La passion des britanniques pour le chocolat, les gâteaux et les chips alimente une violente campagne qui contraint les paysans Colombiens à quitter leurs terres pour rendre disponible les terres pour établir des plantations de palmiers à huile, indique un rapport daté d’aujourd’hui.

Les consommateurs anglais sont devenus le marché d’exportation le plus important de la culture controversée utilisée pour la margarine et  la pâtisserie ainsi que pour la pâte dentifrice, le savon, les détergents et les cosmétiques.

L’augmentation de la demande a soutenu une expropriation impitoyable par les groupes paramilitaires dans les régions rurales de Colombie, indique War on Want- un groupe de défense des droits humains basé à Londres- dans le rapport.


Bien qu’étant l’un des plus grands consommateurs des produits tirés de l’Huile de palme en provenance de Colombie, le Royaume-Uni ignore l’impact dévastateur de cette culture sur la vie des communautés indigènes et Afro-Colombiennes.”


Le rapport détaille les nombreuses saisies de terre dans la région du sud-ouest pacifique les agriculteurs de subsistance ont été expulsé et dans certains cas tués par les groupes armés qui cherchent supposément à se faire de l’argent grâce au boom de l’huile de palme.

Jens Mesa, président de National Palm Growers Federation a indiqué au Guardian que cette culture apportait au pays des investissements dont il a grand besoin et que les cas d’expropriation étaient isolés.

Nous déplorons ce qui s’est passé à Uraba [Colombie]. L’ensemble de l’industrie de l’huile de palme a été stigmatisée par ce fait. Le conflit n’existe pas à cause de l’huile de palme, mais à cause du traffic de drogue. Le coca déplace même l’huile de palme dans certaines zones.”

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga

http://www.guardian.co.uk/world/2008/may/12/colombia.food

Le chocolat, la margarine ou le savon que nous voyons sur les étagères de nos supermarchés contiennent de l’huile de palme qui a de grandes chances de provenir d’un pays où les gens sont forcés de quitter leur terre, dont certains d’entre eux sont tués brutalement, pour réponde à la demande internationale.”

Au cours des quatre dernières années, la Colombie a plus que doublé ses terres de culture à 350000 hectares, avec un quart des exportations en direction du Royaume Uni et une grande partie du reste destinée à l’Allemagne et à l’Espagne. La Colombie est le cinquième plus grand exportateur d’huile de palme après la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande.

Le gouvernement de la Colombie fait la promotion de cette culture comme étant une alternative légitime au coca, la matière première pour la cocaïne qui entretient le conflit entre les rebelles gauchistes, les milices de droite et les forces de sécurité. Le Président Alvaro Uribe, l’allié le plus proche de Washington en Amérique du Sud a également fait la promotion du biofuel et a indiqué qu’il espère que la zone cultivée sera décuplée dans les dix prochaines années pour dépasser les 3millions d’ hectares.

En janvier , les procureurs ont ouvert une enquête formelle contre des propriétaires de 23 plantations de palmeraies à huile à Uraba, soupçonnés d’être liés aux forces paramilitaires.