29 octobre 2008

Les Afro-Boliviens veulent une reconnaissance politique

Annie Murphy, Service Étranger du Chronicle

Traduit vers le français par Guy Everard Mbarga

Monday, October 27, 2008

(10-27) 04:00 PDT Tocaña, Bolivia –

Des percussionnistes paradaient récemment un matin à travers ce village

de montagne perché au milieu de champs abrupts de café et de feuille de

coca, tandis que des femmes vêtues de jupes blanches, du style des

indigènes et taillées avec des rubans colorés, chantaient fièrement leur

descendance Africaine. 

Après une messe Catholique, cette communauté Afro-Bolivienne de 400

habitants située à trois heures au nord de la capitale, La Paz,a rempli les

rues poussiéreuses, en jetant de l’eau bénite et des confetti, tout en

exécutant un mélange de musique et de danse connu sous le nom

de saya. Basé sur un jeu de tambours et de chant, ainsi que de

balancement de hanche, d’épaule se baissant sur les côtés, la saya

est une fusion des traditions Africaines et Boliviennes développées par

les esclaves Africains arrivés là au 16ème siècle.

Les festivités qui ont duré plusieurs jours ont attiré des centaines

d’Afroboliviens venus d’autres communautés et qui s’étaient déplacé

pour manifester leur solidarité avec un mouvement politique grandissant

et qui demande une reconnaissance officielle. Alors que les manifestants

allant des travailleurs des mines de fer aux syndicats d’enseignants

utilisent régulièrement des barrages routiers ou lancent même de la

dynamite, les Afro-Boliviens eux comptent sur la saya pour faire

passer leur message.

Pour la plupart des Américains, la Bolivie évoque des images d’indiens

des Andes s’occupant de leurs vastes troupeaux de lamas. Dans un

pays dont la majorité des 9 millions d’habitants sont des Indiens

Aymara ou Quechua, les activistes noirs affirment qu’ils sont la

minorité oubliée.

Les Afro-Boliviens n’apparaissent dans aucun recensement ou enquête

démographique. Au cours du dernier recensement officiel en 2001, les

Boliviens n’avaient que six choix du point de vue de la race: blanc, métisse,

Aymara, Quechua, Guarani (les trois groupes indigènes principaux), ou autre.

Par conséquent, les estimations de la population noire inconsidérément entre

6 000 et 158 000 personnes. Un recensement datant de 1997 et finance par

la Banque Inter-Américaine de Développement estimait la population à 20 000.

Evo Morales, le premier président indigène de la Bolivie, "parle de nous, et

visite des fois nos villages. Mais nous ne sommes toujours pas reconnus par

l’État," indique Marfa Inofuentes, présidente du Mouvement Culturel Afro-

Bolivien à La Paz. "Comment pouvons-nous nous organiser et profiter

de nos droits si nous ne savons même pas combine nous sommes ?"

Le Vice Ministre de la Culture Pablo Groux affirme que le gouvernement

de Morales est au courant de la critique, mais il ajoute que ses mains

sont pleines de demandes des 36 groupes indigènes de la nation. "En

terme de nombre, on  a simplement plus d’indigènes" à gérer, indique

Groux.

Inofuentes estime qu’une telle indifférence officielle ajoute à la marginalisation

des membres de la communauté noire, et leur donne accès à peu de recours

pour faire face à la discrimination à l’emploi et au logement. Actuellement, il

n ya aucun noir membre du Congrès, et les groupes Indigènes les rejettent

tout comme les blancs ou les mestizos, indique Inofuentes .

"Ce n’est pas que les Afro-Boliviens on tune mauvaise relation avec le

gouvernement," dit-elle. "Il n y a aucune relation du tout. Nous n’existons

pas."

Edwin Gemio, un étudient en Ingénierie de l’Université de San Francisco à

La Paz et également activiste noir dit qu’il a quitté l’établissement qu’il

fréquentait auparavant parce qu’il était ignore par les étudiants et les enseignants.

"Quand on avait des projets à faire en classe, les autres étudiants faisaient

comme si je n’étais pas là," indique Gemio. "Même le professeur ne faisait

pas attention à ma présence."

Gemio et d’autres activistes ont rejoint Morales dans sa lutte pour l’approbation

d’une nouvelle constitution qui étend les droits des peoples indigènes et accorde

aux Afroboliviens une reconnaissance légale en tant que groupe ethnique. Le

document proposé a eu l’adhésion les supporters du président, indiens pour

la plupart, mais a connu la résistance féroce des régions de basse terre (plaines)

de l’Est en grande partie non-indigènes, dont les gouverneurs disent qu’il étend

les droits de Morales et ignore leurs demandes pour une plus grande autonomie

des provinces.

Quand les législateurs se sont rencontrés dans la ville coloniale de Sucre en 2006

pour rédiger une nouvelle fois la Constitution, les activistes noirs ont fait du lobby

auprès de chaque parti politique, et on obtenu la promesse d’être inclus dans la

Nouvelle Constitution. Et ce fut l’un des seuls exemples de consensus au cours

de cette assemblée tumultueuse.

"Pendant longtemps, ça été principalement un mouvement culturel. Avec

l’Assemblée Constitutionnelle, nous avons profité de l’occasion pour

plaider notre cause," déclare Fane Veronica Lopez, l’une des danseuses

présente lors des festivités de Tocaña qui a manifesté à Sucre.

Les Aro-Boliviens espèrent que la nouvelle Constitution sera adoptée lors du

référendum du  25 Janvier, leur donnant enfin la reconnaissance officielle qu’ils

ont longtemps désiré.

"La Bolivie a toujours nié l’existence des noirs, mais nous existons bel et bien,

" indique Freddy Arauz, un musicien de Tocaña. "En montrant notre culture et

notre musique, nous avons fait de nous des personnes visibles dans la société."

Afro-Bolivians

Les Afro-Boliviens sont des descendants des esclaves Africains emmenés

en Bolivie au 16ème siècle principalement en provenance de l’Angola et

du Congo pour travailler dans les mines d’argent coloniales. Le changement

du climat des Basses terres Africaines aux hautes altitudes s’avéra trop

extrême et beaucoup d’entre eux moururent dès leur arrivée ou dans les

mines.

Ceux qui survécurent furent finalement envoyés pour travailler dans les

plantations de canne à sucre dans la Vallée semi-tropicale des Yungas.

Là, ils adoptèrent le langage et les vêtements de leurs voisins indigènes,

mais conservèrent un grand nombre de traditions Africaines.

Bien que les esclaves furent émancipés après l’indépendance de

l’Espagne en 1825, ils sont resté asservis jusqu’à l’abolition

officielle de l’esclavage en 1851. Les noirs ne pouvaient pas

posséder une propriété légalement en Bolivie jusqu’en 1951.

De nos jours, de nombreuses communautés Afro-Boliviennes sont

dispersées à travers la Bolivie, particulièrement dans les provinces

semi-tropicales de La Paz, Cochabamba, Beni, et Santa Cruz. La

communauté la plus importante se trouve dans la Vallée des Yungas,

où les résidents cultivent les feuilles de coca, le café, la banane et la

yucca.

Source: World Culture Encyclopedia

E-mail Annie Murphy at foreign@sfchronicle.com.

http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2008/10/27/MNDC12P1AO.DTL

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27 octobre 2008

Au moins 200 000 afromexicains discriminés

Par Notimex

26/10/2008 - 01:07 PM

México.- Au Mexique, on estime à près de 200 000 le nombre de personnes d’origine africaine ou de race noire vivant dans des conditions de marginalisation et de discrimination, selon un rapport de la Coordination Juridictionnelle perredista à la Chambre des Députés.

L’enquête souligne que du fait de ne pas être considéré comme un groupe ethnique, la population afromexicaine –qui vit principalement dans les zones rurales de Veracruz, Guerrero et Oaxaca, ou dans des régions touristiques comme Acapulco- se trouve en marge des programmes sociaux.

Le coordinateur du secteur Juridictionnel du Parti de la Révolution Démocratique (PRD) à la Chambre des Députés, César Flores Maldonado, indique que les Afromexicains "n’apparaissent pas dans les paramètres" du Secrétariat du Développement Social( Sedesol).

Il en est de même à la Commission Nationale pour le Développement des Peuples Indigènes et d’autres services où l’on note l’absence de programmes productifs, d’élimination de la pauvreté ou d’aide alimentaire en faveur de ses communautés.

Los afromexicanos:

"Quand on demande s’ils sont son chontales, tlapanecos, mazahuas, triquis ou toute autre ethnie, ils répondent non et finalement, ils ne sont pas inscrits dans les programmes d’aide à l’emploi, au logement, à l’alimentation ou à la santé ", dénonce le législateur en entrevue.

Selon les études du Colegio de México, de l’Université Nationale Autonome de México (UNAM) et du chercher Gonzalo Aguirre Beltrán, les communautés mexicaines ayant une population noire ont une culture propre et ont conservé leu sus et coutumes.

¡¡ Negra Soy !!

Cependant, ils sont plus discriminés socialement et institutionnellement que les indigènes ; les Statistiques officielle de la population afromexicaine sont inexistantes, l’Institut National de Statistique et de Géographie (INEGI) ne dispose d’aucun chiffre actualisé et les données existantes proviennet d’institution comme le Colegio de México et l’UNAM.

Flores Maldonado a de Nouveau affirmé que la population noire qui vit au Mexique depuis plus de 300 ans fait face à l’oubli, au mépris et n’est pas comptée; "elle participe exceptionnellement à la politique, au contraire de ce qui se passe aux États-Unis".

Il rappelle que dans la Législature précédente, le député Angel Aguirre Rivero, du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) a présenté une initiative pour que les communautés afromexicaines reçoivent des ressources et des bénéficient de programmes similaires à ceux des indigènes et des régions rurales.

Il considère dont qu’il est urgent que soit approuvée ladite réforme, pour que les populations des Côtes de Guerrero et d’Oaxaca, immergées dans la pauvreté extrême reçoivent le soutien des programmes sociaux.

Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga



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Les Garífunas dénoncent le racisme dans l’Éducation

La Ceiba, Honduras

Les membres de l’Organisation Fraternelle Noire Hondurienne ( Organización Fraternal Negra Hondureña, Ofraneh), ont occupé l’avenue San Isidro pendant de nombreuses d’heures en fin de semaine, en protestation contre l’expulsion des garífunas qui travaillent dans le programme d’Éducation Bilingue Interculturel, EBI, géré par le Ministère de l’Éducation.

Miriam Miranda, présidente de l’Ofraneh, a indiqué qu’une campagne a débuté il y a deux mois pour sortir tous les garífunas qui travaillent pour l’éducation nationale des ethnies du Honduras, responsables du développement du programme en faveur des indigènes et des noirs.

La dirigeante a qualifié cette action du Ministère de l’Éducation d’acte raciste et condamnable, raison pour laquelle ils porteront la dénonciation au niveau international.

Nous sommes les principaux responsables de l’EBI, qui fonctionne depuis dix ans dans le pays. Pour les garifunas, il est important que soit développée une éducation bilingue et que les élèves des écoles et des collèges soient éduqués en leur langue première, car c’est une façon de renforcer leur identité ”, dit-elle

Miranda a affirmé qu’une réunion a été proposé avec le Ministre de l’Éducation pour résoudre le problème et qu’ils n’ont reçu aucune réponse.

Nous voulons résoudre ce problème immédiatement; c’est la raison pour laquelle nous prenons cette voie publique, de manière à manifester notre non-conformité”.

La dirigeante  a indiqué qu’une lette a été adressée au président Manuel Zelaya Rosales dans laquelle on s’interroge sur le nombre de garífunas qui se dégagent dans les fonctions publiques.

Miriam Miranda

Le peuple garífuna est capable de déternir n’importe quel poste du Gouvernement, car en son sein, on retrouve de bons professionnels”.

Vêtus de manière typique, ils faisaient résonner leurs tambours et portant des pancartes , les Noirs de différentes communautés se sont placés face au parc central et ont entonné des chants de protestation en leur langue native.

Traduit de l'Espagnol apr Guy Everard Mbarga

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Si Barack Obama perdait ? Les afro américains entre 'excitation, espoir... et crainte'

Black voters, Barack Obama

Barber Tonya Jones, à left, works on customer Terrainie Chester, right, at the First Class Barber Shop in Atlanta, Georgia, on Saturday, October 18. 

Le scepticisme, né de l’expérience séculaire, façonne l’état d’esprit de l’électorat noir. Certains supporters de Barack Obama s’inquiètent pour lui, parce qu’on pourrait lui faire du mal et qu’il pourrait perdre l’élection à cause du racisme ou de la fraude. 

Par Richard Fausset, Rédacteur Los Angeles Times

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga

(19 Octobre 2008)

ATLANTA -- Tonya Jones ne veut pas imaginer à quoi cela ressemblerait d’avoir un président noir à la Maison Blanche. 

"Je veux ressentir cette euphorie, mais je ne peux pas," indiquait Jones, une coiffeuse Africaine Américaine qui trainait en face de son salon un après midi tranquille. "Car je ne veux pas avoir l’esprit à cette hauteur, pour voir tout retomber après" – elle leva alors sa main au dessus de sa tête avant de la laisser plonger comme un ascenseur en chute libre. 

"Tout le monde est à cran, je vous le dis," affirmait-elle. 

Telles sont les émotions tendues que vivent les Africains Américains, dont l’histoire, en partant de l’esclavage pourrait culminer le 4 Novembre par l’élection d’un président noir. Les sondages montrent que les électeurs noirs soutiennent massivement   Barack Obama dans la course à la présidence, très souvent pour des raisons qui dépassent  la politique: Un T-Shirt populaire  représente ainsi Obama avec le Révérend Martin Luther King Jr. sous la bannière "A Dream Answered (Un Rêve Exaucé)." 

Mais de nombreux noirs se préparent également au chagrin qu’ils auraient si la percée ne se produit pas. Damascus Harris, directeur d’école à Chicago, énumère toute une litanie d’indignités subies par les noirs – des promesses  brisées qui ont suivi l’esclavage à la suppression de leurs votes durant l’époque des lois  Jim Crow et la discrimination financière par les banques. Tout ce cela explique en partie pourquoi une défaite d’Obama ne sera pas une surprise. 

"Je ne suis pas naïf quant à ce qu’a été notre histoire," dit-il. 

Ce scepticisme, né de siècle d’expériences, façonne l’humeur de l’électorat noir à la veille de cette élection historique. Malgré l’émergence d’Obama dans les sondages nationaux, l’enthousiasme de ses supporters noirs est très souvent tempéré par une anxiété. 

"J’ai pu être témoin de beaucoup d’états d’esprits allant de la colère au progrès et toutes ses choses" indique Andrea Y. Simpson, professeur de science politique à l’Université de Richmond, qui a marché avec King quand elle était adolescente. "C’est l’un des états d’esprit le plus étrange que j’aie expérimenté . . . fait d’excitation, d’espoir, de fierté – et de crainte." 

La peur trouve son expression la plus intense dans les préoccupations continuelles par rapport à la sécurité d’Obama. Rosalind Johnson, employée d’une entreprise financière de Camden, S.C., expose avec franchise sa plus profonde inquiétude, comme s’il s’agissait d’un fait : "On va le tuer," disait-elle récemment un matin ensoleillé alors qu’elle sortait du bureau d’enregistrement local. 

D’autres ont moins de préoccupations morbides. Certains électeurs s’inquiètent plutôt d’un système, qui, pensent-ils, dans l’ombre, empêchera  Obama d’accéder à la plus haute responsabilité administrative du pays. Parfois, cette conversation tourne autour des irrégularités enregistrées lors des élections en 2000. Des fois, le sentiment est plus vague. 

"Ça va être quelque chose," déclare Tony Gonzales, un coiffeur d’Atlanta. "Comme il est noir, il va se passer quelque chose." 

Shan Dennis, employée d’une compagnie d’assurance de Decatur, Ga., affirme qu’elle n’est pas inquiète qu’il y ait fraude – mais selon elle, c’est une chose qu’elle entend assez souvent. 

"C’est un gros sujet [de discussion] dans la communauté Africaine Américaine," dit-elle. "Beaucoup d’entre eux pensent qu’on ne va pas le laisser gagner."

D’autres électeurs sont consternés par le ton déplaisant qui a émergé il y a quelques mois, alors que la candidature d’Obama a révélé des expressions évidentes du préjugé des électeurs blancs ; et les sondages montrent que certains d’entre eux pourraient résister à l’idée d’un président noir: Un sondage AP-Yahoo News du mois de Septembre suggérait que un tiers des Démocrates blancs avaient une opinion négative des noirs. 

Le Révérend Kevin M. Turman, Pasteur de la Second Baptist Church de Detroit a vu les mêmes sondages. Il est de plus en plus inquiet et frustré du scenario qu’ils pourraient suggérer. 

"Mon inquiétude est que des démocrates Blancs – qui partagent chacune des idées d’ Obama – ne votent pas pour lui parce qu’il est noir," dit Turman 

Historiquement, indique-t-il, les électeurs noirs se sont avérés être un des bastions le plus digne de confiance du parti Démocrate. Si les blancs ne se présentent pas pour voter   pour un candidat noir qualifié, il aurait un sentiment proche de la trahison. 

"Je devrai reconsidérer mon soutien de toute une vie au Parti Démocrate," dit-il. "Il sera alors peut-être temps pour nous de considérer les élections en fonction du candidat, et non plus seulement voter le ticket du parti 

Le père d’Obama était un Kenyan, de race noire; sa mère était une femme originaire du Kansas, de race blanche; et il a été élevé par des grands-parents blancs. Bien sûr, il ne s’agira pas seulement de l’identité raciale lors de l’élection. Et les électeurs noirs ont des opinions différentes quant à la question de savoir si l’élection devrait être considérée comme un référendum sur l’état des relations raciales aux États-Unis.

Le Révérend Joseph Lowery, un vétéran des droits civils et co-fondateur de la Southern Christian Leadership Conference, pense que le problème est simple : En résumé, on se retrouve devant deux choix : ‘Est ce qu’on vote pour le bien du pays?' ou 'Est-ce qu’on vote en suivant ses craintes raciales?' " Se demandet-il. 

Mais Charles Johnson, un romancier et professeur d’Anglais à l’Université de Washington, indique qu’il pourrait être difficile de tirer des conclusions rapides  et solides sur les relations raciales après les élections de Novembre. 

"On trouvera des Africains Américains qui croient que si [Obama] perd, ce sera à cause de sa race," indique Johnson . "Puis, il y aura un pourcentage de personnes pour lesquelles, le problème racial mis à part, n’auront pas aimé ses propositions politiques. Il pourrait s’agir d’une combinaison des deux."La conclusion qu’on en tirera variera," ajoute-t-il. "Je pense qu’on doit juste attendre pour voir."

Étant donné les fortes émotions qu’Obama a alimenté, il pourrait cependant être difficile pour certains électeurs  de voir la nuances. 

Keivin Rodgers, qui travaille à côté de Tonya Jones au Salon de Coiffure Atlanta's First Class, évoquait un séjour à Washington qu’il a effectué récemment en compagnie de sa jeune fille. Après avoir visité le  Jefferson Memorial, il lui a acheté une règle avec les photos des 43 présidents. 

"Ils étaient tous blancs, et nous en avons parlé," indiquait Rodgers. "Donc, avec une victoire, il y aura un visage noir sur la règle. Et cela veut tout dire pour moi." 

Rodgers prédit qu’une victoire d’Obama provoquerait un immense changement dans la manière dont les noirs Américains perçoivent leur pays et leurs compatriotes. 

"Tout le cœur que les blancs devront y mettre pour choisir Barack, je pense, aidera quelques noirs à considérer ce pays avec espoir," dit-il. "Ce serait un véritable geste – un  geste important. Je pense qu’il s’agira d’un coup important porté à la haine." 

Cependant, dit-il, une défaite d’Obama "prouverait le bien fondé d’une grande partie du mécontentement" que les noirs Américains nourrissent.

"Ce sera la preuve d’une certaine façon, " dit-il en faisant référence au préjugé persistant. "Et cela en permettra la validation."

Certains noirs ne veulent pas imaginer à quoi ressemblerait une défaite, un peu comme Tonya Jones ne veut pas imaginer une victoire. Mais le Représentant de l’état da Pennsylvanie Jewell Williams, un Démocrate qui représente l’un des districts Africains Américains les plus importants dans le Keystone State y a un peu pensé. Cela encouragerait les noirs à faire du 5 Novembre  une journée morte. 

"J’encouragerais chaque Africain Américain à ne pas aller travailler," dit-il. "On aura besoin de montrer une nouvelle fois à quel point nous sommes importants. Peut-être que l’Amérique fera plus attention à nous si nous restons à la maison." 

Sur le long terme, une défaite d’Obama pourrait décourager une participation politique future des électeurs noirs qui se sont enregistré pour la première fois cette année, indique Wilbur C. Rich, un expert politique du Wellesley College au Massachusetts. 

La perte d’enthousiasme pourrait s’étendre au delà des nouveaux électeurs. Harris, le directeur d’école de Chicago a voté à toutes les élections présidentielles qu’il pouvait. L’homme de 40 ans aime à penser qu’il est un électeur calme et objectif. Mais il dit qu’il a pleuré lorsqu’Obama a revendiqué la Nomination Démocrate – et s’attend à une réaction cathartique semblable si le candidat l’emporte en Novembre. 

Imaginer une défaite d’Obama est une autre histoire. Si cela arrive, Harris déclare qu’il abandonnera probablement l’idée selon laquelle voter peut faire la différence. 

"Pour moi, ce serait la fin de tout du point de vue politique," dit-il. "Si McCain gagne, c’est fini. Je conclurais de manière définitive qu’il s’agit là d’un acte inutile." 

Michael Baisden, un animateur radio populaire et supporter d’Obama, minimise un tel discours. "Je pense que les gens espèrent le meilleur, mais se préparent au pire." 

richard.fausset@latimes.com

http://www.latimes.com/news/printedition/front/la-na-mood19-2008oct19,0,1391328.story 

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26 octobre 2008

L’Afro-brésilienne Sheila Pereira reçoit le Prix de la Jeune Scientifique 2007

Par Josemira Reis*

Traduction du Portugais : Guy Everard Mbarga
Photos
: Carlos Cruz

Sheila Regina dos Santos Pereira, membre de l’équipe pédagogique de l’Institut Culturel Steve Biko ( Instituto Cultural Steve Biko -ICSB) est la grande gagnante du Prix Jeune Scientifique 2007 ( Prêmio Jovem Cientista 2007) qui a pour thème L’Éducation pour réduire les inégalités sociales. Le prix qui existe depuis 1981 est l’un des plus important en Amérique Latine.

Soutenu par le Conseil National du Développement Scientifique et Technologique  (CNPq), le Groupe Gerdau et la Fondation Roberto Marinho, son objectif est de révéler les talents et stimuler les recherches qui sont centrées sur les alternatives significatives aux problématiques brésiliennes.

Au cours de cette édition étaient en course des centaines de travaux issus de l’ensemble du pays centrés sur la recherche de perspectives possibles de réduction des iniquités sociales ayant l’éducation comme vecteur fondamental.

Avec la recherche intitulée 'OGUNTEC: uma experiência de ação afirmativa no fomento à iniciação científica'('OGUNTEC: une expérience d’action affirmative de soutien à l’initiation scientifique )' dirigée par le professeur Abraão Felix (Université d’État de Bahia), Sheila a effectué une étude autour du parcours de 35 étudiant(e)s noir(e)s dans le programme Oguntec, soutenu par l’ICSB depuis 2002.

'Le travail résulte de l’accompagnement pédagogique de ces étudiants, tous noirs et venant des écoles publiques entre 2005 et 2007. Nous y avons tracé un parallèle entre le cadre social brésilien et leurs réalités , leurs restrictions, leur succès, leurs problèmes d’estime de soi, leurs difficultés d’apprentissage entre autre aspects ', indique la jeune chercheuse, gagnante de la catégorie diplômé.

Ayant une formation en Statistique de l’Université Fédérale de Bahia (UFBA), Sheila connaît bien la réalité de l’objet de son étude. Étudiante, noire et sortie de l’école publique, elle a également vécu l’amertume du manque de politiques de soutien à la production de connaissance chez les jeunes et surtout chez les noirs: 'Au Brésil, seuls 10% des noirs de moins de 30 ans ont une formation supérieure complète. Cela résulte d’un long processus de ségrégation et d’absence de politiques effectives visant à répondre aux besoins de cette frange de la société', souligne-t-elle.

À la question de savoir ce qu’elle envisage de faire avec les 20 000 Réals mis à sa disposition, elle répond : 'Je ferai un don à l’Institut Steve Biko et à ses projets éducatifs. L’institut a déjà permis l’accès de plus de mille (1000) étudiants à l’enseignement supérieur, et je suis l’un d’eux. Ici, au-delà des filières, on apprend à vivre en co-responsabilité et à partager avec le groupe les fruits que nous avons le privilège d’avoir'. La relation de Sheila avec ICSB a débuté en 2002, alors qu’elle était encore étudiante dans un autre projet, le  Pré - l’examen d’entrée au Steve Biko. Après avoir intégré l’Université, elle est revenu en tant que volontaire de l’équipe pédagogique du programme Oguntec dont elle fait partie jusqu’à présent.

À PROPOS DE L’OGUNTEC

L’Oguntec est l’un des principaux programmes éducatifs de l’Institut Steve Biko. Son objectif est d’encourager et de diffuser la science et la technologie parmi les étudiants des écoles publiques. Sa stratégie méthodologique repose sur trois axes fondamentaux d’actions : L’accroissement de la Scolarité, la  Popularisation de la Science et de la Technologie et l’Inclusion Digitale

'Ces étudiants passent par le même genre de difficultés. Beaucoup arrivent à l’Institut et ont encore le courage de se soumettre à l’examen d’entrée à l’Université, pour se faire évaluer sur quelque chose de complètement différent de leur réalité. C’est ce qui m’a poussé à faire l’étude, à montrer la façon dont du point de vue social sont construits  les mécanismes qui sabotent les rêves de ces jeunes et le besoin de politiques publiques effectives pour inverser cette réalité', précise t-elle.

Jordeson Nascimento, 19 ans, est un bon exemple :'Avant, je  n’envisageais aucunement d’aller à l’université, précisément l’université publique, mais en  intégrant l’Institut Biko, je suis entré en contact avec un processus d’apprentissage plus interactif et interrogatif, qui nous rend plus austère. J’ai donc eu plus de courage et j’ai affronté la peur  de l’examen d’entrée à l’Université. Je suis à présent étudiant en Architecture de l’FBA, et en Ingénierie de Production Civile de l’ UNEB', déclare l’ancien étudiant de l’Oguntec.

Fondé le 31 juillet 1992 par des étudiants d’universités associés au Mouvement Noir, l’Institut Culturel Steve Biko  est une organisation non gouvernementale à but non lucratif dont la mission consiste à promouvoir l’ascension sociale de la population noire à travers l’éducation et la sauvegarde de ses valeurs ancestrales.  Tout au long de ses années d’existence, l’Institut a activement participé à des conquêtes sociales importantes, comme l’institutionnalisation des actions affirmatives dans les universités publiques bahianaises et la fondation de programmes comme Diversité à l’Université du gouvernement Fédéral. Actuellement, il se prépare `faire un grand pas dans le processus de consolidation  de sa mission : construire une institution d’enseignement supérieur qui valorise la diversité ethnique et raciale, et qui envisage les savoirs et les pratiques de la vision africaine et de ses diasporas dans la construction de connaissance.

*Coordinatrice du Service de Communication de l'Institut Steve Biko

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23 octobre 2008

Plan d'action des Afrodescendants de Communauté Andine

[can.jpg]

Les organisations afrodescendantes de Bolivie, de Colombie, d’Équateur et du Pérou, les pays de la Communauté Andine ( Comunidad Andina - CAN), se sont rencontré en septembre dernier et ont indiqué que la nécessité d’accroitre leur participation et leur représentation politique est l’un des piliers de leur action.

Des représentants des organisations afroandines se sont réunis entre le 18 et le 19 septembre à Cartagena de Indias, Colombie, pour débattre sur les bases de l’élaboration d’un Plan d’Action de la Société Civile Afro de la Région des Andes qui sera discuté lors de rencontres des organisations et des réseaux sociaux nationaux.

Les autres points prioritaires que devra inclure le Plan d’Action afro – andin sont : l’obtention de  la reconnaissance et la protection effective des droits individuels et collectifs des afrodescendants des Andes, leur inclusion dans les recensements et les données statistiques nationales et au niveau des Andes, l’amélioration de leur niveau d’accès à l’éducation de base et supérieure, et la création d’un Observatoire Andin du Racisme et la Discrimination Raciale pour combattre ces fléaux.

Avec 26% de ses 47 millions d’habitants, la Colombie est le pays des Andes dans lequel la présence des afrodescendants est la plus élevée, selon les chiffres de la CAN. L’équateur suit avec 10%, le Pérou avec 7% et enfin suit la Bolivie dont la population afrodescendante ne représente que 0.4% du total de la population.

Les délégués participants à cet atelier ont tablé sur les résultats du Premier Séminaire-Atelier des Représentants des Communautés Afrodescendantes (Primer Seminario-Taller de Representantes de las Comunidades Afrodescendientes) qui s’est tenu à Ica au Pérou en mai dernier et au cours duquel avait été exposé la nécessité de créer la Table Afroandine (Mesa Afroandina) qui permettra de renforcer l’interlocution entre les peuples afrodescendants et les États.


Avec la Table Afroandine, les afrodescendants cherchent à impulser des politiques publiques et promouvoir l’inclusion économique, sociale, politique et culturelle qui facilitera la participation, surtout des femmes afrodescendantes, dans les décisions locales, nationales et sous-régionales. —Noticias Aliadas.

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

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20 octobre 2008

Aurelio Martínez : “Je rêve de rétablir le lien entre la musique Garifuna et la terre de nos ancêtres.”

2008/2009

Biographie

Publiée in 2008

Chanteur à la voix puissante et évocatrice, guitariste, compositeur et percussionniste, Aurelio Martínez est à 37 ans l’un des musiciens les plus doués d’Amérique centrale. Né au Honduras, il défend la tradition de la culture du peuple garifuna, qui mêle les racines africaines et celles des Indiens caraïbes. Poursuivant la tradition musicale de sa famille, Aurelio Martínez joue des percussions en public à l’âge de 6 ans et, à l’adolescence, il forme un groupe garifuna, « Lita Ariran ». En 2004, il est désigné « nouvel artiste de l’année » par AfroPop Worldwide pour son premier disque solo, Garifuna Soul. Porte-parole tant culturel que politique, il est le premier élu d’origine africaine au Congrès national hondurien, où il représente la région déshéritée d’Atlántida. Il préside par ailleurs la Commission des peuples ethniques.

« J’attends beaucoup de mes contacts avec Youssou N’Dour et la culture musicale sénégalaise, explique-t-il. Je rêve de renouer le lien entre la musique garifuna et la terre de nos ancêtres. »

(http://www.rolexmentorprotege.com/fr/music/martinez-biography.jsp)

Voir : 1, 2

Comment s’est passée votre rencontre avec Youssou N’Dour?

Étant finaliste de l’Initiative des Arts Mentor et Protégé de Rolex, je me suis rendu au Sénégal comme l’un des trois candidats choisis. Me rendre en Afrique était un rêve pour moi et également pour Andy Palacio (1960-2008), mon frère et maitre dans la musique Garifuna que je représente. Quand j’ai su que Youssou N’Dour allait être mon mentor, j’étais emballé. J’ai suivi toute sa carrière, de même que celles de Salif Keita du Mali et Baaba Maal du Sénégal. J’admire vraiment Youssou N’Dour – c’est un artiste de la paix dont la voix et la richesse musicale sont uniques, et je me suis toujours senti très proche de ses combats politiques et humains. Je m’attendais à rencontrer une personne formelle et tranquille – mais j’ai plutôt rencontré une personne joyeuse, très ouverte et un homme au grand cœur – une sorte de Roi du Sénégal!

Qu’espérez-vous de votre collaboration ?

C’est une opportunité incroyable pour ma carrière. En fonction de nos emplois du temps, on devrait se rencontrer de nouveau au Sénégal, pour répéter ensemble et voir si je peux l’accompagner dans une future tournée en Afrique et en Europe.

Je peux apprendre des choses dans le travail de composition de Youssou N’Dour. La percussion est également un élément clé, et j’écouterais avec une très grande attention le djembé, le tama, et le tabar – tous ces tambours africains très complexes. J’envisage de développer un nouveau style musical provenant de notre travail ensemble.

Vous êtes un chanteur, mais vous êtes également membre du Congrès National du Honduras, où vous représentez les Garifuna, une communauté dont les origines remontent à l’Afrique. Cela vous rend-il plus proche de votre mentor?

Oui, car je vais également essayer de montrer à Youssou N’Dour la richesse de ma culture. Notre travail ensemble pourrait amener à une plus grande reconnaissance mondiale de la minorité Garifuna, qui constitue environ 10% de la population du Honduras, mais qui est actuellement menacée à cause de la spéculation foncière.

À côté de cela, on peut également bénéficier de nos différences, car les racines africaines des Garifuna sont au Nigéria [le groupe ethnique Yoruba, alors que le Sénégal est plus people de Peul et de Wolof]. Mais grâce à des artistes comme Youssou N’Dour, l’ensemble de l’Afrique est liée, et non divisée. Les Garifuna sont les descendants des esclaves ayant fait naufrage sur l’île de St Vincent qui se sont mélangés avec les Indiens Arawak. Nous sommes arrivés au Honduras il y a 200 ans et les traditions africaines sont toujours fortes dans notre cuisine, avec les plantains frits par exemple, et le foufou (couscous) de manioc. Nous avons également notre propre religion, et notre langue dans laquelle je chante. Et également nos coutumes d’homme et de femmes libres.

La musique est-elle importante dans cet ensemble?

Très. Je viens d’une famille de musiciens. Mes parents ne voulaient pas que je suive cette voie, donc je suis parti de la maison en 1985 à 14 ans et j’ai poursuivi ma vocation avec l’aide des anciens. Ils m’ont tout appris. Andy Palacio de Belize a été une sorte de mentor pour moi. Youssou N’Dour en sera un autre, et je me dévouerai à 100% à l’Initiative des Arts Rolex, car cela va beaucoup plus loin que mon propre engagement.

Traduit de l’Anglais par Guy everard Mbarga (L'entrevue)

http://www.rolexmentorprotege.com/fr/music/aurelio-martinez-self-portrait.jsp

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Dominique Lattimore : Top-modèle afro américaine chilienne à croquer

Les chiliens sont fous d’elles. Ils lui lancent des compliments comme “beauté noire ou je mangerais bien ce bout de chocolat”. Faites connaissance avec elle. (Ver galería de fotos)

 

La top-modèle et étudiante en relations publiques chilienne Dominique Lattimore (22) ne peut pas sortir dans la rue sans qu’on lui rappelle son mètre 74, sa peau de panthère et ses mensurations (88-61-90). “Ils me taquinent, mais dans le bon sens, ils me font des compliments positifs tels que beauté noire ou je mangerais bien ce bout de chocolat.

Partout ou je vais, ils me regardent, car on n’a pas l’habitude de voir des gens ayant ma couleur de peau et qui ne soit pas caribéenne parler en tant que chilienne ”, rappelle cette fille qui après son passage au dernier Santiago Fashion Week a gagné de nombreux fans et même le site internet inter Andes Planetamodelos.com, où elle apparait sous le titre : Envoyée par Dieu sur la planète Terre (Dios la envió al planeta Tierra).

“J’ai un profil bas, je ne peux te dire que je cherche à faire une carrière à la télé, mais je ne peux pas non plus dire jamais”, indique Dominique au journal Las Últimas Noticias, dont la couleur de peau provient de son père afro-américain.

“Je suis née ici, mais mon père est nord-américain, ma mère est Blanche, je suis une chilienne-gringa. Je parle anglais, car j’ai vécu environ trois en Ohio”, explique-t-elle

“Vous apparaissez dénudée sur les photos de Planetamodelos. Qu’avez-vous à dire?”, lui a t’on demandé dans une note publiée dans le Journal chilien cité plus haut.

Elle a répondu que “c’était la première fois que je fais des photos dénudées et j’ai bien aimé car je travaillais avec une équipe qui a réussi à me faire oublier ma pudeur. En fait, j’étais tranquille, car je me préoccupais de cacher tout ce qu’il fallait cacher, ” dit-elle en rigolant. 

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

Youtube de Dominique Lattimore 1

http://www.26noticias.com.ar/dominique-lattimore-un-chocolatito-chileno-para-comer-aunque-haga-calor-56305.html

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Umalali, la voix des femmes garífunas

CARLOS GALILEA - Madrid

Traduit de l’espagnol par Guy Everard Mbarga

Elles n’avaient jamais chanté  de manière professionnelle et encore moins enregistré leur voix sur un disque. Ce sont des femmes qui se sont occupées de leurs enfants et de leurs foyers, jusqu’à ce qu’elles soient appelées pour le projet Umalali.

Leur musique occupe ce mois (août 2008) la première place du hit européen des musiques du monde et beaucoup d’entre elles viennent juste de performer à Mondragón et au festival La Mar de Músicas en hommage au chanteur Andy Palacio mort prématurément.

Le critique Charlie Gillett a suivi les exemples de Sam Phillips à Memphis ou Berry Gordy à Detroit, des gens qui ont lancé des maisons discographiques pionnières, pour parler du travail du producteur Iván Durán avec Stonetree Records –distribué par Cumbancha- dans un petit pays d’Amérique Centrale appelé Belize.

Depuis 10 ans, ce fils de catalans a enregistré des dizaines de garífunas ayant entre 20 et 86 ans. "Les femmes du Honduras, du Guatemala et de Belize ayant des voix spectaculaires", affirme Durán. Quelques 250.000 garífunas vivent en  Amérique Centrale. Ce sont des descendants d’esclaves provenant de deux embarcations négrières espagnoles qui firent naufrage en 1635 en face de l’ile de Saint Vincent et dont les survivants se retrouvèrent sur la côte atlantique.

En 2001, l’Unesco a déclaré leur langue, danse et musique Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité.

Dans Umalali, aux percussions garífunas, on a ajouté des guitares électriques, la basse,  le saxo tenor... "C’aurait été très facile de lancer un disque de 20 chansons de ces femmes accompagnées de tambours ou d’une guitare par-ci par là. Un projet déjà réalisé de nombreuses fois à travers le monde. Mon idée a été d’ajouter des choses qui ne seront  offensantes pour aucun musicien garífuna. Nous n’essayions pas de faire une fusion avec quoique ce soit. Il s’agissait simplement d’enrichir l’arrangement par le biais de sonorités et de textures", affirme le producteur.

Les voix aigre-douce et authentique de Sofía Blanco, sa fille Silvia, Desere Diego, Chela Torres...se succèdent.

"Sofía vient du Guatemala, elle a 54 ans et n’a jamais chanté en dehors de sa communauté. Ce qui me touche le plus dans le disque, c’est l’histoire qu’il y a en arrière", dit-il. "Pour ces femmes, la musique est un usage quotidien. On ne chante pas pour chanter. On s’en va un jour à Punta Gorda, qui se trouve à environ quatre heures de la maison, et Sofía et sa fille sont venues avec moi dans la voiture. Nous sommes partis très tôt le matin et une demi-heure plus tard, elles me voient en train de conduire un peu pensif, et elles se mettent à chanter. Et elles n’ont pas arrêté pendant les quatre heures.

Des chants rythmiques et des mélodies simples enregistrées en face de la mer: "Un environnement dans lequel elles se sont senties à l’aise, étant donné qu’un studio c’est intimidant. Nous avons enregistré dans une maison normale, l’équipe se trouvait dans la cuisine, une chambre servait pour les chanteuses et la salle  de séjour et pour les tambours.

On vivait sur place. Cela a permis que les gens se relâche et cela se ressent dans le disque ".

Iván Durán avait déjà réussi à transcender avec Wätina, le disque primé d’Andy Palacio, mort prématurément à 47 ans. La mort d’un être cher dans la culture garifunas est une occasion de se réjouir de l’avoir côtoyé dans la vie.

"L’enterrement d’Andy était mémorable. Des milliers de personnes chantant et dansant. La culture garífuna voue un grand respect à la mort et elle est perçue comme une suite, une continuation", explique Durán.

"Mon père et moi sommes les seuls socios du Barça à Belize. Nous sommes également en train de transformer mon fils de trois mois en socio. Mes parents voyageaient en Amérique Centrale et ont décidé de s’y installer en 1971.Ils ont fondé l’une des premières maisons d’édition du pays. Je me rends à Barcelone chaque année depuis mon enfance. La moitié des gens du quartier de Gracia fait partie de ma famille", dit-il en riant.

Publié le - 06/08/2008

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

Des Youtbe d'Umulali 1, 2, 3

Une chanson après l’autre. À un moment, mon portable a sonné, et avant de répondre, j’ai approché ma main de la radio pour baisser le volume, car la personne au bout du fil pensait que j’étais en train d’écouter une émission

", raconte Durán en souriant.

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19 octobre 2008

“Chibata!” raconte la vie de João Cândido, leader noir d’une révolte dans la Marine Brésilienne

Fils d’esclaves, l’histoire du marin João Cândido Felisberto (1880 - 1969), leader de la Révolte de la Chibata, prisonnier, torturé et détenu dans un hospice pour s’être battu pour être un homme libre plus de 20 ans après l’abolition de l’esclavage, est rappelée dans le livre “Chibata! João Cândido e a Revolta que abalou o Brasil” (Chibata! João Cândido et la Révolte qui secoua le Brésil).

Récemment lancée, l’œuvre écrite par Olinto Gadelha Neto et dessinée par Hemeterio, décrit par des dessins les principaux évènements de la rébellion dans la Marine Brésilienne et menée par l’amiral noir le 22 novembre 1910.

                                        Couverture du livre "Chibata! João Cândido e

                                                                   a Revolta que abalou o Brasil"

Le matelot, héros oublié pendant près d’un siècle a mis fin à l’esclavage dans la marine après avoir initié la Révolte qui a détruit sa vie, mais a permis l’amnistie de tant d’autres marins qui luttèrent à ses côtés.

98 ans plus tard, le parcours de João Cândido est raconté dans un mélange de fiction et de documents historiques. Ce livre permet de faire plus ample connaissance de l’histoire et la vie de João Cândido, héros qui fit trembler le gouvernement à peine élu à l’époque du maréchal Hermes da Fonseca.

Chibata! João Cândido e a Revolta que abalou o Brasil

Editeur: Conrad

Pages : 218

Prix: 39,90R$

Par Júlia Ramos     - Afrobras

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

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