér Afro Brésil ( Afro Brasil) de Sao Paulo dans le cadre des célébrations du mois de la Conscience Noire.

L’exposition réunit des photographies, des articles de campagne politique, des vidéos et des peintures du chef d’état faites par des artistes brésiliens, complétées par un autre matériel graphique sur la lutte pour les droits civils menée dans les années 70 par le pasteur Martin Luther King (1929-1968).

"Nous avons décidé pour le 20 novembre, Journée de la Conscience Noire  de rendre hommage à un personnage hyper important, mieux à deux personnages très importants qui étaient et sont Martin Luther King et le président des États-Unis Barack Obama", a indiqué à Efe le directeur du musée Emanoel Araújo.

Le directeur a expliqué que les "conquêtes" du Pasteur évangélique et de l’actuel dirigeant des États-Unis "sont des miroirs pour toute la communauté internationale, qu’elle soit afroaméricaine ou non ".

Diverses villes brésiliennes ont célébré le 20 novembre dernier la Journée de la Conscience Noire, par des programmations, dans plusieurs cas, se prolongeront jusqu’à la fin du mois.

L’exposition sur Obama, qui sera ouverte au public jusqu’au 25 janvier coïncide à Sao Paulo avec le séminaire International "Inclusión y exclusión del negro en Estados Unidos y Brasil". (Inclusion et exclusion du noir aux États-Unis et au Brésil)

Selon Araújo, l’exposition vise à "faire une métaphore entre les conquêtes américaines, du Nord, et les nôtres, du Sud"

"D’un côté, il y a toutes les conquêtes nord-américaines, malgré le préjugé, malgré la colère, et d’autre côté, bien que le Brésil a eu une président mulâtre, comme Nilo Peçanha (1909-1910), ver que par la suite, des changements ne se sont pas produits dans le pays", a-t-il souligné.

Araújo a invité onze artistes plastiques à l’exposition, dix brésilien et un américain, à produire des œuvres sur Obama.

"L’exposition a été organisée pour servir d’exemple, de miroir pour la communauté brésilienne, pour la communauté de Sao Paulo et pour une profonde réflexion sur la question de l’inclusion sociale et les politiques publiques en faveur de l’homme afrodescendant, de l’homme noir brésilien", précise-t-il.

La programmation du Musée pendant le Mois de la Conscience Noire inclut en plus des expositions photographiques et des bandes dessinées du continente africain, une rencontre entre photographes afroaméricains et brésiliens, des spectacles de musique noire de l’état de Bahía situé dans le nord-est et la présentation du livre "Texto de negros y sobre negros", de Araújo.

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Le Président Tanzanien invite les businessmen Jamaicains à investir dans son pays

Par ALICIA DUNKLEY Équipe de journaliste du Jamaican Observer dunkleya@jamaicaobserver.com

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga

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Le Président de la République Unie de Tanzanie Jakaya Mrisho Kikwete a invité ce jeudi les Jamaïcains à renforcer les liens d’affaires avec ce pays qui selon lui dispose  'de très nombreuses opportunités ' et d’un climat d’investissement  'favorable'.

Le Président Kikwete s’adressait aux deux chambres du parlement spécialement réunies ce jeudi à la Gordon House à Kingston,  dans le cadre des activités prévues lors de sa visite d’état de trois jours dans l’Île et qui a pris fin ce vendredi.

Le président Tanzanien a affirmé que bien qu'il existe une longue histoire de coopération entre les deux pays, entamée par ses prédécesseurs, il est désireux de voir ces liens renforcés et développés à des niveaux plus élevés.

"Ma visite ici va dans ce sens, et jusqu’ici, tout va bien,"  a indiqué le dirigeant Ouest Africain.

"Je voudrais également voir une coopération approfondie entre nos deux communautés d'affaires.

"Nous voulons voir des entreprises Jamaïcaines - dans l'artisanat, le tourisme et dans tout autre secteur de leur choix. Il y a énormément d’opportunités dans l’agriculture, les mines, l’industrie manufacturière,  de même que dans les TIC, la santé et l’éducation. Le climat d’investissement en Tanzanie est favorable," a indiqué le Président Kikwete  aux parlementaires. L’économie tanzanienne, a-t-il ajouté, a connu une croissance annuelle consistante de plus de 7% au cours des dernières années, même si elle a dû être revue à la baisse, passant de 8% à 5% cette année à cause de situation économique difficile actuelle.

Kikwete, qui a également indiqué qu’il souhaitait voir  'une coopération culturelle plus étroite' entre les deux pays et a lancé un appel supplémentaire pour un partenariat en vue de développer la musique et les sports. Il a exprimé son intérêt de voir des entraineurs jamaïcains aider à développer le talent des athlètes Tanzaniens, compte tenu des succès de la Jamaïque.

Dans le même temps, le président Tanzanien a affirmé que bien que l'Afrique puisse sembler être  'inhospitalière' pour beaucoup à cause de multiples descriptions qui sont  "malencontreuse et fausses... il y a beaucoup de bonnes choses qui se passent en Afrique ".

Selon le président: "L’Afrique est un immense territoire 40 millions de kilomètres carrés et de 54 pays... les idées fausses et choquantes sont un affront pour beaucoup de pays en Afrique qui se portent bien et qui sont en paix avec leurs voisins et avec le monde."

Le Premier Ministre  Bruce Golding dans son discours de bienvenue a félicité le Président Kikwete pour son leadership à la tête de la Tanzanie malgré les défis.

"Félicitations pour le programme de transformation ambitieux dans lequel vous vous êtes engagés, la libéralisation économique, les réformes fiscales et structurelles nécessaires bien que douloureuse, la diversification de votre économie, la privatisation et le soutien au secteur privé, vous avez bien fait," a indiqué Golding.

Il a affirmé que la Jamaïque était engagée à soutenir la Tanzanie de toutes les façons possibles.

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Le beurre de karité Ougandais pour adoucir la dureté de la récession

Par Todd Johnson - The Grio

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga

Ssanyu Birigwa et sa sœur  Mirembe ont un seul mot à dire concernant la difficile situation économique actuelle : " Merci."

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Après la perte de leurs emplois de serveuse et assistant exécutif d’une organisation à but non lucratif respectivement, les sœurs ne se  sont pas lissées abattre – elles ont fait preuve de créativité.

"Étant donné que les choses ont mal tournées, nous avons décidé que le lancement d’une fondation serait un moyen pour nous de totalement concentrer nos pensées pour aider les autres," dit Mirembe. "C'était une façon de pouvoir moins nous concentrer sur la quantité d'aide dont on [ma sœur et moi] avait en fait besoin."

Et c’est exactement ainsi que les sœurs ont lancé  la Peace and Happiness Foundation. L’organisation cible l'amélioration des vies des communautés  défavorisées en Ouganda, où le père des deux filles est né.

"J'ai toujours eu un ancrage très fort dans mon africanité," indique Ssanyu, 31. "[Mirembe et moi] rentrions souvent en visite en Ouganda lorsque que nous étions plus jeunes."

Les sœurs étaient en Ouganda plus tôt ce mois, pour rencontrer plusieurs femmes et enfants ayant été touché par la violence rebelle et discuter avec eux.

"Tellement de femmes ont été déplacées à cause des conflits entre les guérillas rebelles et  le gouvernement [ougandais]," affirme Ssanyu. "La violence a séparé des familles et des enfants de leurs maisons."

Les deux sœurs ont donc trouvé un moyen de leur venir en aide  -- le beurre de karité.

"Ce merveilleux beurre de karité ougandais est produit là-bas dans les villages," affirme Ssanyu de la ressource naturelle du pays.  "Il y a un marché local, mais nous avons pensé que notre fondation pouvait aider à distribuer le beurre au-delà de l'Ouganda."

En deux mots, les sœurs veulent que le beurre de karité Ougandais se retrouve sur les étagères des principaux détaillants comme  Barneys et Saks Fifth Avenue.

Les deux sœurs décrivent le beurre de karité Ougandais comme une alternative plus douce et plus crémeuse aux variétés d’Afrique de l’Ouest, dont la plupart sont déjà disponibles dans des marques telles que Jergens.

La fondation a déjà établi des partenariats avec plusieurs petits commerces  de Boston, où réside Ssanyu. Dans dix mois, les recettes provenant des ventes du beurre de karité seront  directement destinés aux programmes qui bénéficieront aux femmes Ougandaises  et aux enfants qu'elles ont rencontré lors de leur voyage.

Parmi les programmes potentiels, on trouve l’aide à un orphelinat Ougandais à une meilleure formation aux affaires des femmes Ougandaises.

"Bien que nous n’ayons pas d’emploi, nous avons des ressources, un réseau et le soutien dont beaucoup de gens en Ouganda ne bénéficient pas," indique Mirembe. "Nous avons pris un immense risque – mais rien ne peut jamais se passer si l’on ne prend pas un gros risque."

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25 novembre 2009

Tyler Perry fait un don de 1 million de dollars à la NAACP

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(AP Photo, file)

BALTIMORE (AP) – Le producteur Tyler Perry a fait don d’1 million de dollars américains à la National Association for the Advancement of Colored People pour commémorer le 100ème anniversaire de l’organisation des droits civils.

Le NAACP indique que ce montant qui a été annoncé ce lundi constitue le don le plus important provenant d’un seul individu dans toute l’histoire de l’organisation. Il sera versé sur quatre ans selon le Washington Post.

Dans un communiqué, Perry déclare que la perseverance de milliers de personnes au sein de la NAACP a aide à ouvrir la voie pour sa réussite dans l’industrie cinématographique

Les dirigeants de la NAACP affirment que ce cadeau marquee marquee un grand changement dans le monde philantropique black. Selon eux, les dons de cette ampleur ne vont pas habituellement aux organisations défendant les droits civils.

La NAACP vit également une préiode delicate alors qu’elle doit faire face à ceux qui s’interroge sur sa raison d’être de nos jours.

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22 novembre 2009

Sauvegarde du patrimoine ancestral des coiffures afrocolombiennes

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Quieto Pelo est un projet parrainé par la Banque de la République (Banco de la Républica) dans le cadre d'un programme du nom de Obra Viva qui vise la sauvegarde et la recherche sur ce qui constitue l'histoire des coiffures et de les considérer comme un acte de création

L’appel a été lancé aux coiffeuses pour qu’elles exposent leur créativité, ainsi qu’à ceux qui connaissent l’histoire des coiffures de façon à les encourager et les faire connaitre davantage auprès des gens ordinaires, indique Liliana Angulo, responsable du projet.

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Quieto Pelo permet de mettre en évidence la créativité des coiffeuses dans leur exécution des coiffures à thème et très sculpturales.

Liliana Angulo affirme qu’à Buenaventura les coiffures tendent vers la modernité, alors que dans le Choco, elles sont plus traditionalistes.

On sait que les esclaves noirs utilisaient les coiffures comme des cartes leur permettant de s’échapper, et selon les recherches de la sociologue colombienne de l’Université Nationale Lina Vargas, e il est démontré que les coiffures des afrodescendants conservent les significations historiques de leurs ancêtres.

Ces coiffures indiquaient les routes vers la liberté. Le livre qui raconte la poétique de la coiffure Afrocolombienne a été publié par l'Institut pour la Culture et du Tourisme du District de Bogota.

L'histoire raconte qu'aux temps de la colonie, lorsque les Espagnols firent venir des esclaves noirs pour travailler dans les plantations, les mines et les haciendas des maîtres, chaque fois que les femmes sortaient travailler, elles observaient avec beaucoup d’attention l'environnement, les paysages, les montagnes, les forêts et les rivières. Puis, après une longue journée de travail, elles se rassemblaient sur les cours ; et sur leurs têtes, elles dessinaient des cartes pleines de petits chemins et des voies permettant de s’échapper, en y plaçant les montagnes, les rivières et les plus grands arbres. Ces coiffures constituaient de véritables codes des routes qui permettaient aux esclaves de s’échapper.

Selon les recherches, il y avait différentes façons de marquer sur la carte de la tête les principaux points géographiques, par exemple:

- Si le sol était très marécageux, les tropas, c'est-à-dire des petites tresses collées sur le cuir chevelu, étaient tissées comme des ornières ou des sillons.

- En utilisant des petits chignons, des nœuds et des tresses, les femmes marquaient les éléments du paysage: un arbre, un chemin, une plantation.

- Les cartes partaient du front et cheminaient jusqu’à la nuque.

- Les tresses servaient également à établir des lieux de rencontre.

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Brigitte à gauche coiffe depuis l’âge de 14 ans et à seulement 19 ans, elle est un exemple pour les femmes de son âge.

En plus de montrer les routes permettant de s’échapper, peu après l'abolition de l'esclavage, les communautés noires ont continué à raconter les histoires de leur passé, à travers des coiffures. Par exemple, si un esclave travaillant à la mine et qu’il devait se placer dans un trou profond ou dans une cavité pleine d’argile, en faisant le chignon sur la tête, la femme incrustait le bout dans le même chignon. Si elle devait simplement travailler avec un plateau, elle le laisse seul.

Aujourd'hui, les communautés noires de Quibdo, Condoto, Tumaco et Buenaventura perpétuent la tradition des coiffures africaines et même si leurs formes ne sont plus symboles de résistance, les designs restent les mêmes qu’il y a 500 ans lorsqu’ils étaient élaborés dans le contexte de l'esclavage.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

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21 novembre 2009

'Créateurs' de mode occidentaux et plagiat de la mode africaine

Inspiration? Vol? Plagiat? Honnêteté intellectuelle...Manque de reconnaissance...

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JUNYA WATANABE - attaché de foulard Yoruba

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Christian Dior 2008 - Tribu MANGBETU (congo)

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Bogolan Afrique de l'Ouest - Oscar de la Renta

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Femmes Dembélé Afrique du Sud - ALEXANDRE HERCHCOVITCH

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ALEXANDRE HERCHCOVITCH Femmes Tribu NDEBELE d'Afrique du sud- (Colliers entre autres)

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MATTHEW WILLIAMSON - ALEXANDRE HERCHCOVITCH - Éperlage Zoulou

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MATTHEW WILLIAMSON - Tenues traditionnelles Éthiopiennes

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Oscar de la Renta - Éthiopie

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Bracelets Masai - Jean Charles de Castelbaljac

Source : Histoire de mode, Roselyne Belinga -Télésud

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