1559 La couronne portugaise permet l’entrée des esclaves noirs au Brésil.

Fin du16ème siècle – révolte des esclaves dans une fabrique de canne à sucre au sud de la Capitainerie de Pernambuco. Les rebelles se cachent dans la Serra da Barriga, région dans laquelle se trouve aujourd’hui la ville d’União dos Palmares. Les noirs évoquaient le quilombo sous le nom de ''Angola Janga'' ou ''Angolinha''.

1602 – Le gouverneur-général de la de Pernambuco, D. Diogo Botelho, envoie des soldats en expédition à Palmares. Ceux-ci repartent avec la fausse nouvelle de la destruction du quilombo.

14 février 1630 – les hollandais envahissent Pernambuco.

1635 – la guerre entre les portugais et les hollandais favorise la fuite des esclaves. Palmares s’agrandit et s’organise en plusieurs  mocambos.

1637 – Arrivée du comte hollandais João Maurício de Nassau-Sieger, nouveau gouverneur de Pernambuco.

1643 – les hollandais envoient des expéditions contre Palmares sans succès. Parmi elles, celles conduites par Rodolfo Baro et Johannes Blaer.
mars 1645 – les portugais se révoltent contre les hollandais.

1654 – expulsion des hollandais de Pernambuco.

1654/1669 – Des expéditions punitives contre Palmares se poursuivent. Toutes sont défaites. Les quilombolas adoptaient la guerre par piège, ils abandonnaient les  mocambos pour attirer l’ennemi  dans un combat en pleine jungle.

1655 – nouvelles expéditions punitives contre le quilombo. Certains habitants de palmarins sont capturés.

1663 – le capitaine noir Gonçalo Rebelo commande  200 soldats noirs contre  Palmares. Le combat dure cinq mois. L’expédition retourne avec 40 prisonniers qui sont tous égorgés.

1667 – Une nouvelle expédition de 500 soldats est défaite après de violents combats.

1667/1677 – attaques des palmarins sur le littoral pour voler des armes, libérer des noirs et se venger des propriétaires et des locataires des fabriques. En 1670, les palmarins attaquent et détruisent la ferme de bétail où se trouve aujourd’hui Garanhuns. Le lieu passe sous la domination des noirs et prend le nom de  Tapeca.

1677 – expédition sous le commandement du capitaine d’infanterie Fernão Carrilho, expérimenté dans les combats contre les noirs rebelles. Cette expédition rentre avec 200 prisonniers.
Le premier grand chef du Quilombo de Palmares fut Ganga-Zumba, frère de  Gana-Zona, un des chefs militaires du quilombo et oncle de Zumbi.

1678 - Ganga-Zumba se rend à  Recife pour signer un pacte de paix avec le gouverneur de Pernambuco, Aires de Souza e Castro. Le pacte prévoit le dépôt des armes des quilombolas en échange de la concession de terre et de liberté. La libération serait seulement accordée aux noirs nés dans le quilombo. Les autres retourneraient en esclavage. Le pacte divise Palmares. Zumbi devient leader de la résistance à l’accord. Ganga-Zumba, accompagné par ses hommes dont d’importants chefs militaires, abandonne le quilombo.

1678/1695 - Zumbi devient le leader de  Palmares et impose une stratégie militaire forte dans la vie du quilombo. Zumbi a au moins cinq enfants. Avant le pacte de Recife, il était chef d’un  des mocambos également appelés Zumbi. Son frère, Andalaquituche, était également chef d‘un mocambo du même nom et commandait les forces armées du quilombo.

1687 – Le guide Domingos Jorge Velho s’engage avec le gouverneur de  Pernambuco, Souto Maior pour détruire Palmares.

1692 - Jorge Velho part avec une armée formée de blancs, d’indiens et de mamelouks. Après des jours de marche dans la forêt, ils dressent un campement près de Macaco, principal mocambo de Palmares.

janvier 1694 – une nouvelle expédition part de Domingos Jorge Velho.

3 février 1694 – Arrivée à Serra da Barriga de six canons et de  200 hommes en renfort.

1693 Le quilombo de Palmares (principal lieu de concentration des esclaves recherchés du pays) est détruit après avoir résisté à 17 expéditions des propriétaires de terres. Son leader Zumbi meurt deux années plus tard.

5 février 1694 – affrontement des deux armées. Les quilombolas sont acculées au bord d’un précipice et des centaines de noirs y tombent. Les quilombolas essaient la stratégie du refuge dans la forêt. Sans succès, ils sont poursuivis et des centaines de noirs sont égorgés.

6 février 1694 - le mocambo de Macaco est détruit et incendié, et 510 noirs survivants du combat sont faits prisonniers. Seules les femmes et les enfants sont épargnés durant la guerre. De nombreuses femmes tuent leurs enfants pour les délivrer de la captivité et refusent de manger, mourant ainsi de faim.

7 février 1694 - le Quilombo de Palmares est détruit.
Décembre 1694 – la nouvelle selon laquelle Zumbi est vivant parait.

1695 - Zumbi est reconnu en compagnie d’un groupe en train de voler des armes d’une petite localité de Pernambuco.

Novembre de 1695 - Antônio Soares, homme de confiance de Zumbi est capturé. Sous la torture et devant la promesse de sa liberté, il révèle la cachette, à la Serra Dois Irmãos.

20 novembre 1695 - Antônio Soares conduit un groupe de 15 guides venus de São Paulo à l’endroit où Zumbi se trouve. Soares s’approche de son chef et le blesse mortellement.

21 novembre 1695 – le corps de Zumbi présente 15 blessures par balle et d’innombrables marques d’armes blanches. Son  pénis est coupé et enfoncé dans sa bouche. La tête de Zumbi est traitée au sel fin et envoyée à Recife, où elle est exposée sur la place publique.

1807 L’Angleterre déclare illégal le trafic négrier.

1830 Pour obtenir de l’Angleterre la reconnaissance de l’Indépendance du Brésil,  D. Pedro 1er prend l’engagement d’abolir le trafic négrier dans la pays.

1850 Approbation de la loi Eusébio de Queirós, qui interdit le trafic des noirs vers le Brésil.

1860 L’institut des Avocats considère le travail esclave comme illégitime pour le droit naturel. L’idée de l’esclavage commence à être vue comme incompatible avec le développement industriel.

1866 D. Pedro 2ième signe divers documents de libération (documents qui donnaient la liberté aux esclaves).

1871 La Loi du Ventre Libre est approuvée (Lei do Ventre Livre). La loi établit que les enfants des femmes noirs qui naissent à partir de la date de sa promulgation ne seraient pas esclaves, étant libérés après l’âge de huit ans contre indemnisation du gouvernement aux propriétaires.

1885 La loi  Saraiva-Cotejipe (dos Sexagénaires) déclare libres les esclaves de plus de 65 ans, contre indemnisation.

1888 La princesse Isabel approuve la Loi Áurea, qui établit l’extinction immédiate et inconditionnelle de l’esclavage.

Traduit du Portugais

Par Guy Everard Mbarga

Source principale : http://www1.folha.uol.com.br/fol/brasil500/zumbi_19.htm