La communauté méconnue des Afro chiliens

Cristian Baez, de Lumbanga
La vallée d’Azapa à Arica abrite encore les descendants d’esclaves africains qui arrivèrent en Amérique durant la Colonie. A cela s’ajoute la venue à Santiago d’afrodescendants latino américains qui ont décidé de s’établir dans le pays, de se marier à des chiliens et de donner naissance à une nouvelle race : les « afromapus ».
Bemba. Mondongo. Lampa. Rumba, zamba, mambo. L’arrivée des esclaves noirs en Amérique s’accompagna aussi de celle de leur langue. Le quimbundo, langue la plus parlée d’Afrique centrale influença plusieurs mots de l’espagnol de la vice-royauté. Ces mots résonnèrent à un moment à Arica où les noirs libres s’établirent dans les vallées fertiles une fois l’esclavage aboli.
A la fin de la guerre du Pacifique, et après le début la campagne de “chilénisation d’Arica”, on considéra que tous ces mots étaient étroitement liés au Pérou. On commença alors à les éliminer ou à les supprimer de la langue. Ainsi la « lampa » devint « pala » et le « mondongo », la guatita.
Arica fut à une époque, l’un des ports dans lesquels accostaient des navires remplis d’esclaves provenant du Congo, d’Angola et du Mozambique. De là-bas, ils étaient conduits sur les plantations de coton, aujourd’hui inexistantes qui nécessitaient leur main d’œuvre et dans les mines de la région. Certains arrivaient même jusqu’à Potosí en Bolivie.
Cristian Baez Lazcano, leader de l’association des Afrodescendants “Lumbanga”, raconte que le travail que fournissait ce groupe humain était une telle réussite, qu’au 16ème siècle même, on installa des pépinières d’esclaves à Azapa. On s’assurait qu’un étalon grand et sain veillait à perpétuer l’espèce avec des femmes fertiles.
Au fil des années et malgré la longue période d’esclavage, beaucoup de noirs commencèrent à se lier sentimentalement à des autochtones et eurent des descendants. C’était l’apogée de la vice-royauté, et le mélange d’indigène et de noir fut connu sous l’appellation négative de “mulato”/ mulâtre, mot qui dérive de mulet, cet animal de transport qui est un mélange de cheval et de l’âne.
La robustesse de la race originaire d’Afrique leur permirent de résister aux maladies qui touchèrent autant les conquistadors que les autochtones. Paludisme et malaria avaient raison des blancs et les noirs étaient employés à les soigner ou à les enterrer puisqu’ils n’étaient pas contaminables.
L’intérêt pour cette facette peu connue de l’Histoire du Chili date de longtemps chez les chercheurs. De fait en 1957 l’historien Gonzalo Vial présenta une étude intitulée « L’africain dans le royaume du Chili » (El africano en el reino de Chile) comme thème de mémoire pour l’obtention de son diplôme.
Combien en reste t-il ?
Selon des chiffres officiels, avant la guerre qui opposa le Chili au Pérou, la population noire dans la ville d’Arica dépassait 57%, alors que dans la Vallée d’Azapa, ils atteignaient même 95%.
. Après que ce territoire devint chilien, les habitants commencèrent à se blanchir car être noir à 100% ne leur facilitait pas la vie. Aujourd’hui on ne connait pas leur nombre.
D’après Cristián Báez, chilien afrodescendant, ses ancêtres, même libérés de l’esclavage étaient aussi discriminés. « Tout ce qui était noir était relié au Pérou. Même moi dont les traits ne sont pas si négroïdes, parfois les gens me demandent si je suis péruvien ou bolivien », dit-il.
“Lumbanga”, l’association que dirige Cristián, signifie « quartier de noirs », et était le nom que l’on donnait au secteur d’Arica où vivaient des gens de couleur. Cette appellation a également disparu du langage chilien.
Le nom du maître
Lorsque les grandes exploitations agricoles d’Arica commencèrent à accorder la liberté à leurs esclaves noirs, par reconnaissance, les affranchis prirent le nom de leur « maître ».
C’est ainsi que de la parcelle de terre d’Antonio de Los Rios, est née la famille Rios. Apparaissent aussi les familles Baluarte, Albarracin, Bravo et Zavala.
Cependant, d’autres étaient nommés en fonction de ce qu’était leur situation (d’esclaves). C’est ainsi qu’apparurent par exemple les Corbacho qui signifie « fouet d’esclaves ».
L’ancienne hacienda des Rios, partagée en petites parcelles entre ses nouveaux propriétaires, se situe à présent au 6ème km de la route qui mène à Azapa. Durant la guerre entre le Chili et le Pérou, le maître de la plantation, Juan Rios, alors habitant du Pérou, la céda à un ami chinois pour que ce dernier l’administre, tandis que lui abandonnait le territoire. Quelques temps après, il revint à Arica, prit la nationalité chilienne et récupéra sa terre.
Francisca Rios de Sanchez, l’une des onze enfants de Juan, est aujourd’hui la propriétaire de ce terrain fertile, rempli d’olives qui permettent de faire vivre la famille.
Sur sa chevelure grisâtre et crépue, elle porte un foulard, et a la peau sombre et les yeux couleur d’olive. A première vue, on pourrait penser qu’elle vient de la Caraïbe ou des Antilles. Mais sa façon de parler n’est pas très différente de celle de n’importe quel habitant de Santiago.
Âgée de 76 ans, Francisca fait partie dudit Conseil des Anciens, constitué des Afrodescendants les plus âgés, lesquels se chargent de rassembler toutes les traditions de leurs ancêtres. Leurs souvenirs ont permis de reconstruire des lieux et de sauvegarder des célébrations issues des siècles passés.
C’est de là qu’est née ladite « route des esclaves », allée touristique qui part précisément de la plantation des Rios pour se terminer à San Miguel d’Azapa, et montre les petites cases de terre cuite et les instruments utilisés pour la récolte du coton.
Dans l’allée, on trouve aussi la maison des Lopez Baluarte, où l’on conserve la Très Sainte Croix de Mai (Cruz de Mayo), ancienne idole des afro-chiliens, que ses dévots conduisent en procession. Comme le faisaient leurs grands parents, ils lui offrent les récoltes de l’année, pour que ces dernières soient fructueuses.
Tout récemment, les associations d’afro descendants chiliens –tels Lumbanga, Chile negro et Arica Negro- ont entamé des négociations pour obtenir une meilleure reconnaissance de la part du pays. Un recensement est prévu en 2010, afin de pouvoir comptabiliser tous les afro descendants chiliens, de sorte que le gouvernement sache qu’ils ne sont pas peu nombreux.
Bien que jeunes, certains sont déjà de grandes figures de la télé.
Maria Eugénie est chilienne. A 18 ans, elle a connu un danseur nigérian dans une discothèque, ils tombèrent amoureux et cela fait 9 ans maintenant qu’ils sont ensembles. Ils ont aujourd’hui trois enfants. Tous aux traits africains, tous chiliens, tous égéries publicitaires à la télévision.
Henry, l’aîné, âgé de 8 ans, a participé il y a deux ans à un spot publicitaire pour une chaîne de magasins dans laquelle cinq enfants montraient “le meilleur des 5 continents”. Ses deux autres frères ont suivi son chemin, même si c’est pour des publicités de produits du marché étranger.
Maria Eugenia, la mère, raconte que les gens s’arrêtent toujours pour les regarder dans la rue, et que bien qu’ils soient aussi chiliens que n’importe qui, on remarque une différence. « Cela devient bien vite incommodant parce que les gens sont peu soucieux. Il arrive que des inconnus passent et les touchent en pleine rue et, évidemment que parfois ça gêne ».
Malgré tout, elle reconnaît n'avoir jamais ressenti de discrimination envers ses enfants, et elle essaie de comprendre quelque peu l’étonnement des gens. « En fin de compte, l’on doit comprendre que ce n’est rien d’autre que de la curiosité », souligne t-elle.
Traduit de l’Espagnol par Diana Bernadotte
Mbundo Malungo Mundele : Histoire du Mouvement Afro uruguayen et ses alternatives de développement

Ce livre de Romero Jorge Rodríguez raconte la complexe et suggestive histoire des afro-uruguayens depuis l’arrivée de leurs ancêtres à Montevideo en 1608. Structuré en de brefs chapitres, il constitue une excellente référence sur des événements spécifiques, et il offre une vision encyclopédique de l’expérience afro-uruguayenne. Mouvements socio politiques, revues, institutions éducatives et traditions culturelles des noirs sont exposés dans cet ouvrage, mettant en lumière de nombreux leaders non reconnus et leur rôle important dans leur communauté.
Une analyse très brève de l’histoire africaine constitue le cadre d’un plus large débat.
Rodriguez aborde sa matière tel un académicien passionné par l’histoire afro uruguayenne et un participant actif dans ses épisodes les plus contemporains.
Malgré cette participation directe, l’auteur présente une perspective équilibrée, parfois critique des luttes internes des afro uruguayens sur la question des classes, qui fit par exemple surgir les distinctions dans la communauté noire entre le statut d’un respectable « Mr noir (negro usted) » et celui d’un résolument malheureux « petit nègre (negro ché) » récemment traitées dans un documentaire argentin.
Bien que le livre soit rempli de références historiques et culturelles, la majeure partie du texte est centrée sur les mouvements politiques afro uruguayens. Selon Rodriguez, ces derniers commencèrent en 1872 avec le Mouvement Noir d’ Uruguay, lequel fut suivi par plusieurs vagues de candidatures politiques et la fondation de La Maison
Les derniers chapitres du livre sont dédiés à la situation contemporaine des afro uruguayens, incluant la fondation de Mundo Afro, en 1989 qui exposa devant le monde entier les brèches socio économiques et la discrimination en Uruguay. Le fait de documenter les inégalités socio économiques dans le pays a contribué énormément au développement de politiques qui combattent ces inégalités, et a suscité un intérêt croissant pour l’histoire et la culture des afro uruguayens.
Les annexes incluent plus de détails sur les avancées politiques, du point de vue racial ainsi que les réussites dans le système éducatif et les programmes communautaires spécifiques. Bien que fréquemment, l’auteur Romero Rodriguez fut et reste au centre de l’action, il donne peu d’importance à son rôle personnel pourtant significatif et attribue les succès décrits aux groupes contemporains de la société civile de même qu’à une longue histoire d’activisme afro uruguayen qui a débuté il y a des siècles.
Judith Morrison, directrice régionale de l’IAF pour l’Amérique du Sud et la Caraïbe
Traduit de l’Espagnol par Diana Bernadotte
La Génération du Millénaire aux États-Unis transcende-t-elle la race ?
La race est-elle vraiment la dernière frontière ? Le concept en vogue consiste à dire que pour nous, la Génération du Millénaire, (les Américains nés entre 1982 et 2003), les divisions raciales ne sont plus que choses du passé, un vestige d’une époque qui a appartenu à nos parents et grands-parents.
Par G'Ra Asim
Incontestablement, les avancées dans les relations raciales partant de l’époque du mouvement des droits civils et les évolutions graduelles significatives vers la tolérance raciale qui ont suivi ont façonné un contexte pour la Génération Y considérablement plus divers racialement et idéologiquement.
Mais les courants de préjugés et de division qui ont alimenté les paradoxes du passé n’ont vraiment fait que s’envelopper dans des habits plus subtiles, plus nuancés, et en tant que tel, nécessitent un état d’esprit plus prudent et avisé pour s’y mouvoir avec succès.
J’ai autrefois eu un enseignant d’histoire qui exprimait sa nostalgie de l’époque de la Guerre Froide, pour aucune autre raison, disait-il, que le fait qu’il avait totalement confiance que les Américains étaient les bons gars à cette époque et que les Soviétiques étaient de toute évidence et invariablement les vilains.
Depuis lors, disait-il, les conflits internationaux sont vraiment moins noirs et blancs, et faire un choix entre les deux camps est beaucoup plus compliqué.
Bien que le monsieur en question était un baby boomer, ces analyses m’ont frappé, ironiquement, parce qu’elles cadraient bien avec la relation de la Génération Y avec la race. Là où nos parents ont peut-être été facilement en colère face à la discrimination raciale endémique mais apparente et évidente, le fardeau de la Génération Y est de plusieurs façons encore compliqué par la complexité des facteurs atténuants de la conformité politique et du métissage culturel.
Là où l’obligation de justice sociale de nos prédécesseurs et le cours des évènements étaient autant urgents qu’évidents, pour ceux parmi nous qui deviennent adultes aujourd’hui, la nécessité d’agir est mise à l’épreuve par le fait que nos ennemis potentiels ressemblent un peu à nos amis.
À une autre occasion, mon professeur de Relations ethniques et raciales a demandé aux étudiants de remplir une "échelle de distance sociale." L'échelle était composée de groupes ethniques et sociaux variables, et l'objectif était de lister la plus grande aptitude dans laquelle une personne serait à l’aise avec les membres de chacun des groupes occupant une place dans sa vie.
Étant le seul étudiant à avoir indiqué que tous les groupes listés étaient bienvenus dans n'importe quelle aptitude de ma vie, les autres me regardaient avec dérision et incrédulité.
J’argumentais que le scepticisme de la classe reflétait la simplification hâtive de la nature du préjugé lorsqu’une personne est forcée de s’engager dans une société multiculturelle. En indiquant que toute personne de toute origine ethnique pouvait potentiellement être mon ami, je ne niais pas en réalité mes propres préjugés; je ne faisais simplement qu’affirmer que si l’on me prenait tel que je suis, j’étais ouvert à me lier d’amitié – ou même potentiellement à me marier—avec n’importe qui de toute origine.
La confusion de la classe illustre une plus vaste idée fausse de la perspective raciale de la Génération Y. Alors que nous pourrions ne pas nourrir les mêmes dégoûts absolus de ceux qui sont différents de nous, comme c’était le cas pour les générations précédentes, un type de préjugés plus évolué, et dont on peut soutenir qu’ils sont plus insidieux se cache juste sous la surface en contrôlant nos interactions et nos décisions de manières moins transparentes.
Autrement dit, alors que vous auriez du mal à me surprendre entrain d’utiliser le mot "whitey"(Face de craie, blanc-bec) et chanter un rap évoquant une insurrection en compagnie de mes amis noirs, on m’a connu comme quelqu’un de dédaigneux à l'égard du jeune blanc qui me dépasse en trombe avec sa voiture en ondulant au rythme de la dernière bombe(musicale) de Yung Joc.
Bien que je ne m’oppose peut-être pas aux avances sexuelles de jeunes filles blanches de façon absolue, la perspective de la colère et de la désapprobation qu’une relation publique avec l’une d’elle générerait chez les sœurs me fait vraiment beaucoup plus que d’y réfléchir un petit peu.
Alors que mon éducation s’est jouée comme la scène finale de Hairspray – quoiqu’avec moins de pas de danse et plus d’ennui de banlieue – ce n’est pas aller chercher trop loin que de supposer que les attitudes raciales de mes homologues blancs, Asiatique et Latino sont autant ambigus. La différence de perspectives sur le progrès des relations raciales parmi les jeunes faisant partie de la Génération Y en témoigne.
La nomination de Barack Obama pour la présidence est le test de Rorschach le plus en vue de l’année concernant
le discernement des différentes perspectives raciales aujourd’hui.
Les ainés progressifs aiment claironner l’idée du "candidat qui transcende la race " comme une preuve indiscutable que l’Amérique est collectivement au dessus de la discrimination raciale, mais il y a beaucoup de jeunes de ma génération qui interprètent le succès d’Obama comme étant particulièrement révélateur.
Parmi l’élite universitaire portée sur les coffee shop, je me retrouve régulièrement du côté le moins représenté d’un débat sur la question de savoir si Obama est la preuve vivante que la négritude n’est plus un handicap, mais un avantage, ou s’il est juste le politicien le plus futé qu’on ait connu jusqu’à présent dans l’exercice de mobilisation d’une coalition de noirs et de blancs riches qui trouvent que la perspective d’avoir un président noir est à la mode.
Né dans un milieu homogène racialement, de noirs pauvres, mais instruit dans une école privée d’élite blanche non moins homogène, mon appréciation des disparités entre les expériences blanche et noire américaine s’est précisée à 9 ans lorsque ma famille a quitté le ghetto de St. Louis pour les banlieues relativement huppées de la capitale nationale.
Ma biographie étant stratifiée par l’exposition double, d’une part à la dégradation des quartiers sensibles frappés par la violence, et d'autre part aux banlieues multiculturelles privilégiées grouillant d’opportunités éducatives et économiques, ma perspective de la question raciale appartient aussi nettement à la Génération Y qu’il le faut. Mais il ne s’agit que d’une perspective dans une multitude qui varie avec une diversité aussi grande que nos origines ethniques.
Ayant longtemps servi de symbole moi-même, le fait que l’un des trois seuls sénateurs noirs depuis la Reconstruction a obtenu la nomination présidentielle ne représente pas pour moi la culmination d’une intégration réussie, mais plutôt du simple symbolisme.
Une telle opinion est impopulaire aujourd’hui, et certains pourraient bien vite écarter cette idée, mais ce serait une erreur. J’aimerais beaucoup plus qu’autre chose, croire que le pays a changé de manière aussi absolue que ceux qui disent que c’est le cas, et peut-être si nous sommes chanceux, quand viendra l'âge d'or de la Génération Z, des gens comme moi se révéleront manifestement dépassés.
G'Ra Asim, 21 ans, est auteur et musicien. Pour visiter son blog, cliquez sur gapostrophera.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga
http://thedailyvoice.com/voice/2008/08/race-the-final-frontier-000996.php
Les Églises Africaines américaines et la crise HIV-SIDA

Reverend Deborah Warren founded the Regional AIDS
Interfaith Network in Charlotte, N.C. (CBS)
CHARLOTTE, N.C., 17Août 2008
(CBS) Dans la première partie de notre reportage sur le SIDA chez les Africains Américains du Sud (des États-Unis), beaucoup disent que le stigmate associé à la maladie empêche les gens d’en parler ouvertement et honnêtement. Nulle part ailleurs, cela n’est aussi clair que de la chaire, mais un correspondent de CBS News, Randall Pinkston explique dans la seconde partie que certaines églises commencent à l’évoquer.
L’église noire- traditionnellement un grand porte parole pour le changement social – a curieusement été silencieuse sur la crise du SIDA qui touché la communauté Africaine Américaine, et d’autres l’ont même trouvé négligente.
Lorsque Demarsh Tarver a contracté le SIDA dans l’Alabama, il dit que le pasteur lui a demandé de prier pour le pardon.
"Lorsque j’ai tendu la main à l’église, j’ai eu le sentiment d’avoir été condamné à cause de mon style de vie," indique Tarver. "Dans le fond, je lui ai dit en un si grand nombre de mot d’aller au diable."
Même si les pasteurs à travers le sud ont offert une petite consolation aux personnes infectées par le virus, les activistes du SIDA disent qu’ils ont besoin que les églises noires aident à enrayer la vague de nouveaux cas de HIV/SIDA.
Alors que les Africains Américains représentent 19% de la population du Sud, Pinkston affirme qu’ils comptent pour 56% des nouveaux cas de SIDA dans la région.
C’est un problème que les hommes de Dieu doivent aborder, indique le Révérend Claude R. Alexander, Jr., de la University Park Baptist Church à Charlotte, N.C.
Alexander fut l’un des premiers à aborder la crise de la chaire de l’église.
Selon Alexander, "l’Église doit évoluer et clarifier expliciter qu’il s’agit d’une maladie comme toutes les autres."
En parlant de leur chaire, les pasteurs doivent construire des attitudes d’amour et d’acceptation plutôt que de jugement, indique le Révérend Deborah Warren du Regional AIDS Interfaith Network.
Pour promouvoir le changement, Warren a fondé RAIN en 1992, pour rassembler les ministères et essayer de changer les attitudes.
"Si nous ne voulons pas dire aux membres de nos églises que le fait d’être homophobe est un péché, alors nous sommes vraiment en train de jouer au yoyo avec la vérité," déclare le Révérend Clifford Matthews de St. Luke's Church.
Mais comme Pinkston l’indique, ils doivent le faire tout en continuant à respecter les croyances essentielles et à en rester délicatement proche.
"Du moment que, particulièrement dans notre ministère, nous n’encourageons pas l’infidélité, que nous appelons l’adultère ou la fornication, nous n’allons pas changer ce principe particulier," indique le pasteur Corey Bradley de la New Birth Church de Charlotte, N.C.
Doucement, les ministères Africains Américains commencent à reconnaitre le besoin urgent d’agir au sujet de l’épidémie du HIV-SIDA dans la communauté noire. Quelques églises offrent même des tests périodiques dans le sanctuaire, mais faire venir les gens sur les bancs d’église pour les faire adopter ce message est une autre affaire.
"Quand les agences locales viennent faire des tests les Dimanches après le service, le nombre de personnes qui vont effectivement dans la pièce et qui font le test est souvent très faible," affirme le Révérend Michelle Jones de la Friendship Baptist Church.
Selon Jones, au cours des cinq années durant lesquelles le Friendship Baptist a offert des services sur place, seuls 50 à 60 membres de l’église ont fait le test du HIV à l’église.
"Hé bien, c’est mieux que rien," indique Jones. "L’optimisme est très important dans ce ministère."
Malheureusement, c’est un optimisme qui reste seulement partagé par une poignée de leaders religieux ici. Sur près de 700 lieux de culte à Charlotte seulement, seuls 75 ont rejoint le Regional AIDS Interfaith Network.
Traduit de l’Anglais par Guy everard Mbarga
http://www.cbsnews.com/stories/2008/08/17/eveningnews/main4356729.shtml

Randall Pinkston
Vidéo : http://www.cbsnews.com/video/watch/?id=4356657n
La légalisation de l’homosexualité pour vaincre le sida dans les Caraïbes selon les experts
Les experts présents à la Conférence sur Sida de Mexico City indiquaient jeudi dernier que les relations sexuelles entre hommes, qui sont répandues dans la région Caraïbe doivent être décriminalisées, sinon le SIDA ne sera jamais vaincu.

Les participants à la Conférence sur le Sida qui a duré six jours et a regroupé plus de 22 000 personnes ont indiqué qu’il était très compliqué pour les hommes d’avoir accès aux tests du SIDA et au traitement potentiel dans la région ayant le deuxième taux le plus élevé de personnes atteintes du HIV/SIDA dans le monde, soit 1% de la population.
Le chiffre représente plus d’un quart de million et se situe au second rang seulement derrière l’Afrique Subsaharienne.
La moitié des hommes caribéens ont eu des contacts sexuels avec une personne du même sexe, et entre 80 et 90% (d’entre eux) ont eu des relations sexuelles avec un autre homme au moins une fois, selon des données fournies par des psychologues en Jamaïque et à Trinité et Tobago.
"Il sera impossible d’avoir une prévention efficace du HIV/SIDA dans la Caraïbe si nous ne décriminalisons pas les relations (sexuelles) entre les hommes," indique Michael Kleinmoedig, journaliste et activiste des Antilles.
Le stigmate et la discrimination, un problème qui touche les personnes atteintes de HIV/SIDA à travers le monde sont particulièrement graves dans la région.
"Les droits Humains sont limités pour les hommes qui ont des relations (sexuelles) avec d’autres hommes. Ils ne sont pas reconnus comme un groupe valide par la loi et de nombreux pays les cachent silence leur nient leurs droits," indique Kleinmoedig.
Plusieurs d’entre eux sont mariés et ont des enfants.
De plus, quelque 20% des personnes ayant le HIV dans le région, principalement les femmes, ont contracté le virus de leur partenaire, affirme Peter Figueroa, directeur de l’épidémiologie et du Sida pour le gouvernement jamaïcain.
Dans une note positive rare, il a souligné que l’accès universel au traitement contre le SIDA à Cuba.
Environ 33 millions de personnes dans le monde sont infectées par le HIV, et 90% d’entre eux vivent dans les pays en développement.
AFP
Traduit de l’anglais par Guy Everard Mbarga
Une journée avec des écoliers Garifuna de Cayos Cochinos, Honduras
Les Afropéruviens touchés par le séisme de 2007 abandonnés
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Les communautés Afropéruviennes affectées par le tremblement de terre du 15 août 2007 sont "invisibles" à cause du manque d’attention du gouvernement central péruvien dans le processus de reconstruction qui jusqu’à présent n’avance pas dans la célérité souhaitée.
Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga |
L’Exposition Picturale "Figures Révloutionnaires d’Afrique " à Aragua au Venezuela
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Le Ministre des Relations Extérieures a fait don d’une réplique de l’exposition picturale "Rostros Revolucionarios de África"(Figures Révolutionnaires d’Afrique) à la Maison de la Diversité de l’État d’Aragua située à San Mateo. |
Le délégué de la Maison de la Diversité Culturelle de l’État d’Aragua (Casa de la Diversidad Cultural), Enrique Arrieta Chourio a expliqué l’objectif de l’activité au cours d’une cérémonie organisée pour l’ouverture officielle de l’exposition dans la région,
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Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga |
Portrait de Mussum, un musicien AfroBrésilien
Antônio Carlos Bernardes Gomes (Rio de Janeiro, 7 avril 1941 — São Paulo, 29 juillet
1994), plus connu sous le nom de Mussum, était un musicien et humoriste brésilien à succès, membre du groupe humoristique Os Trapalhões.
Mussum était issu d’une famille pauvre des favelas cariocas (Rio de Janeiro). Il étudia pendant neuf années dans un collège interne où il allait obtenir un diplôme d’ajusteur mécanique.
Il fit partie des forces armées pendant huit ans et dans le même temps il en profita pour participer à la Caravane Culturelle de Musique Brésilienne de Carlos Machado. Il était musicien et sambiste, et a appartenu au groupe Os Originais do Samba, dans lequel il allait atteindre une certaine renommée, et voyagea dans plusieurs pays. Il était connu à l’époque sous le nom de "Mumú da Mangueira".
C’est à cette époque qu’on l’invita à participer à un show à la télévision, Os Trapalhões. Au départ, il refusa l’invitation et se justifia en affirmant que les hommes ne devaient pas se peindre la tête, comme les acteurs avaient l’habitude de le faire. Cependant, en 1969, son ami Manfried Santanna (Dedé Santana) allait réussir à le convaincre, et Mussum commença à intégrer le programme qui le rendit célèbre.
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Mussum est mort en 1994, suite à une transplantation du cœur qu’il ne supporta pas, et il fut enterré à São Paulo. Il laissa derrière lui 27 films avec Os Trapalhões, en plus de vingt années de présence à la télévision, au cours desquelles allait être immortalisée sa façon particulière d’accentuer les terminaisons en "is" ou "évis".
Traduit du Porutgais par Guy Everard Mbarga
(Source: Wikipedia)
http://www.castingblack.com.br/?secao=15561&categoria=32307&id_noticia=52310
Hip Hop US 2007: Le top 20 de Forbes en gain
18 août , 2008. MediaTakeOut.com a appris que le Magazine Forbes vient de livrer son Top 20 en gain dans le milieu Hip Hop américain. (À noter, on y retrouve aucune femme) Ci-dessus la liste :
1. 50 Cent - $150 million
2. Jay Z - 84 million
3. Diddy - $35 million
-
4. Kanye West - $30 Million
5. Timbaland $22 Million
6. Pharrell $20 million
7. Swizz Beats 17 Million
8. Snoop 16 Million
9. Dr. Dre 15 Million
10 Ludacris 14 Million
11. TI 13 Million
11. Lil Wayne 13 Million
12. Eminem 12 Million
12. Common 12 Million
12. Akon 12 Million
13. Jermain 11 Million
13. Lil Jon 11 Million
14. Outkast 10 Million
14. Chamillionare 10 Million
14. The Game 10 MillionTraduit de l'anglais par Guy Everard Mbarga




1. 50 Cent - $150 million



