Folha Online


0910229

Emanuela de Paula (Photo G. Prado)

Les Semaines de la Mode de Paris, Milan et de New-York ne perdent rien pour attendre la tendance que le São Paulo Fashion Week est sur le point de lancer. Selon une proposition du Ministère Public, les marques présentes à l’événement pourront avoir l’obligation de respecter des quotas raciaux lors de leurs défilés – comme ce qui se fait déjà dans les universités publiques.

Depuis l’année dernière, la Promotoria (un service du Ministère Public) a ouvert une enquête pour changer la pratique du racisme au SPFW.

L’idée des quotas provient de Déborah Kelly Affonso, du groupe d’action spécial d’inclusion du Ministère Public.

"Le pourcentage de top modèles noirs à l’événement [autour de 3%] est bien inférieure à celui des blancs. L’objectif de la Promotoria est d'établir une entente d’inclusion sociale. Établir un nombre minimum de mannequins noirs devant défiler", affirme-telle.

Au Brésil, 49,7 % de la population est composée de noirs et de métisses selon le dernier recensement de l’IBGE (de 2007).

Malgré la perspective d’être à l’avant-garde mondiale de la mode, tous les designers brésiliens, agents de top modèles ou des producteurs ne  semblent pas heureux de l’exigence d’utilisation d’un pourcentage-pas encore établi- de top modèles noirs.

"Accuser la Semaine de la Mode de racisme est absurde. C’est le marché qui décide. Pensez-vous qu’il y ait quelqu’un d’assez con pour se passer d’une noire qui vaut des millions?", demande l’homme d’affaires Eli Hadid, de l’agence Mega, qu’ affirme posséder près de 13% de noirs dans son casting.

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

http://www1.folha.uol.com.br/folha/cotidiano/ult95u549446.shtml