24 septembre 2007

Une exposition sur les Quilombos au Congrès National brésilien

Brasília, 21/09/2007 – Depuis le 17 septembre, les visiteurs du Congrès National pourront assister à l'exposition photographique : Quilombolas - Tradições e cultura da resistência.? (Quilombolas – Traditions et culture de la résistance? 

L'exposition a pour objectif de répandre la culture quilombola, en élargissant son public et la formation de la masse critique sur le thème, par le biais d'une mostra itinérante dans les espaces publiques des capitales brésiliennes, l'accès étant gratuit.



L'exposition comporte 27 photographies en noir et blanc, 7 photographies panoramiques, 6 illustrations, en plus de 3 cartes, textes et légendes.
 


La conservatrice de l'exposition est la productrice culturelle Denise Carvalho.
 

Le matériel exposé fait partie du livre - du même nom – découlant de l'enquête de terrain du photographe André Cypriano et du géographe et chercheur Rafael Sanzio Araújo dos Anjos, qui ont parcouru 10 communautés quilombolas et réalisé une documentation photographique et cartographique inédite.


Le livre Quilombolas présente  les communautés, qui même soutenues par le Gouvernement et malgré les garanties accordées par la Constitution Fédérale, par des lois et décrets complémentaires  vivent sans protection et en courant le  risque de disparaître à cause de la forte pression des spéculateurs sur leurs  terres dérégulées.
 

Malgré l'existence de plus de 3000 communautés quilombolas enregistrées éparpillées dans le pays, la majorité de la population brésilienne ignore encore leur existence jusqu'à présent. "Le brésilien croit que la formation des quilombos fut un événement historique ponctuel et que ceux-ci ont disparu avec la fin de l'esclavage, mais ce n'est pas vrai", explique le chercheur Rafael Sanzio. 


"Dresser la carte de ses communautés a également pour fonction d'encourager une réflexion approfondie sur notre passé culturel, pour une compréhension des aspects du Brésil contemporain ", complète-t-il.
 

"Étudier, enregistrer et divulguer cette résistance, ces héritiers, ces survivants, est d'une importance capitale pour les brésiliens. Peu de pays au monde ont eu comme le notre, une grande diversité des origines culturelles dans sa formation. Et parmi toutes ces origines, l'africaine est d'une importance capitale". (Isabel Xavier). 

Service : 

Exposition Photographique: Quilombolas - Tradições e cultura da resistência 

Local: Salon Noir du Congrès National 


Date:
chauqe jour jusqu'au 28 septembre. 


Horaire:
09h30 à 17h 

Marcus Bennett - ACS/FCP/MinC

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

Posté par guyzoducamer à 02:19 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
23 septembre 2007

Júlio Cesar de Tavares : 'Le Brésil a un régime raciste compétent'

Bas de page

JULIO CÉSAR DE TAVARES

'Le Brésil a un régime raciste compétent'

Fervent défenseur des quotas en faveur des afrodescendants, l’anthropologue Júlio Cesar de Tavares, de l’Université Fédérale Fluminense (UFF), attaque ce qu’il considère comme le 'vice universaliste' utilisé au Brésil pour traiter les inégalités et défend la concentration de politiques sociales en faveur des noirs et des métisses.

Il va jusqu’à dire que le racisme doit être combattu physiquement. 'Je pense que celui qui fait preuve de racisme dans la rue doit être arrêté ', affirme-t-il. Tavares déclare que les races n’existent pas biologiquement, mais socialement, comme des concepts qui, historiquement, ont été utilisés pour la ségrégation raciale au Brésil.

Quelle est votre appréciation du Statut de l’Égalité Raciale?
Il y a une culture universaliste, qui présuppose que l’on doit d’abord créer des conditions égalitaires et ne pas établir des politiques adressées à certains groupes. C’est là le plus grand problème que l’on rencontre pour l’application du statut, puisqu’il présuppose une politique ciblée.

Pourquoi défendez-vous le système des quotas, à l’image de celui adopté aux Etats-Unis?
Tout d’abord, il n’a pas été adopté spécifiquement aux Etats-Unis. Il a été adopté dans divers pays, comme le Canada, la Malaisie, l’Inde, l’Australie. Le Brésil a un des régimes racistes les plus compétents de la planète. Il se consolide avec des mythes tels que les races n’existent pas, ni l’exclusion raciale.

Que pensez-vous de l’accusation selon laquelle les quotas vont exacerber le racisme?
C’est une autre erreur. Le racisme a déjà atteint son niveau d’exacerbation le plus élevé. La tendance est au déclin. Nous en sommes à présent au niveau de la conscientisation. Les gens sont de plus en plus conscients, plus vigilants face au racisme et, même, toujours plus combatifs. Plus combatifs signifie: Ça va barder, oui, le racisme va devoir être combattu. Et certaines fois, il va devoir être combattu physiquement. Je pense que le raciste dans la rue doit être arrêté. On doit également faire une démonstration individuelle. Individuellement, il arrivera un moment où le dialogue s’arrêtera. La solution viendra de la (prise de) conscience. À mesure que les gens prennent conscience, il y aura un moment où, si vous attrapez le malhonnête par la gorge, il va vouloir vous donner une claque.

Le concept de race n’est-il pas politiquement dangereux?
C’est vrai que la race n’existe pas du point de vue biologique. Mais le fait qu’une chose n’existe pas dans la nature ne signifie pas qu’elle n’existe pas dans la société. C’est de l ‘imagination qui s’est transformée en un outil de discrimination.

Quel bilan faites-vous des politiques de quotas au Brésil?
C’est en train de fonctionner. Le rendement de ses étudiants est  celui d’un affamé devant un repas, de celui qui a toujours couru après le savoir.

Que pourrait-il arriver si cette politique n’est pas généralisée ?
Les gens vont créer des ségrégations. Pour être clair, là où ce ne sera pas appliqué, ce sera évident qu’il s’agit d’un secteur privilégié des politiques archaïques.
Source: O Estado de S.Paulo

Traduit du Portugais par Guy Everard Mbarga

Publié en Mai 2007

www.mp.sp.gov.br/pls/portal/url/ITEM/3073EE6CE79B5585E040A8C02C0155A6 -

Posté par guyzoducamer à 22:03 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,

Déclaration des peuples afromexicains, juillet 2007

Reçu du Colectivo África, 25 juillet 2007.

A la nation mexicaine:
Du Forum: Afromexicanos.- “Por el Reconocimiento Constitucional de los  Derechos del Pueblo Negro de México”. (Afromexicains : Pour la Reconnaissance Constitutionnelle des Droits du Peuple Noir du Mexique)

Sur la base de ce qui est exprimé à l’article 2. de la Constitution Politique des États Unis du Mexique dans lequel il est établit que le Mexique est une nation multiculturelle et pluriethnique, dans laquelle vivent des peuples, communautés et des familles diverses, vivant sur le territoire mexicain et résidant à l’étranger, nous faisons savoir que :

Il existe une totale ignorance de l’État Mexicain quant à la reconnaissance et la valorisation de la présence africaine, sa contribution à la culture et à l’histoire du Mexique ; une attitude qui se reflète dans l’absence d’un cadre juridique qui reconnaît notre droit à l’identité et à la diversité culturelle, ce qui a entraîné l’application de politiques publiques inadéquates au regard des caractéristiques et des besoins des nos populations, qui se trouvent dans une situation de marginalisation et de vulnérabilité.

Par conséquent, nous Demandons:
1.- La reconnaissance Constitutionnelle des Droits des Peuples Noirs et des familles afrodescendantes mexicains qui vivent à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Eu égard aux nombreuses contributions à la culture et à l’histoire de notre pays, ainsi que notre participation déterminante à la formation de  l’identité nationale; ce qui doit être concrétisé par un changement de la constitution et la modification concrète qui doit en découler au niveau de la législation secondaire qui rendra possible notre droit à la visibilité, à vivre notre diversité sans discrimination et sans xénophobie, à l’élimination des actes de racisme et l’affirmation de notre identité.

2.- Que nous avons entrepris un travail pour la reconnaissance juridique de notre existence en tant que peuple, contre la négation systématique et pour la conquête d’un espace sur la carte culturelle du Mexique.

3.- Il est nécessaire que les trois niveaux du gouvernement (pouvoir) répondent à nos besoins en terme d’éducation, de santé, de nutrition, d’habitat, de ressources naturelles, d’environnement, d’économie, de culture et de droits.

4.- Il est nécessaire de prêter une attention immédiate aux activités agricoles, touristiques, forestières et de pêche, puisqu’elles constituent la base de la reproduction matérielle et spirituelle du peuple noir.

Nous déclarons les organisations suivantes solidaires de ces exigences: Colectivo  Cultural África, México Negro A.C., Ecosta, Revista Fandango, Museo  Regional de las Culturas Afromestizas, Barca-Costa, Música y Baile  Tradicional A.C. Programa Universitario México Nación Multicultural  PMUC-UNAM, Ojo de Agua Comunicación A.C., Centro Profesional de  Asesoría, Defensa y Traducción AC. e investigadores independientes, nos  hemos sumado a los reclamos de las familias afrodescendientes,  comunidades y pueblos negros de México.

Fait à José María Morelos, Huazolotitlán, Oaxaca, le 22 juillet   2007

NOTE; Pour adhérer à la présente déclaration, veuillez envoyer un courrier à colectivo_africa@hotmail.com

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

Posté par guyzoducamer à 20:40 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
18 septembre 2007

Le Musée Afropéruvien édite un livre sur la rencontre de deux continents : Afrique et Amérique

africanos y pueblos originarios

 

 

Le Musée Afropéruvien a édité le livre intitulé “Africanos y Pueblos Originarios”(Africains et Peuples Originaires), qui contient les contributions d’éminents intellectuels et artistes du Pérou, de l’Équateur et du Mexique  sur un thème ayant fait l’objet de peu de recherche dans notre région.

 

Ils abordent diverses dimensions des relations entre afrodescendants et indigènes.

 

L’originalité du livre se base sur l’accent qui est mis sur les relations harmonieuses, solidaires et de confluence entre afrodescendants et indigènes dans divers cadres. La vision unilatérale qui mettait uniquement l’accent sur les conflits et les tensions entre les deux ethnies mentionnées est dépassée.

 

Le livre “Africanos y Pueblos Originarios” contient les Mémoires de l’Atelier Dialogue Interculturel :Afrodescendants et indigènes (“Diálogo Intercultural: Afrodescendientes e Indígenas”, ) qui s’est tenu en octobre 2006 dans la ville de Chiclayo et qui avait connu la présence d’écrivains nationaux et étrangers. Au cours de l’événement sus cité avaient été présentés des rapports sur les relations interculturelles dans les cadres suivants : vie quotidienne, travail, relations conjugales, linguistique, religiosité et festivités. Le livre a été soutenu par l’ UNESCO-Quito.

 

Il faut également souligner les contributions sur la danse des petits noirs, “negrillos“ ou morenadas dans les zones des hautes andes du Pérou, de la Bolivie et  Nord du Chili, par “Chalena” Vásquez, Sonia Arteaga, Francisco Vallejos et José Limonchi.

 

Pour avoir  une idée du contexte, le livre publie des recherches de l’historienne mexicaine Luz María Martínez Montiel et l’anthropologue équatorien Pablo Minda. Un rapport de l’anthropologue péruvienne Haydee Quiroz en fait également partie.

 

Concernant la côte péruvienne, la publication montre de précieux travaux sur les relations entre afrodescendants, les indigènes et les métisses. Dans ce cadre, le célèbre Manuel Acosta Ojeda livre un témoignage important.

 

Du nord du Pérou sont présentés des registres sur les relations interethniques à travers de chansons populaires. Les contributions sont de Carlos Espinoza León, Guillermo Figueroa et Ninfa Idrogo

 

Soulignons également les approches régionales de Abelardo Alzamora (Yapatera-Piura); Hermes Palma (Chincha) Oswaldo Bilbao (Lima), Juan Leiva (Zaña) et Martha Pro Santana (Lima) sur les relations afro indigènes. Ils sont tous des représentants de communautés et d’institutions afrodescendantes.

 

Esteban Puig, présente un travail sur la religiosité hispanique et afrodescendante.

 

Les travaux de Oscar Chambi Echegaray et Elena Quillama s’avèrent d’une extrême importance concernant la vision andine. Cette dernière a réalisé une étude scientifique sur la chicha, une boisson péruvienne millénaire.

 

Les éditeurs du livre sont Sonia Arteaga Directrice du Musée Afropéruvien et Luis Rocca Torres socio fondateur de ladite institution. Le Musée Afropéruvien fut fondé en mars 2005 à Zaña-Chiclayo et ce livre lance une série de publications sur la présence africaine dans la région andine.

 

Lien:

 

http://www.museoafroperuano.org/main.html

 

Ninfa Idrogo.

 

 

 

Traduit de l’Espagnol par Guy Everard Mbarga

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par guyzoducamer à 11:53 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
15 septembre 2007

Un Calendrier des Rébellions des esclaves noirs en Amérique Latine et dans les Caraïbes entre le 16ème et le 19ième siècle

1532 –Rébellion d’esclaves africains au Venezuela.

1538 – Au Pérou, il y eut unité afro-indigène entre Manco Inca et un groupe de marrons qui connaissaient les tactiques de guerres des espagnols.

1545 – À Huaura (nord de Lima), les marrons et leur Roi menèrent un soulèvement au cours duquel ils projetèrent de renverser le gouvernement espagnol

1547 – Rébellion de Sebastián Lemba à La Hispanola.

1549 – Rébellions simultanées menées par  Bayano et Felipillo au Panama.

1550 – Rébellion de Juan Criollo.

1553 – Au cours de leur transfert du Panama eut lieu une des rébellions réussies dans les Amériques grâce à une alliance avec les indigènes. Son leader était Alonso de Illescas. Il reçut l’offre de la part des Espagnols de devenir Gouverneur de Esmeraldas.

1570 – Rébellion d’esclaves à Veracruz, Mexique menée par l’afromexicain Gaspar Yanga.

Statue de Yanga, Mexique

1577 – Des noirs et des mulâtres de l’Équateur lancent une rébellion qui est pacifiée par le prêtre Miguel Cabello de Balboa.

1597 – Début de la fuite d’esclaves au Brésil pour Palmares, où débute l’épopée du Quilombo de Palmares qui dura près de 100 ans.

1609 – Le Vice-roi par ordre du Roi signe l’ordonnance reconnaissant l’autonomie du palenque de Yanga sous le nom de San Lorenzo de los Negros.

1627 – Rébellion d’esclaves à  Rio Vermelho.

1631 – - Établissement du palenque de Cieneguilla à Lima.

1635 – Rébellion d’esclaves en Jamaïque.

1636 – Rébellion d’esclaves à  Itapicurau.

1667 – Dénonciation aux autorités de la Villa (Potosí) du soulèvement d’un groupe d’esclaves de  la fournaise de Juan Bautista Rodríguez.

1688 – La première rébellion d’esclaves noirs dans les mines de Negua en Colombie (Chocó) à cause des  taxes, de la faim, et des châtiments sévères.

1692 – Soulèvement général des esclaves en Barbade.

1711 – Un groupe d’esclaves d’origine  Terranovo qui avaient  fui des haciendas (exploitations agricoles) forme un palenque dans les environs de Huachipa, très près de Lima, Pérou. Cette action avait pour leader Francisco Congo.

1713 – La couronne espagnole reconnaît au leader marron Benkos Biojó l’autonomie sur le littoral caribéen.

1713 – Les esclaves se rebellent à Haïti. 

1732 – Rébellion de Andresote.

1734 –Les rébellions en Jamaïque prennent une telle ampleur que l’Assemblée de Jamaïque est obligée d’envoyer une demande d’aide à la métropole.

1763 – Rébellion des esclaves de  Berbice, menés par  Cuffy, héros national  de Guayana.

1768 – Dans l’hacienda San Jacinto, située dans la vallée de Nepeña, Ancash (Perú) une révolte d’esclaves menée par  Francisco Margarito et Julián Grande (à l’hacienda San José) et Lorenzo Mombo (dans l’ hacienda San Jacinto).

1779 – À l’hacienda de San José de la Pampa (plantation de canne à sucre et raffinerie), Ancash (Pérou) se produit un soulèvement ayant à sa tête  Domingo Chillón, Estanislao Criollo, et Ursula Conga, entre autres.

1789Ambrosio Mondongo se rebelle et s’enfuit avec d’autres esclaves causant l’inquiétude dans les haciendas San José et Puchimbuela, propriété de Carlos Araujo. D’autres soulèvements se produisent la même année à Cuajara, Équateur.

1795 – La rébellion des noirs, zambos, indiens et esclaves éclate à Curimagua, Serranía de Coro, menée par José Leonardo Chirino (Venezuela).

José Leonardo Chirino

1798 – Conspiration organisée par de jeunes noirs soutenus par des intellectuels blancs inspirés par la Révolution Française contre le Roi du Portugal. Cette conspiration dénommée la Conjura et inconfidencia Bahiana fut durement réprimée.

1798 – Complot des noirs de Cariaco en Venezuela

1799 – Soulèvement des métisses, noirs et mulâtres à Maracaibo, Venezuela.

1801– Toussaint Louverture occupe Saint Domingue et proclame la liberté des esclaves.

1803 – Un groupe d’esclaves affranchis organise un soulèvement en se dirigeant vers Monte Grande, Durazno, Uruguay.

1804 – Jean Jacques Dessalines proclame l’indépendance de Haïti.

1807 – Rébellion des hausa à Bahia.

1808 – Rébellion de Jaguaribe et de Nazaré das Farinhas

1812 – Rébellion des esclaves à Puerto Rico et Cuba.

1816 – Rébellion de Santo Amaro et San Francisco de Conde

1824 – Rébellion de Emiliano Mandacaru et son unité militaire avec des esclaves alliés. Le groupe était motivé par une vision panafricaniste implicite dans une déclaration de solidarité avec la révolution victorieuse de Haití.

1825 – Le Canton de San Juan se soulève à  Novita incluant les paroisses de San Agustín, Noanama, Baudó, Tadó, et les sous paroisses   de Juntas, Cajón, Caxón, Sosiego, Aguaclara, Santa Bárbara de Iró, San Pablo, Viroviro, Raspadura, Santa Ana, Monte Carmelo, Opogodó, Yalí, San Lorenzo, El Tigre, Palestina, Sipí Cleorombirá, et Cuellar.

1826 – Rébellion et  émergence du  Quilombo de Urubú. Au même moment se produit un autre soulèvement à Cachoeira.

1827 – Troisième rébellion à  Cachoeira.

1829 – Rébellion de Cotegipe

1833 – Les communautés quilombolas lancent un mouvement révolutionnaire appelé Cabano qui dure jusqu’en 1841.

1835 – León Escobar prend  Lima. Peu de jours après il est capturé et fusillé.

1838– La Balaiada fut une rébellion populaire qui explosa dans la province de  Maranhao motivée par les injustices, la misère, la famine, l’esclavage et les mauvais traitements.

1839 – À Ceará débute une rébellion menée par  Constantino Faustino do Nacimiento, alias Dragón del Mar (Dragon de la Mer), et les dockers des quais de Fortaleza, qui refusèrent de travailler dans les navires transportant les esclaves.

1848 – À l’hacienda Nepén (Pérou) les esclaves rebelles proclament leur liberté.

1850 – Les esclaves de la vallée de Chicama, Santa Catalina et de la ville de Trujillo se soulèvent,  s’emparèrent du dépôt d’armes, ouvrirent les prisons, envahirent les casernes pour s’emparer des armes et obligèrent le préfet et les propriétaires des exploitations à signer leur  manumission. Cette rébellion était considérée comme l’une des principales raisons ayant poussé à décréter l’abolition de l’esclavage.

1854 – Proclamation de l’Indépendance d’Esmeraldas.

1879 – Plus de 300 paysans noirs prennent les haciendas San José, Hoja Redonda et Larán (Pérou).

1881 – Les paysans noirs à Cañete (comptoir de vente de la canne à sucre) prennent l’hacienda et les plantations de canne à sucre (Pérou).

In Manual des los Afrodescendientes de América Latina y del Caribe

Traduit de l'Espagnol Par Guy Everard Mbarga

http://www.unicef.org/lac/manualafrodesc2006.pdf

"Si on avait une carte sur laquelle une lampe rouge s'allumait à chaque endroit où les soulèvements d'esclaves noirs se produisirent sur le continent, on constaterait que, depuis le 16ème siècle jusqu'à présent,  il y aurait toujours une lampe allumée à chaque endroit".

Alejo Carpentier

1522 – Les esclaves se soulèvent dans la propriété du Gouverneur Diego Colón à Cuba.

1523 – Mention dans les archives mexicaines des premiers soulèvements.1530

– Soulèvement des esclaves panaméens dans la ville panaméenne de Acla.

Posté par guyzoducamer à 16:55 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , , , , ,

Colombie : La violence paramilitaire affecte les afrocolombiens de la région portuaire

Adital - Dans la région de Buenaventura où se trouve le plus grand port colombien, 70% de la population est constituée d’afrocolombiens. Victimes de la misère et de l’exclusion qui marquent le préjugé ethnique; ils sont, de plus victimes au quotidien  de la violence paramilitaire qui tue ou fait disparaître les habitants des quartiers environnants.

Buenaventura a été militarisé pour développer une politique de "Sécurité et d’État Communautaire", mais cela n’a signifié qu’une réorganisation des opérations paramilitaires dont les actions ont pour cible préférée les jeunes femmes et les jeunes hommes. Les paramilitaires agissent librement, avec une impunité permise y compris par des organismes d’enquête et de contrôle.

"Les quartiers populaires militarisés sont les mêmes dans lesquels se déchaîne la barbarie paramilitaire qui atteint le chiffre de 25 disparitions forcées l’année reconnues par les autorités locales elles mêmes", indique la Commission interecclésiale de Justice et Paix dans un communiqué public. Les secteurs sociaux affirment que le nombre de disparitions forcées est de plus d’une centaine.

La Commission interecclésiale demande l’activation immédiate du système de recherche des disparus de forces – par une enquête indépendante; le démantèlement effectif des structures paramilitaires sur la rue "Piedras Cantas"; de faire front contre les structures paramilitaires qui contrôlent l’approvisionnement d’aliments et le commerce sur la place principale de Buenaventura et au marché "Matías Mulumba"; la destitution des autorités policières et militaires qui permettent l’extermination de la population afrocolombienne.

En plus de l’annulation des mesures préventives visées par le Décret 092 du 30 avril 2007, "par le biais duquel sont édictées les dispositions transitoires de prévention et de préservation de l’ordre public dans la ville de Buenaventura"; l’enquête qui identifie les responsables du programme  d’extermination de la population afrocolombienne comme (auteurs de) Crimes de Lèse Humanité.

Des corps d’hommes, de femmes et de jeunes sont dépecés et exposés à l’humiliation publique ou jetés à la mer pour éviter leur reconnaissance et s’assurer l’impunité. Le 24 août, la jeune Ingrid Sinisterra a été assassinée et deux autres voisines du même quartier, Muro Yusti, ont disparu. Au début de ce mois, un autre jeune, Alex Bonilla, a été assassiné par des paramilitaires au quartier Alfonso López. Trois autres ont été assassinés sans que personne ne dénonce les crimes.

Selon la Commission, ce modèle de développement génère une violence institutionnelle qui nie le droit minimum, ou des droits fondamentaux  aux afrocolombiens qui vivaient déjà dans la région portuaire. La population sera de plus affectée par le complexe industriel qui est en projet de construction dans la zone portuaire, principalement les habitants des quartiers La Inmaculada, Santa Fe, Miramar, Punta del Este et Santa Cruz.

De même, le projet d’Eau Douce ( Agua Dulce) d’agrandissement de portuaire et industriel affecteront les afrodescendants  de Bajo Calima. Autant le complexe industriel que le projet Agua Dulce sont déjà approuvé et ont reçu un permis environnemental. Le projet du delta du fleuve D’água condamnera les quartiers de San Francisco, Palo Seco, Juan XXIII, Bellavista et El Olímpico. La majorité de ces quartiers pâtissent des actions paramilitaires.

Traduit de l'Espagnol Guy Mbarga

http://es.ismico.org/content/view/569/1/

Posté par guyzoducamer à 02:53 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,

Piedad Córdoba : "Seul Chávez peut trouver un accord avec les FARC"

Rédaction BBC
13 septembre 2007

"Il y a de nombreuses personnes qui veulent voir cette négociation échouer", indique la législatrice.

Senadora colombiana Piedad Córdoba


La sénatrice colombienne Piedad Córdoba a demandé de la prudence dans l’évaluation de la possibilité que le président du Venezuela, Hugo Chávez rencontre le plus haut gradé de la guerrilla des FARC, Manuel Marulanda Vélez, alias "Tirofijo".


Ces déclarations ont été faites dans le cadre d’une interview exclusive accordée ce jour à BBC Mundo  au cours de laquelle elle a évoqué le rôle du président (vénézuélien) qu’elle a qualifié comme étant "peut-être la seule personne pouvant obtenir un accord humanitaire" des rebelles des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (Farc).

Córdoba, une législatrice fortement opposée au président  Álvaro Uribe a été désignée par le gouvernement de Colombie en tant  "facilitatrice" de ces négociations. Elle a par la suite proposé   Chávez comme "observateur" international du processus.

Le chef d’état vénézuelien a indiqué que sa fonction s’est désormais transformée en celle de médiateur, et en tant que tel il est disposé à  se déplacer dans la jungle colombienne pour parler personnellement avec le commandant des FARC.

Ce commentaire a été fait ce dimanche au cours de son émission radio "Aló Presidente" durant laquelle il a informé qu’il avait reçu une lettre de  "Tirofijo" dans laquelle il alléguait des problèmes de santé (l’empêchant) de se rendre au Venezuela.

" Je suis disposé à me rendre dans la jungle profonde pour discuter avec Marulanda si le gouvernement colombien l’approuve, si Uribe le considère approprié ", a indiqué Chávez. Mais ce lundi, le haut commissaire pour la paix, Luis Carlos Restrepo, a soutenu que  Bogotá n’a reçu aucune demande à ce sujet et que le gouvernement  de Uribe "ne considère pas qu’une éventuelle proposition allant dans ce sens soit viable ".

Dans un communiqué,  Restrepo a rappelé qu’il y a cinq jours il a rendu visite à  Chávez à Caracas et à cette occasion "le soutien du gouvernement colombien à une rencontre du président Chávez avec un délégué des FARC en territoire vénézuélien a été réitéré".

Proposition inédite

Au cours de son entretien avec la BBC ce mercredi, la sénatrice Piedad Córdoba a indiqué que la possibilité que Chávez se rende en Colombie pour une réunion de cette nature n’a jamais été négociée.

"Il n y a eu aucun rapprochement personnel pour vérifier quelles peuvent être les conditions actuelles de l’accord humanitaire et la possibilité d’une réunion avec les membres du commando des FARC", a déclaré la législatrice.

Elle a également lancé un appel à la prudence dans l’analyse des possibilités de rencontres de ce genre chaque fois qu’il y a  "des personnes ayant intérêt à ce que ce processus échoue".

D’autre part, elle a estimé qu’il existe des coïncidences qui font que Chávez est " peut-être la seule personne pouvant obtenir un accord humanitaire du fait de l’influence qu’il a sur les parties ".

"Pas parce que le président Chávez est lié aux  FARC, mais parce qu’il y a  des coïncidences du point de vue de la conception politique de ce que doivent être les pays d’Amérique Latine", a-t-elle précisé.

Soutien français

La législatrice a partagé sa réflexion sur l’importance de la relation économique entre le  Venezuela et la Colombie pour le rôle de médiateur de  Chávez. "Il existe des intérêts très importants, par exemple, dans le gazoduc qui passerait par la Colombie", a-t-elle affirmé, avant d’ajouter de suite:

"Et l’importance du fait que le président  Uribe, étant actuellement le président de la CAN (Communauté Andine des Nations), la réintégration du président  Chávez donnerait une dynamique différente à la communauté andine".

La sénatrice  Córdoba considère de plus que la participation de Chávez au processus de négociation de cet accord humanitaire est très bien vue par la majorité de la population colombienne.

Ses déclarations ont également coïncidé avec un autre appui de taille au chef de l’état vénézuélien, cette fois en provenance du président français  Nicolas Sarkozy.

Un communiqué de la Chancellerie (française) à Caracas, a indiqué que le président français "a confirmé son soutien à l’action menée par le président Chávez en vue de l’échange humanitaire en Colombie".

Les négociations visent à la libération par les FARC de 45 des otages qu’ils détiennent, parmi lesquels l’ex candidate à la présidence  Ingrid Betancourt et trois citoyens américains.

En échange, le gouvernement de Álvaro Uribe s’engagerait à libérer quelques  500 membres du groupe  guerrillero détenus dans les prisons colombiennes.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/latin_america/newsid_6991000/6991700.stm

Posté par guyzoducamer à 01:32 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,
13 septembre 2007

Piedad Cordoba : "Je suis femme, je suis noire, je fais de la politique. J'ai l'habitude de me faire traiter de tous les noms",

Piedad Cordoba n'en doute pas : obtenir la libération des 45 otages aux mains de la guérilla est un défi de taille. Cette Colombienne de 52 ans, sénatrice du Parti libéral, s'est juré de réussir là ou tant d'autres ont échoué. Parmi les échaudés, la France qui tente depuis plus de cinq ans de faire libérer l'ex-candidate à l'élection présidentielle et Franco-Colombienne, Ingrid Betancourt. Piedad Cordoba continue de croire qu'un accord humanitaire entre le gouvernement et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) est possible. "Les familles des otages ont trop attendu. J'ai peur de décevoir", soupire-t-elle.

La sénatrice colombienne, Piedad Cordoba, opposante au président Alvaro Uribe. | MAURICIO DUENAS/AFP POUR "LE MONDE"

Adepte de la révolution bolivarienne et soutien convaincu du président vénézuélien, Hugo Chavez - dans un pays de 45 millions d'habitants où ils sont rares -, la sénatrice a décidé le 12 août de faire appel à ses services. "Je connais Hugo Chavez depuis longtemps, mais il ne savait pas que j'allais le prendre à partie en direct, au cours de son émission télévisée", raconte Piedad Cordoba. A la surprise générale, le président colombien Alvaro Uribe a accepté que sa plus féroce opposante et son turbulent voisin jouent les "facilitateurs" en vue d'un accord avec les FARC. "Uribe est convaincu que cette nouvelle démarche est vouée à l'échec", affirme un fonctionnaire de la présidence.

"Hugo Chavez et Piedad Cordoba ont un point commun. Ils suscitent des réactions tellement virulentes qu'on ne sait dire lequel des deux a les ennemis le plus viscéraux", explique l'éditorialiste du quotidien El Tiempo, Roberto Posada. Il rappelle que les détracteurs de la parlementaire libérale lui reprochent "jusqu'à la couleur de sa peau".

"Je suis femme, je suis noire, je fais de la politique. J'ai l'habitude de me faire traiter de tous les noms", résume Piedad Cordoba. Elle s'inquiète du climat actuel où "celui qui n'est pas d'accord avec la politique militariste du président Uribe est soupçonné de sympathie pour la guérilla et les terroristes". Mère de quatre enfants, dont le plus jeune est âgé aujourd'hui de 23 ans, elle se souvient en souriant : "Quand j'ai présenté le premier projet de loi concernant les droits des couples homosexuels, j'ai été traitée de lesbienne parce que je venais de divorcer."

Féministe radicale, Piedad a revendiqué et défendu publiquement son choix de recourir à la chirurgie esthétique. Son éternel turban, ses grandes robes bariolées et ses bijoux clinquants détonnent dans le milieu compassé de la politique colombienne. Elle habite aujourd'hui un bel appartement, dans le centre de Bogota. Encore une originalité, l'immense majorité de ses collègues a depuis longtemps émigré vers les beaux quartiers du nord de la capitale.

Depuis douze ans au Congrès, "Cordoba la Noire", comme l'appellent plus ou moins gentiment ses collègues, a été de tous les combats. "C'est une vraie dure", tous en conviennent. "Piedad a contribué à moderniser le débat politique et la législation colombienne, en introduisant les grandes questions sociétales, du droit des femmes à celui des Afro-descendants ou des homos", rappelle la cinéaste Clara Riascos.

Son franc-parler, ses positions impulsives, les accusations personnelles qui émaillent son discours valent à Piedad de se faire détester ou craindre, y compris par ses proches. "Piedad a du mal à se faire aimer, c'est un obstacle en politique", note une de ses amies.

C'est dans la ville de Medellin, dont elle est originaire, que Piedad démarre sa carrière politique après des études de droit dans une université catholique. Ses parents étaient tous deux instituteurs, sa mère blanche, son père noir. "Une bonne façon de savoir très tôt ce que c'est que la discrimination et de vouloir changer les choses", résume-t-elle. Elle rejoint pourtant le Parti libéral, alors au pouvoir. D'aucuns lui reprochent son adhésion à une formation politique qui "pallie l'absence de cohérence idéologique par la force des pratiques clientélistes".

Elue au conseil municipal en 1987, puis à l'assemblée régionale du département d'Antioquia, Piedad Cordoba entre à la Chambre en 1992 et au Sénat quatre ans plus tard. En 1994, la parlementaire, qui a toujours maintenu des liens étroits avec son département, soutient la candidature d'Alvaro Uribe, élu gouverneur d'Antioquia. "J'étais convaincue qu'il fallait jouer la carte de la rénovation politique contre tous les caciques qui dominaient alors le jeu politique", explique-t-elle. Mais Piedad prend rapidement ses distances avec le nouveau gouverneur.

A Bogota, elle se bagarre pour empêcher la légalisation des coopératives "Convivir", ces milices privées qui prétendent lutter contre la guérilla. A Medellin, le gouverneur Uribe les défend avec enthousiasme. A l'ombre du narcotrafic, le paramilitarisme s'épanouit en Antioquia, avec son cortège de massacres et d'horreur.

Piedad Cordoba n'a de cesse de dénoncer le phénomène. En 1999, elle est séquestrée pendant vingt et un jours par les hommes de Carlos Castano, le grand chef paramilitaire de l'époque. "Je me disais que j'allais mourir. J'étais terrorisée à l'idée d'être torturée", raconte la sénatrice. Elle se souvient, reconnaissante : "A l'époque, Ingrid Betancourt avait intercédé pour moi auprès des chefs paramilitaires."

Une fois libérée, Piedad Cordoba se réfugie au Canada avec sa famille. Mais l'appel de la politique est plus fort. Dix-huit mois plus tard, elle laisse ses enfants, qui vivent toujours à l'étranger, et rentre à Bogota, où les menaces reprennent immédiatement.

Piedad Cordoba ne baisse pas le ton. Depuis qu'Alvaro Uribe est au pouvoir, elle n'a pas de mots assez durs pour critiquer le processus de paix engagé avec les paramilitaires et "les compromissions inadmissibles du pouvoir avec la mafia et les criminels". Invitée à Mexico, en mars, elle affirme en public que "les gouvernements progressistes d'Amérique latine devraient rompre leurs relations diplomatiques avec la Colombie". Piedad Cordoba n'aime pas se dédire : "Je pensais ce que je disais", précise-t-elle.

Ses positions radicales la rapprochent du Pôle démocratique, le parti politique de gauche en pleine ascension. Mais Piedad reste fidèle au vieux Parti libéral : "Dans ce pays très raciste même s'il ne veut pas l'avouer, je suis noire aux yeux des Blancs, mais les Noirs hésitent à me faire confiance parce que je ne suis que métisse. En politique, c'est pareil. Mes collègues du Parti libéral me jugent beaucoup trop à gauche. Mais je reste suspecte aux yeux des gens de gauche parce que je n'ai jamais été marxiste, ni trotskiste ni rien du tout." Juste une femme qui fait de la politique pour tenter de changer les choses.

Marie Delcas

Article paru dans l'édition du 12.09.07.

LIRE AUSSI Piedad Cordoba, sénatrice et leader politique afrocolombienne

Posté par guyzoducamer à 02:47 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
08 septembre 2007

Éducation : Signature d’un accord entre l’Unipalmares et l’Hôpital do Coração

Par Demetrius Trindade  

Unipalmares et l’Association du Sanatório Sírio, entité propriétaire de HCor – Hospital do Coração (Hôpital du Cœur) ont signé le 05 septembre dernier à São Paulo, un accord de coopération technique, éducationnel et culturel. L’accord prévoit que HCor offrira la structure nécessaire (logistique, technologique et académique) pour contribuer à la formation des étudiants afrodescendants, avec le déploiement de cours Technique et Supérieurs en Soins Infirmiers

L’accord marque l’entrée d’ Unipalmares dans le secteur de la santé, un domaine assez prometteur pour les étudiants en termes de marché du travail. “Le partenariat avec l’Hôpital do Coração va offrir à nos étudiants une meilleure qualification professionnelle, élargissant grandement les opportunités de travail, étant donné qu’actuellement à peine 7% des universitaires du pays sont afrodescendants”, affirme José Vicente, recteur de l’Unipalmares.


Il souligne également que l’un des objectifs de l’Institution est de“faciliter l’inclusion des afrodescendants dans l’enseignement supérieur, de sorte à contribuer au développement de personnes les moins favorisées économiquement. Selon les données récentes de l’ IBGE, les afrodescendants totalisent 48% de la population brésilienne.
Selon les explications du Dr. Adib Jatene, Directeur Général de l’Hôpital do Coração, “ce projet va contribuer à la qualification professionnels des étudiants d’Unipalmares, car nous mettons à disposition de l’Université tout notre appareil technologique et scientifique”.

Traduit du Portugais par Guy everard Mbarga


http://afrobras.org.br/index.php?option=com_content&task=view&id=2983&Itemid=1

Posté par guyzoducamer à 22:35 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,

L’Afro tourisme à Rio de Janeiro : le circuit de la Petite Afrique

Rio de Janeiro offre deux circuits, l’un urbain et l’autre rural dans lequel sont présentées les racines de l’histoire des afrobrésiliens

Par Thereza Dantas

L’industrie du tourisme est l’activité qui présente les indices de croissance les plus élevés dans le contexte économique mondiale. Au cours de la dernière décennie, ses activités ont connu une expansion de 57%. Et les nouveautés n’arrivent pas sur le marché par hasard.


De porte d’entrée des touristes au Brésil, Rio de Janeiro offre désormais de nouveaux circuits ayant une caractéristique: l’afro tourisme. Selon la professeure et guide touristique Claudia Maria, il existe un marché en expansion dans ce segment. “En tant qu’enseignante du niveau moyen, j’ai déjà emmené plus de 500 adolescents faire la connaissance de la Petite Afrique”, explique-t-elle.

La Petite Afrique se situe dans la région centrale de la ville de Rio de Janeiro. Gamboa, Morro da Conceição, Pedra do Sal sont les endroits parcourus à pieds par les touristes qui souhaitent connaître la zone de l’ancien Marché Négrier et le Musée dos Pretos Novos. “Cette zone est préservée, on peut encore y voir de nombreuses caractéristiques du  Rio Colonial. Même les pierres sont encore faites du même pavé qu’à l’époque coloniale”, indique Claudia. Une bonne paire de tennis est donc nécessaire pour parcourir le circuit de la Petite Afrique.

Les guides touristiques Claudia Maria et Geny Guimarães offrent des histoires encore occultées de la culture afro brésilienne. “ Tia Ciata a commencé ses réunions à Pedra do Sal, ou vivaient les bahianais nouvellement arrivés. Après la réforme de la ville promue par le gouvernement Pereira Passos, ils se sont déplacés vers la Praça 11 et à cet endroit, la samba a pris un autre visage ”, explique la guide et professeure de géographie.

Ces histoires et d’autres font partie des divers circuits créés par ces guides et militantes du mouvement noir comme le circuit de la Lapa, de la Mangueira, de Parati. “Nous voulons créer une nouvelle option touristique. Et nous allons transformer ce projet en quelque chose qui inclut les jeunes de la région”, indique Claudia Maria.

Dans la région rurale de l’état de Rio de Janeiro, le visiteur vient pour découvrir le Quilombo São José et participer à l’Hommage aux Aînés Noirs (Homenagem aos Pretos Velhos).

Les 12 et 13 mai, le touriste peut découvrir le Quilombo São José, à Valença, Rio de Janeiro. São José est une communauté de 200 noirs de la même famille qui préservent le jongo, danse-de-roda (en cercle) considéré comme une des origines de la samba, emmené de l’Angola au Brésil colonial par les esclaves.

Selon Ângela Damasceno, organisatrice du tour à partir de la ville de São Paulo, “près de 150 personnes ont déjà participé à la fête contagieuse dans la communauté São José”.

Voilà trois ans qu’elle organise les voyages pour les touristes qui souhaitent connaître un quilombo de prêt et danser le jongo au cours des fêtes organisées par les membres de la communauté.

Je travaille dans le secteur du marketing institutionnel d’une multinationale, et mon intérêt est de donner une visibilité à tout ce qui se réfère à la culture afrobrésilienne”, explique-t-elle.

A floresta, les maisons de terre glaise aux toits de paille, la lampe, le fer à charbon et le feu de bois font toujours partie du quotidien.  Cela fait 150 ans que cette famille vit sur la même terre depuis l’esclavage en conservant de riches traditions comme le jongo, l’umbanda, le calango, le chapelet de São Gonçalo, la médecine naturelle, les prières et les bénédictions, l’agriculture familiale et l’artisanat entre autres traditions. Il y a deux années, la communauté ne possédait pas la lumière électrique et vivait dans l’isolement.

Sur le littoral, ou à l’intérieur, on perçoit une demande pour comprendre les ethnies à l’origine du peuple brésilien. Avec le tourisme se crée une opportunité d’affaire dans laquelle les touristes et les membres d’une communauté sortent gagnants économiquement et culturellement.

Réservation (Fabiano): 11 3333-1562/ 8927-5849, Ângela Damaceno: 11 9294-7207/ 3464-1716 ou par email culturapopularsp@gmail.com culturapopularsp@gmail.com

Roteiros do Afro Turismo no Rio de Janeiro: afro.turismo@yahoo.com.br
afro.turismo@yahoo.com.br 

Traduit du Portugais par Guy everard Mbarga

http://revistaraiz.uol.com.br/portal/index.php?option=com_content&task=view&id=504&Itemid=181

Posté par guyzoducamer à 21:49 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
  1  2