Comment se porte la “Route de la Marimba"? Quels bénéfices en a tiré la région? Des groupes locaux de Nariño, Cauca et Valle ainsi que des experts de l'industrie de la musique du pays, qui se rendront à Guapi pour examiner cet important projet du Ministère de la Culture répondront à ces questions et à d’autres.

Marimba

Bogota, Octobre 2009. Guapi (Cauca) sera le théâtre ce 8 Octobre (ce jeudi) de l’examen de l'état d'avancement de la Route de la Marimba par la Ministre de la Culture, Paula Marcela Moreno Zapata et d’autres acteurs du secteur. Ce programme a été mis en place par la Direction des Arts en 2007, comme une alternative de vie et une plate-forme culturelle pour protéger et renforcer le patrimoine musical et de la danse du Pacifique Sud, avec pour intention de lui donner une importance nationale et une projection internationale.

L'événement, qui se tiendra de 9 h à l’école San Jose, sera lancé par la Ministre Moreno, la directrice des Arts, Clarisa Ruiz, le directeur des Populations, Moises Medrano, et la Coordinatrice du Progamme d’Entreprenariat Culturel Maria Elisa Holguin, tous fonctionnaires au Ministère de la Culture. Parmi les invités spéciaux seront présents l'ambassadeur du Japon, Tatsumaro Terazawa, l'attaché culturel de l'Ambassade du Japon, Kenji Maehigashi, et l'ambassadeur de Suisse, Dieter Ulrich Didier Pfirter entre autres.

La Route de la Marimba est devenu un réseau culturel qui supporte et soutient de manière efficace la construction du pays. C'est une culture de paix qui vise à préserver la grande diversité qui caractérise la population du Pacifique Sud Colombien ", selon la Ministre Moreno.

Cette Route qui se développe sous des approches telles que la production, la gestion, la formation, la recherche, l'entrepreneuriat et la circulation des biens et services culturels a été lancé en 2008 et touche 14 municipalités dans trois départements: Buenaventura, Valle Cauca à Guapi, et Timbiquí Lopez à Cauca, et Barbacoas El Charco, Francisco Pizarro, La Tola, Magüi Payan, Mosquera Olaya Herrera, Roberto Payan, Santa Barbara et Tumaco à Nariño.

Jusqu'ici, dans le domaine de la formation musicale, on a réussi à accorder une attention spéciale aux artistes de la région par la création de 14 écoles municipales de musique que fréquentent chaque année près 1600 enfants et jeunes, l’objectif étant qu’ils s’approprient les chants, les danses et les répertoires de la musique marimba. D’autre part, le Projet de formation des formateurs a formé cette année 50 professeurs de musique, 58 enseignants de danse, 45 chanteurs, 25 fabricants d’instruments et 60 jeunes entrepreneurs.

La recherche musicale fournit les intrants pour l'étude des musiques locales et des formes de production et de transmission des savoirs traditionnels. Le but est de fournir de l’aide pour la production de brochures, de disques et de  vidéos pour leur circulation locale, régionale et nationale.

Ce programme fournit du matériel éducatif et des instruments à ces écoles de musique, qui encouragent la formation de musiciens locaux pour qu’ils conservent la tradition et s’associent de manière active et productive au processus.

La Route de la Marimba stimule l’entreprise culturelle en donnant la formation aux fabricants d'instruments dans les domaines technique, du management et de la commercialisation. Il se concentre également sur les Laboratoire Sociaux de Culture et d’ l'Entrepreneuriat (Laboratorios Sociales de Cultura y Emprendimiento - LASO) dont l’objectif est l’appropriation des nouvelles technologies dans la production audio et vidéo.

À cet égard, il faut rappeler qu’au début du mois de Septembre dernier, le Ministère de la Culture a présenté à l'UNESCO deux manifestations culturelles qu’il souhaite voir devenir Patrimoine Culturel Immatériel de l'Humanité: «L'institution du Palabrero Wayuu» et «la musique Marimba et les Chants Traditionnels du Pacifique Sud ». Cet organisme international donnera sa réponse à la fin de la première moitié de 2010.

D’autre part, la Ministre de la Culture inaugurera la Bibliothèque Publique de Guapi, dont la construction a été financée avec des fonds provenant de l'ambassade du Japon. Le montant attribué pour la construction de ce nouveau siège, qui bénéficiera aux plus de 32.000 habitants de la municipalité était de 205 millions de dollars. Le ministère s’est chargé de superviser les travaux par l'intermédiaire du Groupe de l'Infrastructure Culturelle et a apporté le financement d'environ 20 millions de dollars pour l’immobilier, la collection de livres et le matériel technique.

Il faut préciser que le Ministère, en collaboration avec l'ambassade, livre cette année neuf bibliothèques de plus aux municipalités suivantes: Arauquita en Arauca, El Tablón Gomez dans le Nariño, Encino à Santander; Paipa à Boyaca, San José de Caldas ; Tierra Santa à Córdoba, Tumaco à Nariño, Villamaría à Caldas, et Yaguara à Huila. À cette fin, des ressources de plus de 2 milliards de dollars ont été allouées.

Au cours de cette réunion, espace et temps seront réservés aux représentants des conseils communautaires afrocolombiens afin qu’ils puissent présenter les progrès réalisés au profit de la population noire.

Les conseils communautaires sont des structures organisationnelles servant de porte-parole des communautés Afro-colombiennes organisées sur un territoire (avec titre foncier ou non ), et ce sont eux qui établissent la communication et la coordination avec l’ensemble des instances de l'État en matière d'orientation, de production et de réalisation des décisions visant le développement économique, social, culturel et politique des communautés établies sur les territoires collectifs afro-colombiens.

Traduit de l'Espagnol par Guy everard Mbarga

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