L’Organisation Noire Centraméricaine ( Organización Negra Centroamericana, ONECA) a célébré du 29 novembre au 2 décembre dernier dans la Ville de Panama sa treizième Assemblée Générale, avec la participation de plus d’une centaine de délégués.

L’événement qui a vu la participation de quelques soixante trois membres de la communauté noire du Honduras s’est déroulé dans les installations de la Ciudad del Saber dans la capitale panaméenne et dans la ville de Colón, en région atlantique où réside la majorité des noirs de ce pays.

Pendants les cérémonies d’inauguration dans la soirée du jeudi 29 novembre, les noirs honduriens (garifunas) ont présenté leur danse traditionnelle, la punta, tandis que la délégation panaméenne exposait art folklorique avec le groupe de danse “La Pollera” et los Diablos de los Espejos.

Le discours inaugural a été prononcé par le Président de l’ONECA, l’hondurien Céleo Alvares Casildo, qui a souligné l’importance pour les afrodescendants d’être regroupés au sein d’une organisation leur permettant de défendre leurs droits dans le domaine de la santé, de l’emploi, de la politique et du dépassement constant à travers l’éducation.

La communauté noire centre américaine a également donné à l’ambassadeur du Honduras au Panama, son Excellence Juan Alfaro Posadas l’opportunité de délivrer un message de bienvenue aux différentes délégations de la région, ainsi qu’aux invités de la Caraïbe, du Canada, des États-Unis  et d’autres pays.

L’ambassadeur Alfaro, après avoir félicité la délégation du pays hôte, le Panama, a déclaré se sentir fier qu’un hondurien comme Céleo Alvarez Casildo qu’il connait depuis de nombreuses années dirige l’ONECA.

Il a rappelé que Alvarez Casildo est un homme indispensable dans la lutte, car sa trajectoire dans les conquêtes populaires est longue; elle date de plusieurs décennies lorsqu’il était Président du Syndicat des Travailleurs de la Médecine, des Hôpitaux et Assimilés (SITRAMEDHYS) et très vite fondateur et président de l’organisation de Développement ethnique Communautaire (ODECO), entre autres étapes dans la revendication sociale.

Le diplomate a également indiqué que les noirs de même que les autres groupes ethniques de nos sociétés ont un fort coefficient intellectuel, mais qu’à cause de la couleur de leur peau, ils sont très souvent dénigrés, marginalisés et on essaye de les déprécier, en les faisant apparaitre comme des personnes aux idées courtes.

“Vous avez les mêmes droits et devoirs dans nos sociétés, ce qui doit vous motiver à poursuivre vos objectifs et vos buts. Si vous réussissez à renforcer l’unité, en vous éloignant des mesquineries, des sectarismes et en vous préparant un peu plus chaque jour, vous pourrez retrouver les espaces qui vous ont été refusés”, a indiqué Alfaro Posadas.

Enfin, il a déclaré que si les noirs restent unis, réussissent à dépasser tous les sentiments, et restent dans le droit chemin—dans n’importe quel des pays d’Amérique Centrale et de la Caraïbe, plus tôt que tard--, nous pouvons arriver à voir un Président ou une présidente noir(e), comme par exemple un important secteur de la population exclu tel que les indigènes en Bolivie qui ont obtenu le poste de Président à travers Evo Morales Ayma.

Le diplomate hondurien a été grandement applaudi et s’est déclaré l’ ami des noirs afrodescendants.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

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