31 décembre 2007

L’art Afro-Portoricain célébré au Musée de Nuestra Raíz Africana

Depuis 1999, La Plaza San José dans le Vieux San Juan dispose d’un espace pour documenter, préserver et faire connaitre l’influence de la race noire à Porto Rico.

Le musée célèbre l’héritage africain de l’île de Borinquen à travers des peintures, des photographies, des documents et des artefacts qui évoquent différentes périodes historiques. Selon ce qui est indiqué sur la brochure du musée, l’un de ses objectifs est de préserver, de collecter, documenter et diffuser l’histoire et la culture de Porto Rico dérivée de l’expérience des habitants noirs de l’île.

Les expositions du musée ont été ordonnées chronologiquement, en documentant l’origine, l’histoire et l’arrivée des esclaves africains à Porto Rico. Le premier niveau dispose de diverses salles d’exposition qui permettent de connaitre la géographie, la structure sociale et la religion des groupes d’esclaves africains qui arrivèrent sur l’île en provenance de l’Afrique Centrale et de l’Ouest. Parmi les principaux groupes ethniques qui se distinguent, on retrouve les Ashanti, les Yoruba, les Bantus et les Congo.

Une des salles informe sur la terrible traversée des noirs esclaves vers le Nouveau Monde à travers des peintures et des photographies des 16ème et 17ème siècles. Elle compte également une reconstitution de ce trajet qui montre comment les esclaves étaient entassés et beaucoup d’entre eux périssaient. Deux témoignages impressionnants qui font foi de la terrible réalité qu’ils ont vécue.

Les salles du deuxième étage invitent à connaitre l’influence de la culture africaine dans la réalité de Porto Rico. De la rencontre des africains avec les indiens Taínos à la présence de la religion Yoruba que l’on connait aujourd’hui sous le nom de Santería et qui fusionne la croyance en des dieux Yorubas  et des saints catholiques.

D’autres expositions illustrent la vie des noirs qui habitaient l’île depuis l’abolition de l’esclavage en 1868. Les africains et leurs descendants avaient peu ou pas d’opportunités d’évoluer et durent affronter la discrimination.

Une photo du célèbre afroboricua Rafael Cordero fait connaitre son combat pour offrir une éducation aux garçons et aux filles noirs et à tous ceux qui en avait besoin. Il donnait les cours de chez lui et allait finalement réussir à ouvrir une école dans la zone connue aujourd’hui sous le nom de Viejo San Juan (Vieux San Juan).

Il ne pouvait pas manquer une section dédiée à la musique et à l’art. Le musée conserve des tambours utilisés pour jouer la "Bomba", un style musical d’origine africaine, de même que des vêtements traditionnels des danseuses. De la même manière, des artefacts montrent comment les festivals, les coutumes et la nourriture typique de Porto Rico ont leurs racines en Afrique.

Une des expositions les plus festives montre l’art Afro-Portoricain de diverses localités comme les masques utilisés lors des festivals musicaux de Loiza, dont la population est en majorité noire. Des peintures de célèbres artistes portoricains comme Samuel Lind et Antonio Broccoli faisant allusion à des scènes de musique, de danse et de tambours de Bomba et de Plena sont également exposés.

Traduit de l‘Espagnol par Guy everard Mbarga

http://es.caoba.org/edicion8/cultureclub/arte/museo/article.html

http://www.seeingblack.com/2004/x021304/puertorico.shtml

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Ximena Viáfara, une éducatrice afrocolombienne en Afrique

Elle fera un voyage en Guinée ou elle mettra en pratique sa méthode d'éducation basée sur la tradition orale.

Ximena Andrea Viáfara Mina, une enseignante du préscolaire et lauréate d'un concours passera le Noel prochain à mille kilomètres de sa terre natale. Elle voyagera en Guinée - Bissau, un petit pays d'Afrique isolé, à la recherche d'un rêve qu'elle a caressé pendant les 28 années de sa vie.

Les invitations répétées de ses frères John, joueur de l'équipe de Southampton en Angleterre et de Jaime Andrés, qui joue au volley-ball en Turquie n'ont pas réussi à la faire abandonner ses plans en allant habiter avec l'un d'eux en Europe.

Elle sent que son esprit ne peut trouver l'équilibre nécessaire que si elle se rend en mission sur la terre de ses ancêtres et met son grain de sable dans la formation des petits guinéens.

Même la possibilité de poursuivre sa brillante carrière en tant qu'enseignante ne l'a pas séduite, peu après avoir reçu un prix Secrétariat à l'Éducation de Valle, celui de gagnante du Concours des Enseignants réservé aux écoles qui accueillent des afro colombiens.

La fille de José Viáfara et de María Mina a appris de ses grands-parents Hercilia et Prudencio, de simples paysans que, par le biais de l'oralité, à travers la narration de contes, ils avaient l'habitude d'enseigner aux petits de leur village.

Ximena s'est nourrie de cette pédagogie ancestrale et l'a appliqué de façon remarquable comme étudiante avec les enfants de la région nord de Jamundí, à Puente Vélez, et pendant les quatre dernières années à l'école Alfonso López Pumarejo, à Robles, Valle del Cauca.

Ximena a obtenue un diplôme en Éducation Préscolaire, encouragée par la nécessité de sauvegarder le savoir ancestral en le transmettant aux enfants. Lorsqu'elle a été invitée en Afrique pour effectuer un travail similaire, elle n'a pas hésité un seul instant à accepter.

http://www.revistaebano.com/pages/comunidad.html

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

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93% de présentateurs de la télévision publique sont blancs au Brésil

Le pourcentage de journalistes travaillant devant les caméras de la TVE (Rio), de TV Cultura (SP) et de TV Nacional (DF) obéit au patron suivant : 93,3% sont blancs ou euro descendants; 5,5%, noirs (noirs + métisses) afrodescendants et 1,2% descendants d’amérindiens. On note également une sous représentation thématique de la communauté noire dans la programmation de ces émissions. Cette donnée fait partie de la recherche Onde está o Negro na TV Pública? (La place du noir dans la Télévision Publique) réalisée par la Fondation Culturelle Palmares. Cet aspect fut l’un de ceux débattus durant le séminaire TV Pública, Ação Afirmativa e Direitos Humanos (La Télévision Publique, l’Action Affirmative et les Droits Humains) qui s’est tenu le 11 décembre dernier à l’auditorium du Syndicat des Journalistes Professionnels de la Ville de Rio de Janeiro, et organisé par la Commission des Journalistes pour l’Égalité Raciale (Cojira-Rio).

Pour Délcio Teobaldo, journaliste de la TVE et professeur d’université, il est important que des femmes noires et des hommes noirs apparaissent devant les écrans, mais également, et plus particulièrement dans la production des programmes diffusés. “C’est important, car ces professionnels peuvent influencer le contenu de ce qui est transmis aux téléspectateurs”, affirme-t-il.

Le président du Syndicat des Artistes et des Techniciens de Spectacles et des Divertissements de Rio de Janeiro (Sated), Jorge Coutinho a révélé qu’au cours d’une réunion récente avec les dirigeants de TV Globo durant laquelle la question salariale fut débattue pendant six heures de suite, il a abordé le problème de l’insertion des noirs et de leurs communautés dans la programmation de l’émetteur.

Le communicateur  Marcio Gualberto, coordinateur du Collectif des Entités Noires (Coletivo de Entidades Negras) dans le Rio de Janeiro et éditeur du blog Palavra Sinistra a fait remarquer qu’il est faut créer des stratégies pour les femmes et les hommes noirs puissent se former pour affronter le marché du travail dans cette période de digitalisation de la télévision et de la radio au Brésil. Coutinho est allé dans le même sens et a ajouté qu’il s’agit de l’une des préoccupations de son administration au Sated.

Gualberto a également critiqué la façon de choisir la composition du Conseil d’Administration de Empresa Brasil de Comunicação (EBC), même s’il reconnait que les conseillers choisis ont une représentativité dans leurs champs d’action. “La société civile organisée devrait être entendue par le gouvernement fédéral avant toute définition sur le mode de constitution du Conseil d’Administration”, souligne-t-il.

La coordination de la table de conférences était à la charge de la journaliste Angélica Basthi, membre de la Cojira et conseillère de l’organisation non gouvernementale Justiça Global. Elle a rappelé que le Brésil a activement participé en 2001 à la Conférence Internationale de la lutte contre le Racisme organisée par l’ONU à  Durban, en  Afrique du Sud. “En signant le document final de cette rencontre officielle, il (le Brésil) s’est engagé à mettre en œuvre toutes ses résolutions, y compris la promotion de la communauté noire dans la communication sociale et sur le marché du travail”, a-t-elle observé.

Le journaliste Carlos Alberto de Oliveira, ou Caó, conseiller de l’Association Brésilienne de Presse (Associação Brasileira de Imprensa, (ABI), a affirmé que ce qu’on appelle la Télévision Publique doit avoir comme finalité principale de contribuer à l’organisation et à la mobilisation de l’opinion publique brésilienne pour mener le pays à une institution dans laquelle on vit une véritable égalité raciale. “Sans cela, si rien n’est fait, il n y aura pas de Brésil, il n y aura pas de civilisation qui puisse commencer et se terminer ”, affirme Caó, ex-président du Syndicat des Journalistes Professionnels de Rio et auteur de la loi qui criminalise le racisme au Brésil depuis 1989.

Le séminaire a été enregistré en vidéo par une équipe de TV Rocinha, représentée par le producteur Lindemberg Silva, et une autre de la Centrale Unique des Favelas (Central Única de Favelas, Cufa), représentée par les producteurs Carlos Saci et Clécio Gomes.
Un documentaire institutionnel de Antes das palestras foi exibido o documentário institucional da TV Rocinha.

L’événement a reçu le soutien de la Commission d’État de Lutte contre la Discrimination Raciale de la Centrale Unique des Travailleurs du Rio de Janeiro  (Comissão Estadual de Combate à Discriminação Racial da Central Única dos Trabalhadores do Rio de Janeiro,CECDR/CUT-RJ), representée par son coordinnateur Cláudio Vovô.

Source: Syndicat des Journalistes

Traduit du Portugais par Guy everard Mbarga

http://www.irohin.org.br/onl/new.php?sec=news&id=2540

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