(Colombia) (Autor: CCajar)
I
sabelino Valencia ne perd pas l’espoir que le gouvernement colombien accorde enfin des titres de propriété au  18 000 afrodescendants de la région pour les terres qui leurs appartiennent, 330 ans après que leurs ancêtres aient commencé à cultiver et à semer leurs champs, à pêcher et à travailler sur la rivière Naya pour extraire l’or présent dans la zone et survivre à l’époque de l’esclavage.


Malheureusement, depuis 1999 ces 49 communautés, qui forment un Conseil de Communauté ont sans cesse eu recours à différents tribunaux liés au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural pour l’enregistrement  collectif des 190 000 hectares qui composent leur territoire, sans recevoir de réponse positive jusqu’à présent.

C’est la raison pour laquelle Conchita et 3000 afrodescendants du bassin de l’Orinoco basin ont décide de présenter une motion pour une protection légale  contre le Ministère pour son inaction, sa réticence, son action non-conforme et le retard dans le processus de reconnaissance légale de leurs terres, pour que le Ministère leur garantisse le droit au processus dû, à leurs terres, à leurs vies, leur existence et à leur survie en tant que tribu.


L’intérêt du gouvernement à ne pas reconnaître leurs terres est évident. La région est riche en biodiversité, en or, en pétrole et d’un métal connu sous le nom de 'orito,' et des aliments tels que la papachina, le chontaduro, et la pepa de Dios. Des trésors agricoles et de la pêche, parmi d’autres que les corporations multinationales et les étrangers cherchent à contrôler.

Quoiqu’il arrive, les peuples Afrodescendants veulent continuer de se battre pour la terre qui leur a appartenu pendant plus de 330 ans, car comme le dit  Chavelo, "Nous ne pouvons pas être libres sans notre terre."

Traduit de l’Anglais par Guy Everard Mbarga 

http://colombiasupport.net/news/2008/06/afro-descendant-communities-of-bajo.html