Des films sur les afrodescendants seront projetés les mercredis durant l’exposition, en plus de la musique et de la danse.


L’exode africain vers le nouveau monde, l'esclavage, le combat pour la liberté sont les thèmes de l'exposition ‘Afrodescendientes’, qui a ouvert ses portes jeudi au Musée de la Banque Centrale de Riobamba.

L'exposition porte sur les afroéquatoriens et les Afro étasuniens, et vise à détruire des stéréotypes nocifs sur la race. De plus, elle transmettra la vision qu'ont généré les afrodescendants à leurs propres sujets.

L’événement, soutenu par Banco Central, l'Ambassade des USA et la Fondation Museo de la Ciudad (Musée de la Ville) est basée sur les recherches dans le pays de l'anthropologue John Antón. Il regroupe des éléments de l’histoire, de la culture et des processus de construction de la citoyenneté en Équateur et aux Usa (des afrodescendants).

La Embajadora Jewell se dirige a los asistentes

L'ambassadrice Jewell

s'adresse au publigc présent

L'exposition, ouverte jusqu'au 25 novembre tourne autour de trois thématiques: la première, sur la Culture et l'identité : le renforcement de l’identité, la cosmovision, la musique, la danse, la tradition orale et la religiosité.

La seconde , la Diaspora Africaine en Amérique, son passé, sa provenance et la traversée, l’esclavage entre le 16ème et le 19ème siècle et son combat pour la liberté.


Enfin, la troisième, la Construction de la Citoyenneté. Elle fait le lien entre la lutte pour les droits civils et la mobilisation des leaders contre la discrimination et l'iniquité. Elle démontre également les contributions des afroéquatoriens pour la construction des États et la conquête des droits des citoyens en Équateur et aux États-Unis.

Susan Rocha, coordinatrice de l’événement explique que dans les années soixante et soixante dix, les afrodescendants avaient organisé des marches contre le racisme dans le pays. Le but des afrodescendants est qu’on ne les voit pas uniquement comme de bons sportifs, mais également dans les autres secteurs de la société.


L’idée –affirme Rocha- est de faire savoir aux gens que l’Équateur n’est pas un pays métisse, mais multiculturel, multiethnique, dans lequel cohabitent des communautés diverses. Et les populations noires occupent une place importante dans le pays. “On sait qu’il y a plus d’analphabètes, plus de pauvreté, de marginalisation dans la population noire du fait que les probabilités pour elle de trouver un emploi sont moindres par rapport à toute autre ethnie ” explique-t-elle d’un air convaincu.

L’exposition montre les richesses culturelles des afrodescendants, comme la maison typique d’Esmeralda avec un hamac, des maracas, la marimba et d’autres objets qui témoignent de leur style de vie. La bomba et la marimba partageront la vedette avec le blues et le jazz, le hip hop et le reaggaeton.

La religiosité et la santería, les autels et les artisanats du Chota et les masques ne sont pas en reste. Dans la deuxième salle se trouvent (exposés)les bateaux négriers qui les ont emmenés de leur Afrique noire, des cartes, des routes d’accès et de commerce des esclaves. Ce qui permet de connaitre leurs points de départs et leur destination. On trouve d’ailleurs dans le pays des noms afro qui restent présents, tels que Méndez, Chalá, Canga...

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga
Source: elcomercio.com