Caracas, 19 Nov. ABN.- Ce lundi a eu lieu au Salon Simón Bolívar de l’Université Bolivarienne du Venezuela (UBV) la cérémonie d’ouverture de la Deuxième Rencontre des Intellectuels d’Afrique et d’Amérique ( II Encuentro de Intelectuales de África y América) programmée dans le cadre du Deuxième Festival Culturel avec les Peuples d’Afrique ( II Festival Cultural con los Pueblos de África) qui se déroule du 17 au 25 novembre à Caracas.
Festival cultural AFRICA

La rectrice de l’UBV, Yadira Córdova, a souhaité la bienvenue à tous les invités, en soulignant l’importance spéciale que revêt pour l’université le fait de pouvoir recevoir et soutenir cette rencontre, car elle fut justement créée pour former les nouvelles consciences, les nouveaux intellectuels et les nouveaux professionnels devant servir la Patrie bolivarienne.

'Il est indéniable que nous ne pouvons pas réaliser cette formation de conscience si nous n’envisageons pas les contributions transcendantes de la culture africaine à notre culture”, a-t-elle indiqué.

La rectrice a indiqué que cette rencontre réaffirme aux vénézuéliens leur identité latinoaméricaine, également le fruit de l’influence africaine.

“Les africains sont présents dans notre histoire pour tous les combats qu’ils ont mené pour notre libération. Car ils furent les premiers à avancer, à nous dire: nous voulons être libres. Et parce qu’ils se retrouvent dans nos expressions musicales, dans notre gastronomie, dans nos danses… l’Afrique est présente dans nos sens”, a ajouté Córdoba.

L’intellectuelle égyptienne Hoda Nasser, présidente de la Fondation Gamal Abdel Nasser a également fait une intervention.

Elle a indiqué que en ces moments actuels de tensions et d’anxiété que l’on vit à cause des actions des politiciens États-Uniens et les réactions terroristes, ces débats promus par la Deuxième Rencontre des Intellectuels d’Afrique et d’Amérique sont importants, car, c’est la seule manière de faire face à la domination globale.

La coopération entre les nations en développement est un des outils les plus importants pour promouvoir la paix, le développement économique et la justice sociale. Des similitudes existent entre l’Afrique, l’Asie et l’Amérique, ils ont tous éliminé la domination coloniale et cette situation doit plus nous rassembler dans ce genre de contexte. Seule la justice peut créer un paix durable” a déclaré Nasser.

Le cours magistral de la cérémonie d’ouverture tait dirigé par Benito Irady, président du Centre de la Diversité Culturelle qui avait pour thème La Diaspora africaine, diversité et développement des peuples.

Le processus de transformation que nous menons au 21ème siècle, établit les bases de la reconnaissance de l’afrodescendance. Revendiquer son identité culturelle, l’importance de la vitalité des cultures est essentiel pour l’union, pour avancer dans la consolidation de la conscience sociale pour le développement des peuples” affirme Irady.

Pour sa part, le vice ministre chargé de l’Afrique, Reinaldo Bolívar, a indiqué que lors de cette rencontre, il ne s’agit pas que des pays africains, mais également de ceux de la Caraïbe, de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du sud.


“Nous autres vénézuéliens sommes des peuples d’Afrique, d’ou l’importance du mot afrodescendant dans la réforme constitutionnelle qui reconnaît cette condition, qui est une connexion géographique, culturelle et historique avec tout ce passé laissé par ceux-là qui immigrèrent de force ”, indique encore Irady.

Reinaldo Bolívar

Le vice ministre a indiqué que les propositions qui proviennent des intellectuels réunis serviront à enrichir la déclaration finale , de même que le plan d’action du Deuxième Sommet Afrique-Amérique du sud que le Vénézuela célébrera d’ici un an.

Nous savons que les idées qui surgissent ici ne resteront pas seulement sur le papier”, a-t-il précisé.

Le ministre de l’Éducation Supérieure, Luis Acuña, était également présent lors de la cérémonie d’ouverture de la Deuxième Rencontre des intellectuels d’Afrique et d’Amérique.

“nous estimons que dans cette politique vénézuélienne d’intégration, ce qui vient en premier, c’est d’abord l’intégration culturelle des peuples. Nous pouvons réaliser n’importe quelle intégration commerciale, qui prendra fin lorsque les ressources économiques disparaitront, mais l’intégration des peuples ne meurt jamais', a ajouté le ministre.

'Les peuples intégrés vivent éternellement et c’est le cas du Venezuela, un pays qui s’est formé par l’intégration de personnes venues d’Afrique, des aborigènes et des espagnols . Aujourd’hui, dans chacun de nous reste présente la couleur de ceux qui nous ont formé”, a-t-il-ajouté.

Les thématiques à aborder dans le cadre des trois tables de travail au cours de cette rencontre, qui se tiendra à l’hôtel Alba Caracas du 19 au 21 novembre (hier), sont La diaspora africaine, l’Environnement, l’Économie, Énergie et ressources naturelles (Petrosur et Banco del Sur), Communication, Éducation, Science et Culture (Universidad del Sur, Telesur et Radio Sur).

Traduit de l’Espagnol par Guy everard Mbarga
http://www.abn.info.ve/go_news5.php?articulo=111026&lee=18