Adoptez le style afrocentrique grâce aux belles créations de Kindred. Découvrez la marque dont on parle. De plus, sa créatrice et styliste nous donne des conseils pour lancer sa propre affaire.

Kari, parles-nous un peu de toi et de ce qui t’a inspiré pour créer cette marque?

On me demande toujours comment j’en suis arrivée à devenir styliste. Et ma réponse est que je ne suis pas styliste. Je me considère comme une artiste... sous plusieurs aspects: artiste de mode, de danse;... Je ne me considère pas comme une seule chose. Oui, je suis afro-latine... mais également afro-américaine... je suis afro-antillaise... africaine... femme... je suis une épouse... fille...

D’où provient cette philosophie? 

Elle est soudainement apparue alors que je grandissais à New-York, un des plus grands creusets de culture au monde. Quand j’ai décidé de déménager au Panama –le pays d’où est originaire ma maman –ça a été un peu difficile de m’adapter, surtout par rapport à ma façon de m’habiller et de porter mes cheveux. J’aime porter des vêtements africains, afrocentriques, ethniques et je porte des "locks" sur ma tête, et c’est toujours quelque chose d’étrange au Panama. Quand je partais de mon appartement pour me rendre au supermarché, les gens me regardaient (et on me regarde encore jusqu’à présent) comme si je sortais d’une autre planète! À New-York, je n’avais jamais ce problème.

À un moment, je me suis sentie fatiguée de voir les mêmes choses dans toutes les boutiques de vêtements et accessoires, et en plus avec ma taille, c’était difficile de trouver des pantalons ou de grandes jupes qui m’allaient. C’est la raison pour laquelle j’ai commencé à " créer ".

J’ai commencé au milieu de l’année 2007, et maintenant, cela fait une année que je développe cette initiative de même que d’autres qui y sont liées. J’ai un catalogue de créations, des brochures, des cartes de présentation, un site web pour les achats à l’international, j’ai organisé des défilés de mode, j’ai participé en tant que vendeuse à divers festivals culturels et artisanaux et j’ai une bonne liste de clients réguliers. Il reste encore beaucoup à faire, mais je suis surprise par tout ce qui a été réalisé au cours de la dernière année…de voir ton idée, ton rêve devenir réalité est toujours quelque chose de surprenant!

Quelles sont les cibles de cette marque et comment définirais-tu une femme chica Kindred?

"Kindred" ("famille" en espagnol) est une marque et une ligne de vêtement et d’accessoires ayant une conscience sociale. La marque est basée sur le principe que nous sommes tous de la famille d’une même mère - La TERRE, et qu’en fin de compte, on devrait accepter notre unité– et la responsabilité sociale qui va avec, en respectant aussi notre immense diversité culturelle.

Alors à qui s’adresse la marque? Les créations de KINDRED ne discriminent pas... nous avons des produits pour des frères et des sœurs de tous les âges, de toutes les tailles, de toutes les formes et de toutes les cultures.

Et on n’a pas oublié les hommes. On a par exemple la guayabera (chemise d’homme) caribéenne et la guayabera africaine que l’on confectionne en transformant la guayabera traditionnelle en une pièce en tissu dashiki de la Caraïbe ou en tissu Kente par exemple d’Afrique sur le cou, l’ourlet des manches et la partie inférieure de la chemise.

D’où proviennent les matériaux utilisés pour la confection des modèles de Kindred?

Kindred offre des produits qui combinent divers tissus, matériaux et inspirations de création, préservant le traditionnel et en même temps modernes.

Par conséquent, tout en utilisant quelques matériaux locaux du Panama, comme par exemple  les tissus mola et les guayaberas, je dois importer d’autres matériaux. Nous utilisons beaucoup de tissus africains, particulièrement de l’Afrique de l’Ouest, comme par exemple les tissus Kente et Mudcloth. On en utilise également qui proviennent autant d’Afrique que de l’Asie du nom de Batik. Beaucoup de nos vêtements sont également confectionnées avec des tissus venant de l’Inde. Certains vêtements sont importés et d’autres sont faits à la main localement au Panama. On partage donc un peu de tout du monde entier, on crée de la conscientisation sur les éléments de diverses cultures et traditions à travers le globe.

 

À quel genre d’évènements as-tu participé pour faire la promotion de ta marque?

Nous avons pris part à de nombreuses en divers salons et festivals culturels et artisanaux. Par exemple, jusqu’à présent, en collaboration avec l’agence de mode "Tal Como Soy" – une autre initiative que j’ai fondé – nous avons offert des présentations multi facettes de podiums très colorés en déployant des vêtements et des accessoires de Kindred et combinant la mode à la musique, à la danse, à l’art, le tout en direct.

Comment le public a-t-il reçu la marque jusqu’à présent?

Jusqu’à présent la réception a été excellente. Le public qui a assisté à nos défilés de mode ou qui est venu lors des férias artisanales ferias pour acheter est toujours généralement surpris de voir des adaptations aussi modernes des costumes traditionnels.

De plus, quand ils apprennent la philosophie et le principe derrière la marque et le fait que notre travail a également un composant service social, je pense qu’ils sont inspirés, les inspira, les anima…et c’est justement ce que nous recherchons.

En tant que styliste et femmes d’affaires, quels conseils donnerais-tu aux lectrices de  Caoba qui rêvent également de posséder leur propre ligne de produits ou d’affaires?

Premièrement, il faut avoir une bonne idée…quelque chose d’innovateur et au fond qui a un sens plus profond Les meilleurs produits se développent d’une explosion de créativité qui que contemple un raisonnement qui va au delà du simple article matériel.

Sincèrement, parmi les vrais besoins de ce monde, on a la nourriture, un logement, et les vêtements essentiels pour se protéger et s’abriter. Tout le reste, ce sont des désirs.  Pourquoi devrais-je acheter le désir qu’on me vend?

En plus, il est toujours bon de promouvoir un message positif ou contribuer à rendre quelque chose possible, apporter à la société en général; le tout n’est pas de gagner de l’argent, tel est mon conseil.

Deuxièmement, il faut développer cette idée avec du cœur…quand il s’agit de confectionner et de vendre des produits– ou même des services, je pense qu’il faudrait être satisfait du travail. Du service ou du produit que l’on offre à ses clients; C’est-à-dire qu’il ne faudrait offrir aucun produit de mauvaise foi. Si tu développes un produit que tu te vois en train d’acheter ou d’utiliser, tes clients percevront ta sincérité, le fait que tu crois vraiment en ce que tu offres et le résultat sera que tu auras à la fois un client  satisfait et éventuellement régulier qu’un vendeur heureux!

Personnellement, je n’aime pas acheter des articles d’un vendeur qui ne semble pas convaincu par son propre produit, comme s’il était en train de le vendre pour s’en défaire...et le lendemain, le produit s’abîme.

 

Enfin, il faut établir des contacts clés pour faire la promotion de ses produits...en utilisant des canaux appropriés et en faisant cadrer sa commercialisation avec le thème de l’événement ou du public de son collaborateur.

Faites un coucou aux lectrices de Caoba et dites-leur comment nous contacter pour acquérir les très belles pièces de Kindred.

Pour découvrir les nouveautés de Kindred et vos multiples modes de paiements peuvent aider à améliorer les monde que nous appelons "hogar", visitez le Nouveau site web www.1kindred.com (les Prix listés sont pour le public international; consulter la succursale de Panamá pour les Prix locaux: 011-507-230-1089 / 011-507-6525-1215). Pour vous inscrire à la liste de courriers, nous écrire à info@1kindred.com et vous serez tenus au courant des derniers créations et événements de KINDRED.

Source : Caoba

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga